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 Have you met ... Siobhan?

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MessageSujet: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 20:38




Siobhan Catherine Morgan
feat Leighton Meester.

« You can't make people love you, but you can make them fear you. »

    Nom : Morgan
    Prénom : Siobhan, Catherine
    Date de naissance : 15 Octobre 1986
    Nationalité : Anglaise
    Lieu de naissance : Oxford
    Statut civill: Célibataire
    Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
    Classe sociale : Riche
    Emplois ou études : Avocate
    Chanson favorite : Someone like you - Adele
    Groupe : shark






« I have been cordial to you for the last 52 minutes. Do you have any idea the psychological torture that I've endured being nice to you? »


L’être humain est complexe et compliqué, s’il ne fallait qu’un mot pour résumer une personne je ne sais pas vraiment lequel serait le mien. Il y a plusieurs mots qui peuvent me caractériser et le premier qui me vient à l’esprit est carriériste, je dois l’avouer mon travail passe avant tout. Depuis toujours on attendait de moi que je sois avocate, je me suis alors donnée les moyens d’honorer cette demande en me focalisant sur mon travail. D’ailleurs j’aime énormément ce que je fais, c’est les seuls moments où on peut me voir gentille bien que parfois un peu manipulatrice et hypocrite pour avoir ce que je veux. Mais un bon avocat est obligé de retourner le cerveau des gens pour savoir ce qui se trouve derrière leur histoire, j’ai appris dès mon plus jeune âge à observer les gens pour connaître leur faiblesse et pouvoir les utiliser à mon avantage. Au premier abord ça peut sembler étrange mais croyez moi c’est très utile dans on fait un métier comme le mien, pour gagner il faut savoir écraser l’adversaire tout en douceur.
Puis avec ce carriérisme vient bien évidemment l’égoïsme, étant fille unique et issu d’une famille riche j’étais obligée de ne pense qu’à moi. Partager n’est pas vraiment dans mon vocabulaire même si quand je suis communauté j’essaye de faire semblant ce n’est pas mon rôle préféré à jouer. J’ai toujours eu ce que je voulais sur un plateau d’argent, ce dont je rêvais la nuit je me réveillais et je l’avais, ça n’aide pas vraiment à connaître la valeur du travail et de l’argent je vous l’accorde mais quand on est une enfant c’est plutôt agréable.

Malgré ces deux traits de caractère peu flatteur je suis du genre à me battre pour les personnes que j’aime, usant de stratagème plus fou les uns que les autres je ne laisse jamais tomber ceux en qui je crois. Il y en a peu cela dit, mais quand bien même il y en aurait beaucoup je ne suis pas du genre à lâchée l’affaire. Je n’aime pas à moitié, je suis entière sur ce point-là sauf que cet amour est souvent caché derrière une fierté un peu trop forte et un orgueil trop présent. Je hais me sentir vulnérable ou faible, je ne suis pas du genre à me confier pendant des heures sur mes états d’âmes. J’aime peut-être entièrement mais je déteste tout autant, quand je me sens trahie ma vengeance peut-être très dur à digérer, je ne supporte pas qu’on puisse me mentir ou faire quelque chose derrière mon dos car je n’offre pas ma confiance à n’importe qui. La confiance pour moi ça se gagne, avec le temps, avec des preuves mais elle peut se détruire en une fraction de seconde et dans ce cas-là je ne laisse généralement pas de seconde chance. C’est peut-être un peu dur de ma part mais si j’ai appris une chose au fil de ma vie c’est que les gens ne changent pas, à la fin notre part obscure refait toujours surface et je ne suis pas assez stupide pour me faire avoir plusieurs fois. Donc comme je disais quand je déteste ce n’est pas à moitié et je ne m’en cache généralement pas, à coup de remarque acerbe et glaciale, on peut me traiter de cynique c’est un compliment pour moi.

Derrière toute cette façade se trouve quand même une jeune femme sensible et fragile il ne faut pas croire, je crois au grand amour même si je ne pense pas être faite pour le vivre. Je me suis faite une raison il y a bien longtemps, on m’a toujours considéré comme une poupée alors j’imagine mal quelqu’un tomber amoureux de moi pour moi. Je n’ai jamais connu mon père et ça doit surement jouer dans ce manque de confiance en moi, comme si je n’étais pas assez bien à ses yeux pour qu’il vienne me chercher. Je me suis toujours blâmée pour cette absence, pensant que c’était à cause de ma méchanceté envers les autres ou ma carapace qu’il n’avait jamais tenté de braver les interdits de mes grands-parents. Je ne suis pas vraiment une personne impulsive non plus, je réfléchis beaucoup trop même, à chaque geste, chaque parole, je ne suis pas vraiment fan du vivre au jour le jour, j’aime tout contrôler. Je suis très organisée d’ailleurs, je planifie toujours les choses et je suis toujours prête en cas de dérapage. Et je pense que mon trait de caractère principal est vraiment l’hypocrisie, je joue un rôle avec pratiquement tout le monde, je suis ce qu’on attend de moi que je sois, ma famille a toujours pensé que j’étais docile alors que c’était surtout pour avoir la paix et ainsi je pouvais obtenir ce que je souhaitais. Donc on peut dire que je suis vraiment très manipulatrice, mais que voulez-vous j’aime ça et si vous non et bien vous ne savez pas ce que vous ratez.






