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 Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden

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MessageSujet: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 24 Mai - 20:56


but uh-oh those summer nights
Aiden feat Siobhan.




Le karma, c’est une drôle de chose et pourtant j’aurais tendance à croire en ça parfois, surtout quand il m’arrive des choses que je n’avais pas souhaité pour être honnête comme si la vie me rappelait à l’ordre en me mettant de vieux souvenir devant la figure. Mon karma avait une forme humaine des plus agréable cependant et j’en oubliais presque les circonstances de notre rencontre, Alekseï enfin Aiden visiblement dans la vraie vie celui qui allait bientôt devenir mon demi-frère alors qu’il a été mon amant durant un été. Je me souvenais parfaitement des moments qu’on avait passé ensemble, cette passion folle et presque dévastatrice qui nous avait liés alors que notre rencontre s’était faite sur un moment un peu moins délicat. Je lui avais menti moi aussi, prétendant m’appeler Samantha du coup une personne normale et saine d’esprit aurait juste fait profil bas alors que moi ma fierté prenait le dessus et elle n’était pas contente de s’être faite avoir. Nos retrouvailles n’avaient pas pu être faites réellement à cause de la présence de nos parents et notre envie de garder cette histoire secrète comme elle l’était depuis qu’on s’était rencontré. Mais ma mère me trainait en ce dimanche matin pour un brunch avec son nouveau fiancé et son fils, je trouverais bien un moment pour être seule avec Aiden, nos parents respectifs voudront surement roucouler et parler de leur plan pour ce mariage arnaque. Je me retrouvais alors devant cette immense villa toujours aussi imposante à mes yeux, j’étais habituée au luxe mais je ne m’étais pas encore faite à tous les espaces qu’offraient Kawana. J’entrais dans l’immense demeure inconnu encore et je comptais bien qu’elle le reste, je n’étais pas réjouie par ce mariage, connaissant ma mère elle voulait juste être sûre d’avoir les moyens jusqu’à la fin de sa misérable vie. Je me demandais même si elle était capable d’éprouver un jour un amour sincère pour quelqu’un ou si elle voyait simplement chez les gens un compte en banque sur lequel se reposer. Jamais elle ne s’était dit qu’elle pourrait réussir par elle-même et ne pas avoir à compter sur quelqu’un pour vivre tranquillement, moi je n’aspirais qu’à ça et je refusais catégoriquement de me reposer sur quelqu’un et ses rentes mais c’est une question de caractère peut-être. J’avais savouré pratiquement toute ma vie des capitaux de mes grands-parents mais au fond ce n’était pas pour moi, j’aimais cette indépendance que m’offrait la vie active et le fait de n’avoir à compter sur personne à part moi car soyons réaliste vous pouvez perdre les gens alors que vous-même se serait difficile de vous perdre.