«I'm gonna need another drink to forget I just heard that. »


Il y a des moments dans la vie d’adolescent qu’on n’oublie jamais, par exemple la première fois ou on boit, vous savez cette première vraie cuite due au fait que vous ne savez pas boire car vous êtes encore naïf. Et bien pour moi ce moment est arrivé le jour de mes seize ans, mon petit ami de l’époque Logan avait décidé d’organiser une petite soirée pour moi avec nos amis les plus proches. Je ne sais pas comment l’alcool s’est retrouvée là mais autant dire que j’en ai bien profité, ne calculant pas le nombre de verre. Je me souviens avoir beaucoup ris mais ça me semblait logique vu qu’on passait un bon moment. Mais il a bien fallu qu’on rentre à un moment et ce soir-là j’avais eu la permission de dormir chez lui, ça aurait pu être une nuit fantastique si seulement je n’avais pas autant bu. On arriva devant sa maison, en essayant de rire le plus doucement possible pour ne pas réveiller ses parents mais on n’arrivait pas à s’arrêter. « Chut, si mes parents se réveillent on est mort » Je regardais Logan étonner, ça ne nous avait jamais arrêté de faire des bêtises, on rigola encore un coup quand il aperçut mon regard interloqué. On était tellement insouciant et heureux. Je ne sais pas si il ne rigolait pas simplement en voyant l’état dans lequel j’étais, il avait moins bu que moi je crois et il s’amusait de la situation. Pour une fois que j’étais la plus saoule des deux, on avait inversé les rôles. « Bon on va rentrer et je pourrais enfin dormir tout contre toi. » Logan s’approcha de moi pour m’embrasser et je ne sais pas si c’est l’odeur de son parfum ou simplement que mon foie ne supportait plus tout cet alcool, je me tournais pour vomir dans les géraniums de sa mère. Il éclata de rire, il ne pouvait plus s’arrêter et moi je l’aurais bien accompagné si je n’étais pas en train de vider le contenu de mon estomac. Heureusement ce fut rapide et on entra dans la maison en tentant d’être silencieux, on réussit aussi étonnant que ça puisse paraître. On se préparait alors à dormir, c’était notre première nuit ensemble et on était tous les deux excités mais l’alcool aidant je me suis endormie au bout de deux minutes.

Le lendemain matin fut un peu plus difficile, je me réveillais avec un mal de crâne abominable. On descendait alors rejoindre ses parents, l’odeur du petit déjeuné me donna la nausée mais je tentais de faire bonne figure devant mes beaux-parents. C’est alors que belle maman commença à parler. « Le jardinier a retrouvé du vomi dans mes plantes vous ne savez pas ce qui s’est passé par hasard ? » J’avais complètement oublié cet épisode et je regardais alors Logan en espérant qu’il me sauve de cette situation, je ne voulais pas avoir l’étiquette de la fille qui a vomi dans les plantes devant ses parents. Il regarda alors sa mère et il mentit pour me sauver la mise. « Quoi du vomi ? Quand on est rentré avec Siobhan des jeunes étaient là, c’est surement eux. Je pensais pourtant avoir fait le tour pour voir s’ils n’avaient rien fait à notre propriété mais il faisait nuit et je n’ai pas pu voir ça. » Je n’aurais pas été celle qui avait vomi j’aurais cru à son histoire, tout comme sa mère l’a fait. Elle commença alors à râler sur ces jeunes qui trainaient la nuit et la police qui ne faisait plus rien pour protéger les propriétés des gens bien comme eux. Je pris alors la main de Logan dans la mienne en guise de remerciement, heureusement que le mal de crâne était là il m’empêchait d’exploser de rire face à cette scène.





Prenez votre ordinateur ou votre ipod et écoutez vos musiques en mode aléatoire, la première chanson sur laquelle vous tomberez, correspondra à l'opening credit de votre vie, continuer au fur et à mesure, jusqu’à arriver à end credit.
Opening credit: It doesn't matter by Alison Krauss
Waking up: Never say never by Glee
First day at school: Wonderwall by Ryan Adams
Falling in love: Fool by Jessica Lowndes
Fight song: Somebody that I used to know by Glee
Prom: Glad you came by The Wanted
Life:Blue jeans by Lana Del Rey
Mental breakdown: In the air by Phil Collins
Driving far away: Right Round by Pitch Perfect
Flashback: Give Your Heart A Breakby Glee
Wedding: Never Let Me Go by Florence and the machine
Birth of child: Find a Way by Tyler Blackburn
Final battle: Demons by Imagine Dragons
Death scene: I follow rivers by Lykke Li
Funeral song: Salvation by Gabrielle Aplin
End credit: A drop in the oceanby Ron Pope



Je m'appelle Laetitia et j'ai 199 ans. J'ai connu le forum grâce à Bloup et je le trouve Parfait. Ma fréquence de connexion est de 6 sur sept en rp et de 6 sur sept pour mon activité. Je viens de France. J'ai pris Leighton Meester comme célébrité et le mot de passe est Ok by rosa.

FICHE CRÉÉE PAR THISH.



____________________________________________________



This year's love had better last heaven knows it's high time I've been waiting on my own, too long when you hold me like you do it feels so right, oh now. Start to forget how my heart gets torn when that hurt gets thrown feelin' like I can't go on.


Dernière édition par Siobhan C. Morgan le Lun 13 Mai - 22:07, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 20:39




it's my life !


« Destiny is for losers. It’s just a stupid excuse to wait for things to happen instead of making them happen »


Je me trouvais là dans notre canapé rouge vif, celui que j’avais toujours connu en même temps je n’avais que six ans et pas une grande expérience de la vie. Je regardais ma mère bougeait dans tous sens, elle rassemblait des affaires alors que moi la seule chose qui m’intéressait était mon dessin animé. Cependant je n’arrivais pas à la quitter du regard, je sentais que quelque chose allait arriver mais je ne savais pas quoi. Je me levais alors du canapé pour tirer sur sa robe et je la regardais avec mes yeux d’enfant innocent. « Tu fais quoi maman ? » Elle se retourna vers moi et j’eus l’impression qu’elle avait oublié ma présence tellement elle était absorbée dans ce qu’elle faisait. Un léger sourire apparut sur son visage, mais ce n’était pas le genre de sourire auquel j’avais droit habituellement, il semblait forcer. « On va partir quelques temps en vacance chez papi et mami. » Je la regardais alors étonner, je n’avais jamais rencontré mes grands-parents, ça avait toujours été nous trois seulement. « Mais j’ai école moi et puis faut qu’on attende papa de toute façon. » C’est alors que ma mère me regarda tristement, elle se baissa à ma hauteur comme pour me mettre en confiance alors que ça eut l’effet contraire, ma mère ne prenait jamais le temps de me dire les choses elle était toujours trop occupée à faire autre chose. « On part sans papa et dorénavant se sera toi et moi seulement. » Si j’avais su ce qu’impliquait cette décision je me serais surement enfuie, j’aurais surement dû m’enfermer dans ma chambre ou faire n’importe quoi mais en enfant docile je suis juste retournée sur le canapé et j’ai attendu. J’ai espéré que mon père rentre plus tôt que d’habitude mais il n’est jamais arrivé et nous on est parti. Je n’ai même pas pu lui dire au revoir, je pensais que j’allais le revoir mais ma mère et sa famille en avait décidé autrement. A partir de ce jour j’étais devenue leur propriété en quelque sorte. Mais au moins je prenais l’avion pour la première fois, j’arrivais alors dans un pays totalement inconnu que ma mère appelait l’Australie. Elle me parlait de kangourous, de koalas, de l’océan et de toutes les merveilleuses choses que j’allais vivre ici, moi la seule chose à laquelle je pensais c’était que mon papa n’aurait pas la chance de voir tout ça avec nous. Mes grands-parents nous attendaient à l’aéroport et ils m’ont accueilli en me câlinant, c’était bizarre, déjà à cette époque je n’étais pas une personne très tactile il faut croire, mais c’est juste qu’à mes yeux ils étaient des étrangers et ils le sont restés en quelque sorte. Ce voyage était le départ d’une nouvelle vie, une vie que je n’avais pas choisi et surtout je ne savais pas ce qu’elle me réservait. En sortant de l’aéroport et en voyant une limousine devant nous je ne me rendais pas compte que j’allais passer d’une vie modeste à celle des paillettes. Un univers ou je n’aurais plus à faire de caprice car on me donnerait tout ce que je veux mais il y avait un prix à payer à tout ça pour ma mère comme pour moi.


« Here's my advice. Have a little faith, and if that doesn't work, have a lot of mimosas. »



Sydney, une ville fantastique de jour et de nuit. La plus grande ville d’Australie, celle où tout est regroupé. Et même si je n’étais pas née ici je connaissais cet endroit presque par cœur, la petite fille naïve avait bien changé pour faire place à une jeune fille de quatorze ans qui n’a pas encore tout compris de la vie mais qui commence à se rendre compte de la réalité. Ma nouvelle vie était parfaite en apparence, je me retrouvais dans un monde où on peut avoir tout ce qu’on veut ce qui me changeait de mon enfance, on avait toujours du faire attention à nos dépenses mais aujourd’hui ce n’était plus le cas. Ma mère et moi vivions chez mes grands-parents, une magnifique villa bien trop grande pour quatre personnes mais au moins je pouvais mettre de l’espace entre eux et moi. Mais malgré la grandeur de cet endroit j’arrivais à entendre des conversations auxquelles je n’aurais surement pas dû assister. « Il veut voir sa fille c’est normal tu ne crois pas ? » J’entendais la voix de ma mère mais il y avait ce quelque chose en plus dans son ton, j’entendais des remords chose étonnante car je pensais que ma mère n’avait pas de cœur avant ça. « Tu connais le deal, si tu revenais ici ça impliquait que ni toi ni Siobhan ne le reverrait un jour. Tu as choisis l’argent à l’amour maintenant il faut assumer. » Tout devenait enfin clair, le départ d’Angleterre précipitait, l’absence de mon père depuis des années, tout ça pour une simple question d’argent. Je ne comprenais pas tout à fait comment on pouvait faire ce genre de choix, privé un père de son enfant pour simplement mener une belle vie, ma mère était encore plus superficielle que ce que je pensais. « Siobhan voudra peut-être revoir son père un jour et tu ne pourras pas l’en empêcher. » Elle n’avait pas tort et peut-être qu’elle me connaissait un peu mieux que ce que je pensais, j’étais têtue et je n’en avais toujours fait qu’à ma tête. Mais l’idée de revoir mon père ne m’avait jamais effleuré l’esprit, peut-être car je pensais qu’il ne voulait plus de nous, c’était la seule raison que j’avais pu trouver à cette absence alors qu’en réalité c’était la faute à ma mère et à mon grand-père. « Arrange toi pour qu’elle ne le veuille pas, sinon tu n’auras pas un centime. » Je préférais alors partir et ne plus écouter cette conversation, c’était perturbant de savoir que mes actes étaient épiés et que je n’avais aucun droit à l’écart.

Sauf que ce n’était pas la seule clause du contrat, mon grand-père rêvait que je suive ses traces en devenant avocate à mon tour, il voulait que je prenne la tête de son empire une fois qu’il serait en âge de prendre sa retraite. En fait la seule chose que j’avais à faire c’était d’avoir des notes correctes à l’école et bien me tenir. Moi docile je faisais simplement ce qu’on attendait de moi, me réjouissant de ne pas avoir à réfléchir à mon avenir pour l’instant. J’étais comme une de ces poupées que ma grand-mère collectionnait, je n’étais pas en porcelaine et pourtant j’étais enfermé dans cet univers où l’on me dictait mes gestes et mes désirs. Puis un jour on grandit, on rentre dans l’adolescence et on commence à voir ce qu’est la vie, on commence à faire ses expériences et autant vous dire que quand on a les moyens c’est plutôt sympa les expériences qu’on peut faire.