Je regardais autour de moi à la recherche d’Aiden qui visiblement n’était pas encore prêt, en revanche Walter nous attendait déjà tout impatient comme un enfant de cinq ans qui reçoit une voiturette en cadeau, je regardais la scène de ces deux adultes complètement stupides qui pensaient que seul l’amour avait raison de cette histoire. Ils se comportaient étrangement, comme un couple d’adolescent qui vient de vivre sa première fois, je grimaçais légèrement c’est bien sur ce moment que choisi Walter pour me regardait et me dire bonjour. Je feignais un sourire aimable, ça devenait vraiment difficile de faire semblant alors que j’avais le stress de cette deuxième confrontation avec Aiden, mais cette fois-ci il y aurait l’élément de surprise en moins. Le vieille homme que j’allais bientôt appelait papa dans cette pièce de théâtre version réelle et grandeur nature m’informa que son fils était dans le salon, visiblement il ne jouait pas le jeu de cette grande mascarade et je ne pouvais pas le blâmer. Beau papa m’offrait alors un choix, je pouvais rester avec eux et les écouter parler de leur futur mariage ou alors retrouver son fils dans le salon et ainsi créer des liens avec mon nouveau frère. Evidemment je choisissais la seconde option beaucoup plus attrayante, je me demandais ce que penseraient nos parents s’ils savaient l’aventure que leurs enfants avaient eu il y a quelques années. Je gardais pour ma part un excellent souvenir de cette histoire, c’était l’un de ses amours d’été sans prise de tête, on avait simplement profité de la vie sans rien se promettre. D’ailleurs on ne s’était jamais revu et ça m’allait parfaitement, c’était l’un de ses vieux souvenirs auxquels je repensais avec nostalgie en me rappelant le bon temps et cette insouciance. On était tellement jeune, à dix-huit ans on n’est pas sérieux et c’est ça qu’il fallait retenir de cette époque et de cette histoire. Mais le passé nous jouait des tours, la preuve je retrouvais cet amour de vacance presque dix ans après dans des conditions catastrophiques, le problème résidait dans le fait qu’Aiden était toujours aussi sexy. L’effet ne s’était pas estompé avec le temps, le revoir m’avait tout de suite ravivé cette passion échangée, comme si on s’était quitté la veille, comme lors de nos rencontres nocturnes sans que nos amis ne soient au courant quand j’y repense aujourd’hui on avait surtout peur que nos secrets rejaillissent en leurs présence ne serait-ce que sur nos véritables prénoms. J’entrais dans le salon, Aiden était de dos et finalement j’aurais mon élément de surprise, sauf qu’il serait en ma faveur cette fois, je m’approchais de lui silencieusement pour glisser mes lèvres vers son oreille. « Tu te souviens de notre nuit sur la plage de Cancun » Je passais alors ma main dans sa nuque pour la laisser légèrement descendre sur son torse. Je souriais fière de moi, je ne savais pas à quel jeu je jouais mais avec lui rien n’avait jamais été sérieux. On s’était toujours cherché à jouer au chat et à la souris, à se tourner autour pour à la fin de sauter dessus et il n’y avait aucune raison que ça change. Avec lui je retrouvais légèrement l’insouciance dont j’avais fait preuve cet été là, il avait toujours fait ressortir la partie de moi qui est prête à tout et même à se brûler les ailes. Je gardais ma bouche près de son oreille, je ne savais même pas comment il allait réagir. « Ou peut-être que les souvenirs ont disparu en même temps qu’Alekseï. » Avec sa réaction je saurais si la tension sexuelle était toujours là ou si le fait de devenir prochainement sa sœur avait enlevé chez lui toute envie de moi, même si je doutais que notre alchimie se dissipe aussi rapidement mais sait-on jamais.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Mar 28 Mai - 18:07


Trying to tell you "no"
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L’air frais pénétra sous les draps en satin noir, provoquant ainsi de léger mouvement du tissus satiné qui recouvrait à peine le corps nu et endormi du jeune homme emprisonné par les bras d’une Morphée réconfortante. Les rayons du soleil firent subitement irruption dans l’antre du mâle grognon qui fut chatouillé par la chaleur des UV frôlant sa peau halée. Les effluves d’alcool de la veille ne semblaient pas tout à fait dissipés, ce fut donc l’esprit brumeux qu’Aiden fit face au jour après l’intervention de son père adoptif. Tel un réveil humain, il avait brutalement tiré son fils des rêveries dont il était sujet. Nul doute que cette migraine persistante qui effectuait une pression douloureuse sur ses tempes, ne partirait pas à l’aide d’une simple aspirine. A l’image d’un véritable automate, sa main se porta instinctivement vers le paquet de cigarette se trouvant sur la commode à côté d’un cendrier déjà plein. Tout en allumant le tube cancérigène, l’australien d’adoption consentit à se lever en laissant glisser ce qui cachait son anatomie. La gène ou la pudeur ne faisait pas parti des caractéristiques morales d’Aiden qui traversa la pièce en passant devant l’immense baie vitrée ouverte sur le jardin tout aussi grandiose. La veille avait été une de ses soirées où la perte de conscience de son propre prénom était inévitable aux vues des litres d’alcool consommés. C’était fâcheusement habituel, ce qui mettait Walter dans des rages folles. Cependant, les excès répétés de cet ingrat, comme il aimait le définir, avaient fini par convaincre le cinquantenaire d’intérioriser la moindre colère afin de frustrer les élans de provocation successifs du blondinet. Fidèle à lui-même, ce dernier observa les allées et venues incessantes du personnel de maison qui devait s’affairer à préparer les moindres détails du fameux brunch matinale. Foutaises. Toute cette comédie lui mettait les nerfs en pelote. Une mascarade particulièrement ridicule qui s’articulait autour des préparatifs du mariage des deux divorcés. Charmant. Ignorant sa révulsion pour l’évènement à venir, le jeune homme écrasa négligemment sa cigarette sur la pelouse parfaitement taillée et entretenue. Un sourire machiavélique mais fugace illumina son visage terne dont les traits tirés ainsi que les cernes bleutées étaient les funestes témoins des heures de sommeil manquantes à son compteur. Malgré son envie de prendre les jambes à son cou, par obligation, il irait faire acte de présence. Sa future demie sœur ne tarderait pas à pointer le bout de son nez, traînée de force au bout d’une laisse dorée par sa vénale de mère. Les souvenirs de Cancun étaient encore vivaces mais il s’efforçait de les repousser en bloc. Ce n’était pas politiquement correct de fantasmer sur un membre de sa famille… Mais ne disait-on pas que l’inceste ne concernait que les liens du sang ?