« You have taught me how to live, how to enjoy everything the world has to offer. You have brought out this side of me I never thought existed. »



Qui dit adolescence dit premier amour généralement, je n’ai pas dérogé à la règle. C’est quand même étrange ce sentiment d’amour, on peut connaître une personne depuis toujours sans éprouver quelque chose de particulier et puis on se réveille un matin en se disant qu’il a toujours été là pour nous et qu’il est plutôt craquant. C’est ce qui m’ait arrivé avec Logan Donahue, on se connaissait depuis mon arrivée à Sydney, il était le fils d’ami de la famille et on a grandi ensemble étant dans les mêmes écoles. On était collé l’un à l’autre la plupart du temps, pour jouer, pour se raconter tous nos secrets et à la fin pour s’embrasser. Ça s’est fait naturellement, comme si c’était le destin, on est allé à notre premier bal ensemble et puis on s’est embrassé à la fin de la soirée comme dans les films. Nos familles étaient les plus heureuses, leurs deux progénitures ensembles, je pense même qu’ils avaient déjà planifié notre vie, du mariage au prénom de nos premiers enfants. Mais nous on s’en fichait, on vivait simplement nos premières expériences ensembles. « Tu es sûre que c’est ce que tu veux ? Tu es vraiment prête pour ça ? » Son regard croisa le mien alors qu’il me posait ces questions, je souriais simplement et j’hochais la tête. Il attrapa alors ma main, je me sentais vivante à ses côtés, comme si toute ma vie auparavant n’avait pas compté car elle paraissait insignifiante. On sortait alors du lycée main dans la main tout en faisant attention à ne pas se faire repérer. C’était la première fois que je séchais des cours et je suivais simplement Logan. Cette journée fut magnifique, peut-être l’une des plus belle de ma vie, on s’est baladé, on est allé au cinéma puis on a fini chez lui pour perdre notre virginité ensemble. Des adolescents pas très originaux je sais mais du haut de nos seize ans on avait l’impression d’avoir enfreint des lois. Bien sûr le lycée à appeler nos parents et on a été puni, on s’en fichait royalement grâce aux souvenirs qu’on s’était créé. On continuait notre histoire tout le long du lycée sans aucun problème, nous étions un couple solide alors que dans le fond on ne connaissait pas grand-chose à l’amour et aux sentiments. On était deux adolescents qui pensaient tout connaître de la vie mais lorsque la fin du lycée arriva quelque chose changea. Lui qui m'avait fait découvrir ses premiers sentiments à propos de l'amour, qui m'avait montré que je n'étais pas obligée d'être la gentille petite fille qu'on attendait que je sois, il avait changé. Il était un peu plus distant mais je ne m'inquiétais pas, la fin de l'année, les examens, le stress pour notre futur ça devait le perturbé.

Il était huit heure du soir et j’attendais Logan pour aller à notre bal de fin d’année, se serait mon tout dernier bal avant de commencer mes études de droit mais mon très cher petit ami n’arrivait pas. Heureusement pour moi nous habitions à quelques maisons l’une de l’autre et je me décidais d’aller le chercher. Sa mère me laissa entrer et je montais directement jusqu’à sa chambre, je connaissais ce chemin par cœur, j’aurais pu le faire dans le noir je pense. Je frappais deux coups à la porte puis l’ouvrait et là je le trouvais dans les bras d’une autre. « Siobhan c’est pas ce que tu crois du tout. » Je le regardais dégoutée par cette vision et surtout blessé dans ma fierté, cependant aucune larme ne coula. Je ne pleurais jamais devant les autres mais j’aurais pensé qu’à la vision de la fin de mon couple j’aurais au moins une petite larme mais non je restais stoïque. « Oh tu n’étais pas en train de coucher avec cette fausse blonde, au temps pour moi. » Il me regardait interloquer par mon calme, il devait surement s’attendre à ce que je casse tout vu mes antécédents de drama-queen mais je ne voulais pas me laisser aller devant une simple inconnu. Puis il ne méritait pas que je m’énerve pour ça, après tout on avait que dix-huit ans et la vie devant nous. « Heu … Si mais ça ne voulait rien dire je te le promets. » Je riais légèrement, un rire plutôt cynique à vrai dire. On se serait cru dans un soap opera bidon, il croyait vraiment que j’allais le croire ou il tentait juste de sauver les meubles. « Je t’attends en bas, tu as intérêt à être prêt et vite. On ne va pas rater notre bal mais sache qu’après cette nuit tu peux oublier mon nom Donahue. » Il faut croire que j’avais pris quelque chose de mes grands-parents, je tentais de sauver les apparences du mieux que je le pouvais même si j’étais un peu brisée à l’intérieur. Je ne comprenais pas pourquoi il m’avait trompé, je n’étais peut-être pas assez bien ou il s’était lassé, je préférais ne pas lui demander par peur de sa réponse et j’allais simplement attendre en bas tout en parlant avec sa mère comme si de rien était.


« People don’t write sonnets about being compatible. Or novels about shared life goals and stimulating conversation. The great loves are the crazy ones. »


Après cette déception je ne savais pas vraiment quoi faire, nous avions prévu de partir en voyage tous les deux pour visiter la France et pourquoi pas l’Angleterre, même si en réalité je pensais plutôt à aller voir mon père à Oxford. Dans tous les cas mes plans tombaient à l’eau et je ne me sentais pas vraiment de partir seule, c’est alors qu’une amie me proposa un spring break à Cancun, elle me disait que ce serait parfait pour moi et pour que je décompresse. J’étais plutôt une fêtarde mais toute cette agitation, cette foule et ces gens complètement fous m’effrayaient un peu. Puis elle me rappela la tromperie de Logan, pour elle la meilleure solution pour l’oublier et passer à autre chose était de m’envoler et d’être une autre personne pendant une semaine. De pouvoir enfin me lâcher sans faire attention aux apparences et à ce que pourrais penser ma famille et mon petit ami. Je me retrouvais alors quelques jours plus tard dans un avion direction le Mexique, endroit de la débauche.
J’arrivais à l’hôtel, un des plus beaux de la ville évidemment, d’après mes amis il fallait qu’on profite de ce que nos parents nous offraient et moi j’avais loué une suite. Sauf qu’une fois la porte de ma chambre passait vint la déception, je regardais autour de moi en faisant une grimace et je retournais directement à l’accueil demandant des explications. Non pas que je sois ce genre de fille pourrie gâtée mais au prix que ma chambre coûtait je préférais être sûre, l’hôtesse me regarda rougissante et m’avoua s’être trompé, elle avait sans faire exprès interverti les clés, elle commençait déjà à s’excuser et me dire qu’elle allait arranger ça quand je la stoppais, j’allais me débrouiller et je récupérerais bien vite ma suite. Pas étonnant que la personne ne se soit pas plaint vu la chambre dans laquelle elle aurait dû être. J’étais tout de même énervée de voir des gens avec si peu de foi, il y avait quelqu’un qui profité allégrement de ma suite sans aucun scrupule. Je n’en voulais pas à l’hôtesse mais bien à la personne qui visiblement était juste nourri et pas élevé. Je frappais à la porte, on aurait dit une furie et à vrai dire les heures que j’avais passées dans l’avion ne m’aidait pas à me relaxer. La porte s’ouvrit et je tombais alors nez à nez avec le voleur de chambre, il était simplement vêtu d’une serviette et ne semblait pas culpabiliser d’avoir pris la place de quelqu’un d’autre. Il me parlait comme si je n’étais qu’une folle, personne n’avait jamais osé me parler ainsi et je trouvais sa façon de faire très inapproprié surtout quand il enleva sa serviette tout en me demandant de me retourner. Je reste bouche-bée, non mais il avait du culot quand même. N’importe qu’elle autre fille faisant un spring break aurait rigolé de cette scène mais pas moi, je ne me sentais pas vraiment dans l’optique de mâter un mec qui visiblement n’avait aucune pudeur et politesse.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, c’était sans compter sur le destin et une bonne dose d’alcool. Un soir alors que j’étais en boîte en train de danser, me lâchant totalement et oubliant tous ces soucis qui me trottaient dans la tête, je sentis une présence derrière moi. Visiblement les rapprochements sur la piste de danse était monnaie courante vu tous les hommes que j’avais dû repousser pour être tranquille. Je me retournais alors et je fus surprise de voir que l’homme collé à moi n’était autre que le voleur de chambre. Je lui sortais un de mes sourires hypocrites bien décidé à l’envoyer baladé, il s’était quand même permis d’utiliser ma baignoire. « Vous êtes venu me ramener une serviette propre ? Non parce que j’ai dû jeter celle que vous avez utilisé de peur d’attraper quelque chose. » Il rigola, je ne sais pas vraiment pourquoi surement me trouvait-il trop coincé ou absurde de parler comme ça. Et étonnamment je ne le repoussais pas ou je ne partais pas au bar pour mettre la distance entre cet individu et moi. On se regardait simplement, bougeant au rythme de la musique jusqu’à ce qu’il approche sa bouche de mon oreille, j’eus un petit mouvement de recul puis je le laissais faire. « Je m’appelle Alekseï au fait et je serais ravi de te ramener une serviette propre. » alors ce voleur avait un nom, et alors que mes amis m’appelaient pour partir ailleurs j’eus simplement le temps de lui glisser que je m’appelais Samantha. Je m’en allais alors, sans grand espoir de le revoir vu le nombre d’étudiant qu’il y avait à Cancun à cette période. Je ne sais même pas pourquoi je lui avais donné un faux nom, surement pour suivre les conseils de mon ami et d’être une personne totalement différente pour une fois. Et croyez-moi Samantha était à l’opposé de moi, c’était une fêtarde qui ne pensait pas au lendemain, elle profitait simplement de la vie et des cocktails qu’on lui offrait.
Le lendemain lors d’une soirée sur la plage proposant concours de tee-shirt mouillé et bière à volonté je retrouvais ce fameux Alekseï. Alors que j’allais me servir de la bière il était là en train de boire un shot sur le ventre d’une jeune demoiselle visiblement dans un état second. Je grimaçais, Samantha était peut-être une fêtarde mais elle ne comprenait pas ces jeunes filles qui n’avaient aucun respect pour elle-même et leurs corps. Il m’aperçut et se dirigea vers moi, sauf qu’avant qu’il puisse arriver là où j’étais je préférais partir. J’avais juste disparu, je ne sais même pas pourquoi je n’avais pas voulu lui parler surement par fierté par rapport à notre première rencontrer et aussi car il m’avait pris pour une hystérique. Un peu plus tard dans la nuit je me baladais sur la plage, à l’écart de ce bruit et ce monde, parfois ça faisait du bien de se retrouver seule, puis l’alcool aidant les souvenirs de mon amour passé me revenait et je me sentais un brin déprimée. Je me dirigeais vers un rocher pour m’installer et il était là, je m’approchais de lui en souriant. « Je vais commencer à croire que tu me suis. » Il leva la tête vers moi surpris de ma présence, je n’étais pas la seule qui avait souhaité s’éloigner de la folie ambiante. « Je commençais à croire que tu me fuyais. » Un rire s’échappa de nos bouches, je m’excusais alors pour ma réaction disproportionné par rapport à ma chambre et on parla un peu, juste le temps de se dire d’où on venait et on était déjà en train de s’embrasser. Samantha était visiblement du genre à vivre des histoires passionnelles, je me laissais totalement aller, chose que je n’aurais jamais crue possible mais le fait qu’il ne connaisse rien de moi aidait. « Tu veux venir visiter ma chambre ? Je crois que tu n’as pas vraiment pu voir tout ce qu’elle offrait. » Il acquiesça et on finissait alors la nuit ensemble, pensant que ce n’était que le coup d’un soir. Pourtant chaque soir on se retrouvait en secret pour profiter de cette relation charnelle, car il faut se l’avouer il n’y avait rien de plus au début. On passait simplement la nuit ensemble pour faire comme si on était des inconnus le lendemain dans le hall de l’hôtel. C’était excitant, se voir en secret, cette intimité que nous seul partagions. Puis la semaine se termina et nos amis respectifs retournèrent à leurs vies, je ne sais pas pourquoi ou comment mais on décidait de rester un peu plus à Cancun, pour apprendre à mieux se connaître ou continuer à vivre cette relation idyllique. Cette fois-ci on ne se voyait plus en secret et notre histoire en était d’autant plus excitante. On se découvrait, enfin il découvrait Samantha et moi Alekseï, deux personnes qui n’avaient rien en commun à part eux. Mais la fin des vacances arriva et notre histoire toucha sa fin, on ne comptait pas se revoir et c’était surement mieux ainsi vu les mensonges qu’on s’était servi à l’un et à l’autre. On s’envolait alors chacun de notre côté, j’allais retourner à ma vie ennuyante en ayant totalement changé. Je savais aujourd’hui que j’étais capable de beaucoup plus, je n’étais plus seulement la gentille petite Siobhan, j’étais devenue une femme et je comptais bien le prouver.