Son costume deux pièces gris foncé contrastaient avec l’éclat de sa chemise bleu clair qui faisait ressortir ses yeux azuréens. Pour l’occasion, il avait tenu à s’afficher sous son meilleur jour, rivalisant de crème et autres astuces pour masques les frasques de la veille qui ornaient son visage. La belle famille ne tarda pas à faire son entrée, coutumier des multiples provocations en tout genre Aiden en rajouta une à son tableau de chasse en ne daignant pas faire son apparition. Prenant d’assaut le salon, il se servit un scotch de vingt ans d’âge en osant couper le précieux nectar de glaçons. Un énième fait qui ne ferait que détériorer un peu plus les relations houleuses qu’entretenaient les deux hommes. Un regain d’orgueil lui permit de pousser le vice encore plus loin, puisqu’en s’installant sur le canapé de cuir blanc Aiden alluma la télévision. Une chaîne sportive retransmettait un match de football américain pour son plus grand plaisir et tout en croisant les jambes de manière masculine, le jeune homme goûta au liquide jaunâtre qui gisait au fin de son verre à demi remplit. Totalement absorbé par les images qui défilaient rapidement devant ses yeux, le son couvrit les pas de Siobhan qui s’approchait sur la pointe des pieds vers le malheureux distrait. Le souffle chaud effleura son oreille, réveillant des sensations enfouies depuis son adolescence. Cancun. L’alcool. La fête. La chambre d’hôtel. La plage. La chaleur étouffante. Le sexe. Son cœur rata un battement lorsqu’il sentit une vague de chaleur s’emparer de son être. Pris au dépourvu, son talent naturel pour le jeu et son habile répartie lui sauva une nouvelle fois la mise. « Vaguement. C’était il y a longtemps. » Répliqua-t-il à voix basse sans pour autant changer de position. Ainsi, elle ne pouvait voir le sourire qui se dessinait sur ses lèvres rosies par l’excitation qu’elle provoquait encore et toujours en lui par sa simple proximité. Comment aurait-il pu oublier ? Cela devait être sans doute l’un de ses meilleurs souvenirs. Parfois, il y repensait avec une certaine nostalgie mais ils s’étaient promis de ne jamais chercher à se revoir. Aucun contact. Mais, vous savez, parfois la vie est taquine et s’amuse à remettre sur votre chemin un élément déstabilisant du passé comme pour vous mettre à l’épreuve. Chienne de vie. « Ne sois pas si rancunière. A moins que se soit un trait de personnalité de Siobhan ? » Articula-t-il. Savourant les caresses expertes de son ancienne amante, le jeune homme ferma un instant les paupières afin de pousser à son paroxysme les sensations transcendante qu’il ressentait. Tout en reprenant ses esprits, une idée lui traversa la tête. Sans prévenir, Aiden s’empara du bras de la demoiselle et s’en servir de levier pour la faire basculer en se décalant lui-même afin de se faciliter la tâche. En peu de temps, la jolie brune se retrouva assise sur les genoux de ce dernier qui l’observait, satisfait. « Alors, qu’a prévu de porter ma future sœur au mariage grandiose de ta génitrice vénale et de mon père vieillissant qui arbora ta mère tel son plus beau trophée ? » Particulièrement tranchant, son ton se voulait lui plutôt ironique faisant écho à cette fantastique supercherie en préparation dans la salle à manger. Sans se l’avouer, Aiden refusait en bloc l’idée de voir Siobhan devenir sa frangine. Son corps la réclamait à corps et à cris, chose que même l’alcool n’annihiler pas.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Mer 29 Mai - 10:32


but uh-oh those summer nights
Aiden feat Siobhan.