« I love you. I always will. But that doesn't mean I'm in love with you. »


Une fois descendue de l’avion je retrouvais la limousine de mes grands-parents qui m’attendait, je souriais ils avaient pensé à mon retour au moins. Je montais à l’intérieur et elle me ramenait chez moi, une fois passé la porte j’eus un mauvais pressentiment, on m’appela au salon et une fois entrée dans ce dernier j’apercevais ma famille et celle de Logan, ce dernier étant bien entendu là. Je souriais poliment et je disais alors bonjour à tout le monde. Quelque chose se préparait, je pouvais le sentir au regard de ma mère, elle n’était pas vraiment douée pour garder quelque chose secret. Je ne savais simplement pas ce qui m’attendait. Logan s’avança vers moi en souriant, je ne savais pas quelle réaction avoir, je devais me tenir devant nos familles pour sauver les apparences, ne pas passer pour une folle hystérique. D’un seul coup Samantha me manqua, elle aurait simplement giflé le jeune homme et serait parti mais Siobhan elle restait là, attendant sa sentence. Une fois qu’il posa son genou à terre je compris, il me prit la main et me regarda dans les yeux. « Siobhan Catherine Morgan voulez-vous m’épouser ? » Nos deux mères étaient impatientes et semblaient avoir déjà fait les plans pour le mariage de la couleur des serviettes à ma robe de mariée. J’étais bloquée, si je disais non je passerais pour la mauvaise et en plus mes grands-parents réagiraient très mal mais si je disais oui j’allais simplement devenir la femme de quelqu’un que je n’aimais même plus. Alors qu’on se regardait il comprit surement mon hésitation, il me connaissait tellement bien depuis toutes ces années, on avait grandi ensemble et il connaissait chacune de mes mimiques. « J’ai fait une erreur j’en suis conscient et je m’en suis voulu tous le temps où tu étais partie, il n’y a que toi. » Il oubliait surement une chose, je le connaissais aussi bien qu’il me connaissait et je savais qu’il me mentait. On s’aimait peut-être mais aujourd’hui ce n’était que de l’affection, si on se mettait ensemble de nouveau se serait pour faire plaisir à nos familles et pas parce qu’on le veut. Mais il fallait sauver les apparences on le savait tous les deux. « Oui je le veux. » Je pris un air faussement enjoué et il glissait la fameuse bague à mon doigt. On fêta donc ces fiançailles en petit comité, nos mères prévoyant déjà la fête pour l’annoncer à tout le monde on en profitait alors pour s’éclipser jouant les amoureux qui voulaient se retrouver un peu. On se dirigea vers ma chambre et une fois à l’intérieur à l’abri des regards on se regarda longuement avant de lâcher au même moment. « Je ne veux pas me marier. » On ria légèrement, se demandant quand même de quelle façon on allait pouvoir s’échapper de tout ça. Mais visiblement Logan avait déjà un plan, il comptait s’enfuir ne supportant plus cette vie, ses parents l’avaient pratiquement forcé à demander ma main et même si il m’aimait il ne voulait pas que ça se passe comme ça entre nous, il voulait choisir le moment où il se sentirait près à vivre une vraie histoire. On parla longuement pour arriver à la conclusion que même si on tenait l’un à l’autre pour l’instant on ne voulait pas être ensemble et peut-être même qu’on ne le voudrait plus jamais. Mais c’était à nous d’en décider ainsi et pas nos familles, il avait déjà prévu de partir, il connaissait sa destination mais il voulait me dire au revoir avant. Il m’avait blessé et peut-être que c’était ce dont on avait besoin pour réaliser la pression que mettait nos familles sur nous. J’aurais aimé pouvoir m’enfuir comme lui mais il était trop tard pour moi, d’ici quelques semaines j’allais entrer dans mon école pour devenir avocate et ma vie serait toute tracée. Il me donnait cependant la chance de choisir avec qui j’aurais à vivre cette vie sans surprise.

Quelques jours plus tard il était parti et moi je devais jouer les fiancées tristes alors que je ne m’étais jamais sentie aussi heureuse, j’étais débarrassée d’un poids et je comptais simplement aller à mon école et on verrait la suite des évènements. Je faisais alors mon entrée dans ce monde d’adulte, prenant goût au droit, finalement c’était quelque chose de fait pour moi et je remerciais mon grand-père de m’avoir poussé à suivre cette voie. Je me voyais déjà travailler pour le bureau du procureur en espérant pourquoi pas un jour être à la place du juge, comme mon grand-père l’avait souhaité. Alors que certains craqués face à la tonne de travail qu’on nous donnait moi je me réjouissais d’en apprendre plus sur les lois. Je pourrais faire des choses bien une fois mon diplôme obtenu, et quelque part ma famille fut soulagé que Logan ait fuit, j’étais ainsi totalement concentrée dans mon travail. J’avais des histoires évidemment mais rien de très important, pas de futur mari en vue, j’étais trop carriériste aux yeux des hommes puis mon indépendance les effrayait un peu je pense, je n’avais besoin de personne à part moi. Les choses étaient simples, une routine s’installa jusqu’à mes vingt-cinq ans, tout changea à cet instant. Mon père nous avait retrouvé, je pense que ma mère l’a aidé et il sonna à la porte pour mon anniversaire, c’était le cadeau parfait à mes yeux. Le problème était que mes grands-parents n’avaient jamais apprécié mon père, ne le trouvant pas assez bien pour leur fille vu qu’il sortait d’un milieu modeste, c’était un simple professeur alors que leur fille méritait mieux à leurs yeux. Mon anniversaire ne se passa alors pas du tout comme prévu, une grande dispute éclata et moi j’étais là, simple spectatrice en priant pour qu’un jour les cris s’arrêtent. J’avais l’impression d’être un objet et qu’ils se battaient tous pour savoir à qui il appartenait. Pour mon père j’étais son unique enfant qu’il n’avait pas eu la chance de voir grandir, pour ma mère j’étais assez grande pour savoir la vérité et pour mes grands-parents j’étais leurs héritière parfaite. Personne ne me demande ce que je pensais, ni ce que je souhaitais j’étais devenue une poupée qui doit juste hocher de la tête. Mon père finit à la porte de la villa, laissant ma mère seule face aux deux tyrans qui étaient bien décidés à ce qu’elle ne puisse plus jamais leur faire de coup comme ça. Elle décida de partir, étonnant étant donné le peu de décision que ma mère avait pris dans sa vie mais elle avait décidé d’enfin vivre sa vie, à son âge ce n’était pas trop tôt j’avais envie de dire. Moi je devais rester là jusqu’à ce que je sois diplômée mais ma mère avant de partir me laissa une lettre. Me disant qu’une fois mes études terminaient il faudrait que je la rejoigne pour qu’on puisse enfin vivre notre vie tranquillement, je souriais elle ne voulait pas m’abandonner alors que toutes ces années j’avais pensé être un fardeau à ses yeux. Elle n’avait juste jamais su tenir tête à ses parents et je pouvais la comprendre, personne ne pouvait les contredire. J’avais souvent de ces nouvelles, elle avait un cottage à Kawana Waters, une petite ville sympathique d’après ces mots et elle était pressée que je la rejoigne.

Une fois mon diplôme obtenu je faisais part de mon choix à mes grands-parents qui acceptèrent ma décision, ils voulaient simplement que je continue à leurs donner des nouvelles et que je vienne les voir avec ma mère pour les fêtes. Au fond ils étaient gentils, ils voulaient simplement avoir une famille uni, ils ne savaient pas comment s’y prendre c’est tout. Ils étaient conscient que ma vie m’attendait et qu’il était temps pour moi de la vivre sans faire attention aux quand dira ton. Je faisais alors mes valises pour Kawana, je n’étais pas habituée aux petites villes mais ça ne devait pas être si terrible que ça. J’avais trouvé un travail là-bas au bureau du procureur comme je l’avais toujours rêvé, je commencerais surement au bas de l’échelle mais je comptais bien gravir des échelons rapidement.

« If two people are meant to be together, eventually they’ll find their way back. »


Nouvelle ville, nouveau départ. Je retrouvais ma mère dans son cottage, elle était tellement différente alors qu’on ne s’était quitté qu’un an auparavant mais elle semblait épanouie. Ces parents lui avaient offert ce cottage pour qu’elle travaille, ce qui était plutôt amusant vu qu’elle n’avait pas fait grand-chose de sa vie auparavant mais elle semblait satisfaite. A l’exception que c’était la seule chose qu’ils lui avaient donné, elle n’avait pas d’autre rentrée d’argent que celle de son travail et ça elle ne le supportait pas très bien. Elle avait toujours ses goûts de luxe et c’était donc mise à la recherche du mari parfait. Visiblement elle avait trouvé la proie parfaite déjà et elle voulait me le présenter, je soupirais à l’idée de devoir faire semblant d’être heureuse pour ma mère, j’étais tellement fière d’elle quand elle avait décidé de se débrouillé toute seule et elle avait tout gâché rien qu’en me disant ses plans. Elle m’assurait qu’elle aimait cette homme, mais je n’étais pas sûre que s’il avait été pauvre elle l’aurait autant aimé, vu ce qu’elle avait fait subir à mon père. D’ailleurs j’espérais secrètement qu’ils se remettent ensemble après la scène à mon anniversaire mais il était simplement reparti, il avait envoyé des lettres à ma mère pour poser des questions sur moi et la personne que j’étais en espérant pouvoir un jour me découvrir par lui-même. Mais il était peut-être trop tard pour ça, j’avais construit ma vie avec son absence et je me débrouillais plutôt bien alors quel intérêt au fond.