Je me retrouvais à quelques centimètres de lui, chose qui dans mes souvenirs arrivaient régulièrement, cet été à Cancun avait marqué un tournant dans ma vie, c’était la première fois que je profitais réellement de la vie et Alekseï y avait été pour beaucoup. Le retrouver ici à Kawana, cette petite ville d’Australie était un mauvais tour du destin, karma et toutes ces conneries qui sont là pour nous rappeler à la réalité. Ou peut-être qu’il était là pour me rappeler cette vie que j’aurais pu avoir, pourtant je m’étais contentée de faire ce que l’on attendait de moi sans vraiment me rebeller, je me rendais compte alors que Samantha n’était pas la seule à avoir voulu être quelqu’un d’autre. Le jeune homme qui me tenait compagnie avait lui aussi voulu changer, ne pas être ce garçon coureur de jupon et arrogant à qui on a envie de mettre des claques. Je baladais ma main sur son torse sans même me préoccuper que quelqu’un puisse nous surprendre, se serrait tous de même mal vu ce rapprochement entre nous deux, futurs frère et sœur. Mais au fond nos parents respectifs devraient être content si on s’entend bien, je souriais à sa répartie, ça m’avait manqué. Il était l’un des seuls qui avaient osé me tenir tête à l’époque, en même temps il ne savait rien de Siobhan la méchante fille qui fait peur à tout le monde en un regard. Même si il avait eu un aperçu avec ma petite crise d’hystérie lorsque je l’avais retrouvé dans ma suite le premier jour. « Crois-moi, tu ne connais rien à propose de Siobhan mais je me ferais un plaisir de te la montrer. » Je continuais à chuchoter à son oreille, pour préserver ce secret qu’on gardait bien pour nous. Il venait de réveiller en moi tout un tas de sensation, il me faisait me sentir vivante. Surement car il me sortait de cette routine que je suivais, il était imprévisible et je ne risquais pas de m’ennuyer avec lui. La preuve je me retrouvais sur ses genoux, la position relevant légèrement le bas de ma robe pour lui offrir une jolie vue sur mes cuisses dénudées. Je riais à sa remarque, on était réaliste l’un et l’autre ce mariage allait arriver simplement pour permettre à nos parents de ne pas finir seuls mais aussi car ils avaient chacun quelque chose à tirer de cette union. Pour ma mère c’était l’argent et visiblement pour son père c’était simplement avoir une femme à son bras, autant engager une prostitué de luxe pour ça, il y perdra surement moins d’argent en plus connaissant ma mère. « Et bien Aiden, tu ne te sens pas d’humeur pour un mariage on dirait… Ne t’en fais pas je pense que ma robe te donnera envie de venir. » Je souriais, le fait qu’on allait devenir frère et sœur ne le dérangeait visiblement pas, tout comme moi. De toute façon cette union n’était qu’une supercherie on en était conscient l’un et l’autre, puis on ne pouvait pas nier notre attirance surtout pas après toutes ces années. « J’hésite entre deux robes d’ailleurs, il y en a une en satin rouge fendue jusqu’en haut de ma cuisse. » A l’aide de mon index je passais sur ma cuisse pour l’aider à visualiser la robe et surtout le fendue qui la rendait vraiment sexy, en réalité je n’avais pas vraiment encore choisi de robe, préférant ne pas me mêler à ses préparatifs de mariage qui m’ennuyait terriblement. Mais ma mère tenait absolument à ce que j’aille choisir ma robe bientôt, il faut que sa fille et demoiselle d’honneur soit parfaite pour trouver un futur mari d’après elle. « La deuxième est noire et à un décolleté vertigineux et surtout elle n’est attachée que par un petit nœud sur mon cou libérant ainsi mon dos et mes reins. » Je ne le lâchais pas des yeux, me rendant sexy le plus possible, je voulais qu’il me trouve irrésistible pour que je puisse lui résister. Retrouver ce jeu de nos débuts à Cancun quand on se retrouvait aux mêmes fêtes mais sans jamais se rapprocher. Je me défaisais alors enfin de son regard, comme si je n’en avais rien à faire pour attraper le verre poser sur la table basse et en boire une gorgée. Maintenant qu’on allait être de la même famille il pouvait partager, de toute façon je ne lui laissais pas le choix, même si Siobhan et Samantha était très différente certains points de caractère les reliait, elles étaient sûres d’elle toutes les deux et n’hésitait pas à tenir tête à Aiden/Alekseï s’il le fallait. Je pense que c’est une chose qu’il avait apprécié chez moi d’ailleurs, je n’étais pas une stupide bimbo prête à le suivre comme un petit toutou juste pour entrer dans ses faveurs. Je les avais vu toutes ces filles qui tournaient autour de lui lors du spring break attendant un simple regard de sa part, moi je riais en voyant ces scènes sachant qu’il finirait la nuit avec moi quoiqu’elles fassent. Je gardais le verre dans ma main, la fraicheur des glaçons m’aidant à me rappeler que je ne devais pas céder même si il tentait une approche. « Mais je parie que tu seras surement accompagné d’une ravissante bimbo sans aucune conversation à part l’état de ses ongles … Le choix de ma robe ne t’intéresse donc surement pas tout comme la facilité avec laquelle elle pourra s’enlever. » Je prenais alors le bout de ma robe pour le remettre bien et ainsi cacher les bouts de ma peau un peu trop dévoilé. J’étais plutôt fière de moi, insufflé le chaud et le froid était une chose que lui-même m’avait appris, je finissais alors son verre d’une traite. La situation était étrange et pourtant je me sentais bien, à ma place, Aiden avait ce petit truc à en plus que je n’avais jamais su trouver chez un autre homme. Qu’il est dix-huit ou vingt-six ans il avait ce charisme qui ne vous donnez qu’une envie, être proche de lui, il devait en jouer à longueur de temps d’ailleurs, car soyons réaliste avec une belle gueule comme ça on a toujours ce qu’on désire alors je comptais bien être la seule chose qu’il ne pourrait pas avoir.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Jeu 30 Mai - 18:18