Je m’apprêtais alors à rencontrer le nouveau conjoint de ma mère, elle avait tenu à ce que je sois parfaite en m’achetant une robe hors de prix qui d’après elle montrerait qu’on était de bonne famille. J’avais même dû lui promettre que je me tiendrais bien, comme si j’étais une enfant et que je risquais de la mettre dans l’embarras. On débarquait alors dans une villa immense, notre maison à Sydney était grande mais à côté de celle-là elle ne semblait plus aussi impressionnante, à peine entrer à l’intérieur je n’osais rien toucher de peur d’abîmer ces lieux. L’homme qui allait être visiblement mon nouveau père nous accueillit, s’excusant pour son fils qui n’était pas encore arrivé, je pouvais le comprendre moi non plus je n’avais aucune envie d’être ici. On s’installait dans le salon, et l’homme se présenta, Walter c’était donc ça le nom de l’homme que ma mère allait dépouiller, il approchait de la cinquantaine et semblait juste heureux d’avoir trouvé une femme à montrer à tous ses amis tel un trophée. Cette situation était risible et je me retenais pour ne pas faire de commentaire cinglant, je subissais alors simplement cette mascarade en espérant qu’elle se termine rapidement pour que je puisse retourner à mes affaires. Perdue dans mes pensées et surtout dans le choix de l’alcool que j’allais pouvoir boire pour que le temps passe plus vite, le fils fit son entrée. Je me mettais en retrait ne prêtant pas attention à lui, encore un gosse de riche qui ne savait pas quoi faire pour attirer l’attention de son père. J’en avais côtoyé tant que ça en devenait un stéréotype ennuyant à mes yeux. La réaction du père en revanche était loin d’être ennuyante, il réprimanda son fils et vint s’excuser auprès de nous pour cette scène. Peut-être qu’on s’entendrait bien son fils et moi finalement, il n’avait l’air emballé plus que moi par cette comédie. D’ailleurs il fit de nouveau son apparition, jouant les jeunes hommes bien élevé mais alors qu’il avait fini de dire bonjour à ma mère on se retrouvait nez à nez. Face à moi se tenait mon amour de vacance, notre histoire remontait à des années et les souvenirs remontèrent rapidement, ainsi que le souvenir de mon mensonge. Visiblement je n’avais pas été la seule à mentir durant ce spring break. Les souvenirs de ces vacances enflammaient hanter maintenant mes pensées, oubliant la présence de nos parents respectifs et de la raison pour laquelle on était là. Mais je sortis de ma rêverie en voyant les deux filles qu’il avait ramené plus tôt, je roulais des yeux. S’il avait menti sur son nom il avait peut-être aussi menti sur qui il était, je ne savais pas vraiment quoi penser et j’allais surement découvrir une personne totalement différente qu’Alekseï. Pourtant mon attirance pour lui était toujours présente même si il avait l’air d’un don juan et d’un fils à papa qui veut se faire remarquer, ça ne faisait pas disparaître ce qu’on avait vécu tous les deux il y a des années. Walter, mon nouveau beau-père me tira lui aussi de mes rêveries en annonçant ses fiançailles avec ma mère, Aiden vu que visiblement c’était son vrai prénom et moi on eut la même réaction. On avala notre coupe de champagne, mais un verre ne suffirait pas à faire passer cette nouvelle absurde, ma mère rougissait et devait s’en vouloir de ne pas m’avoir mis au courant avant, je lui en voulais aussi. Je devais encore plus jouer la comédie du coup et ça ne m’enchantait pas. Mais cette nouvelle aussi affreuse soit-elle à mes yeux ne m’enleva pas de l’esprit que mon ancien amour de vacance se trouvait là, je me rapprochais alors de lui, la provocation et l’hypocrisie faisait partie de mon quotidien, j’avais grandi dans ce milieu. Et même si au niveau de mon travail j’étais du côté des gentils, du côté de ma vie privée j’étais plutôt du côté des méchants. J’avais toujours su allié un sourire des plus charmants avec une haine des plus tranchantes, je savais faire semblant mieux que personne après ces années d’entrainement dans ma famille, j’en userais donc avec le jeune homme qui était assis à mes côtés. Je passais ma main sur son bras, comme pour lui rappeler certains souvenirs avec le simple contact de ma peau contre la sienne. Ma nouvelle vie avait commencé et elle risquait d’être compliquer avec ce vieux souvenir au-dessus de ma tête, d’autant plus que nous allions devenir frère et sœur, la soirée se déroula comme si de rien était, nos parents ne se doutant pas du secret qui nous liait. Nos regards se croisaient, on se cherchait et ça me rappela nos débuts à Cancun, à chaque fois que j’essayais d’oublier ces souvenirs ils me revenaient car la présence du jeune homme n’aidait pas. Durant des années j’avais mis cette histoire de côté, me rappelant seulement parfois de ce que j’avais vécu, j’y pensais avec nostalgie et je n’avais jamais cherché à le retrouver comme on se l’était promis mais aujourd’hui il avait atterri dans ma vie et vu les plans de nos parents respectifs il allait y rester. Le plus perturbant étant que le désir était toujours présent mais ce n’était pas la seule chose, il y avait cette orgueil dû à son mensonge bien que je n’étais pas en reste de ce côté-là. Il ne me restait plus qu’à attendre et voir comment les choses allaient se dérouler, mais je n’avais pas l’intention de le laisser tranquille, je comptais bien prendre ma revanche, on ne ment pas à une Morgan comme ça.




FICHE CRÉÉE PAR THISH.

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This year's love had better last heaven knows it's high time I've been waiting on my own, too long when you hold me like you do it feels so right, oh now. Start to forget how my heart gets torn when that hurt gets thrown feelin' like I can't go on.
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✿ THIS IS MY LIFE
Shiny happy people:
MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 20:54

    Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche. Kiss

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All of the things that I want to say just aren't coming out right. I'm tripping on words. You got my head spinning. I don't know where to go from here. Cause it's you and me and all of the people with nothing to do, nothing to lose.  
©️YOUNG.HEART.
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MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 21:10

Bienvenue =D
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✿ THIS IS MY LIFE
Shiny happy people:
MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 22:32

BIENVENUE HUHU... heart2 camicaze

Bonne chance pour ta fiche!

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Now that I've found you, my heart's beating faster, we could be happy forever and after. We could be married, like Mrs and Mr, we'll have a son and we'll give him a sister. Funny one thing led to another, you came along, filled my days with colour and its been an everlasting summer, since we found each other.
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MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Lun 13 Mai - 22:34

WELCOMEEE!!! hug2
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Invité


MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Mar 14 Mai - 11:25

    MA SIOBHAN please lèche smile

    Spoiler:
     
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Invité


MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Jeu 16 Mai - 5:52

bienvenue, j'aime beaucoup l'actrice que tu as choisie =)
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✿ THIS IS MY LIFE
Shiny happy people:
MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Ven 17 Mai - 22:02

Aiden A. Hopkins a écrit:
    MA SIOBHAN please lèche smile

    Spoiler:
     

A mon avis Siobhan, prends seulement en compte les 3 derniers smileys, les autres, c'est plus de la décoration qu'autre chose!


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Usually I have a never say never policy but for you I'll make an exception.

MessageSujet: Re: Have you met ... Siobhan?   Sam 18 Mai - 21:21

Merci tous le monde smile

Camy -> Non mais pour qui tu nous prends, on est pas des lapins nan mais oh!


MON AIDEN heart heart heart heart heart

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Have you met ... Siobhan?

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