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Cette satanée tension sexuelle taraudait l’esprit léthargique du jeune homme harcelé du même coup par une flotte impressionnante de souvenirs plus érotiques les uns que les autres. En rien aidé par son cortex cérébral défaillant face aux nombreux assauts d’une Siobhan en pleine possession de ses moyens. Son charisme lui permettait d’affronter la situation pour ne pas en sortir perdant, cependant, il ne pouvait nier l’attirance qui le liait apparemment toujours à elle. Une alchimie particulière qui ne s’était pas essoufflée avec les années au plus grand damne de l’australien qui devait se faire à l’idée de l’avoir en guise de demie sœur, frustrant ainsi ses propres envies peu catholique. Dieu ne lui viendrait pas en aide de toute façon. Tour à tour ils s’affrontaient du regard à présent face à face et malgré la proximité, les anciens amants n’outrepassaient aucune limite. Flirtant toutefois avec l’interdit. Aguicheuse, la jolie brune n’avait rien perdu de sa superbe, bien au contraire, elle s’amusait avec les nerfs fébriles d’Aiden qui laissa son regard – à défaut d’autre chose – glisser le long des jambes fuselées qu’elle lui laissait redécouvrir. Avalant avec difficulté sa salive, ses yeux azur se plantèrent dans le regard chocolaté de sa dulcinée qui prenait un malin plaisir à vaciller dangereusement dans la provocation. Le domaine de prédilection d’Aiden. Grave erreur. Sans détacher ses yeux des siens, sa main effleura avec une langueur calculée sa cheville. « Dans mes lointains souvenirs, je crois que je te préférais sans rien sur le dos… » Ses doigts remontèrent lentement le long de sa cuisse pour finalement enlever cette dernière à la fin de sa phrase, reportant toute son attention sur le match se déroulant sur l’écran. Bien que le sport soit une énième drogue à laquelle il s’adonnait régulièrement, son intérêt à l’heure actuelle pour une équipe transpirante qui se disputait un pauvre ballon n’était en réalité qu’un subterfuge visant à déstabiliser la jolie brune. « Enfin, j’appréciais, la nudité de Samantha. » Lâcha-t-il le plus sérieusement du monde, laissant retomber la fin de sa phrase sans équivoque dans un silence quasi glaciale. Vint alors ce sourire en coin significatif et particulièrement agaçant pour le commun des mortels qui avait pour habitude de côtoyer l’arrogant jeune homme. Ils avaient certainement tout deux beaucoup changé depuis leur séjour paradisiaque mais cela avait été un moment hors du temps, suspendu dans leur mémoire. Malgré les remarques déplacées qu’il avait proféré à son encontre, elle ne se démonta pas profitant de l’instant de faiblesse qu’elle avait certainement décelé pour enfoncer un plus le couteau dans la plaie en décrivant les robes qu’elle porterait sûrement lors de ce mariage si soudain. Refusant obstinément d’accorder le moindre signe d’attention à celle qui se trouvait toujours sur ses genoux, ce fut un effort surhumain. Et vain. Puisque après avoir outrageusement décrite sa première robe, c’était au tour de la seconde qui était tout aussi prometteuse en terme de sex appeal.

Les flammes du désir firent écho au changement radical dont elle fit preuve en délaissant le jeu de séduction que Siobhan avait elle-même instauré pour finalement oser s’emparer du verre d’Aiden pour en goûter le nectar alcoolisé. Tout en arquant le sourcil, perplexe face à ce geste d’intrusion, il observait la scène sans piper mot. Muet, il réalisa que tout deux disposaient des mêmes armes et qu’ils n’hésiteraient pas à pousser l’autre dans ses retranchements pour arriver à leur fin respective. La froideur dont elle fit preuve, loin de paralyser le blondinet, lui donna plutôt envie de jouer avec ce feu ardent qui les avaient consumé lors des semaines ensoleillées paraissant si lointaines à présent. A l’aide de sa main, il passa deux doigts sous le menton de la jolie brune afin de la forcer à plonger une énième fois son regard dans le sien. Ses lèvres s’approchèrent alors dangereusement, laissant ainsi quelques précieux millimètres les séparant d’un baiser inévitable. Sa seconde main se logea avec discrétion sur sa nuque, caressant celle-ci avec une douceur passée visant à raviver un peu plus les souvenirs enfouis… « D’un côté tu as raison… Pourquoi s’intéresser à une robe que l’on pourrait peut être défaire facilement dans un futur à la fois si proche et si horriblement lointain… » Chuchota-t-il d’une voix rauque, son souffle caressant délicatement la courbe rosie de sa bouche pulpeuse et légèrement entrouverte. Ses doigts longèrent son cou pour finir leur chemin au creux de ses omoplates. « …Alors que je peux d’ores et déjà m’occuper de la robe que tu portes actuellement. » Sans avertissement plus éloquent que ses propres paroles, il acheva son plan en tirant sur la glissière retenant le haut de sa robe. Pour parfaire son méfait, ses deux bras soulevèrent avec une facilité déconcertante le corps frêle et dénudé de la jeune fille avant de la lâcher sans précédent sur le canapé. Ravi de sa réactivité, il rejoignit le bar pour se servir un verre à la vue du vide qui se trouvait dans le premier. Dos tourné, Aiden ne cachait pas sa satisfaction grandissant et apprécia tout particulièrement la gorgée de scotch qui brûla un tantinet le gorge lors de son passage. Tout en s’installant sur un tabouret, il se tourna à nouveau en direction de la demoiselle, sourire aux lèvres. « En toute honnêteté, ce n’est pas réellement leurs conversations qui m’attirent comme tu peux t’en douter. Mais en tant que garçon d’honneur, une énième frasques de ma part lors du mariage de mon père serait mal vu. A croire que son sens de l’humour est atrophié ! » Expliqua-t-il avec dédain sans pour autant émettre l’hypothèse qu’ils pourraient s’y rendre ensemble comme la tradition le voudrait. Les deux futurs époux étaient pourtant loin des traditions avec leur divorce respectif au compteur ! Pourquoi se devrait-il de les respecter ? Lui qui ne croyait ni en Dieu, ni en une entité supérieure et impalpable. Les églises n’étaient en rien des lieux de prédilection le concernant mais face à un héritage qui pourrait lui passer sous le nez il se devrait de faire l’effort, tout comme Siobhan et envers leur envie de passer leur tour. Prenant un malin plaisir à observer sous toutes les coutures la femme qu’elle était devenu, Aiden se demandait comment il allait réellement contenir ses hormones de mâles qui le tiraillaient déjà après quelques minutes de cohabitation.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Jeu 30 Mai - 20:15


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Aiden feat Siobhan.





Aiden jouait les indifférents, préférant se focaliser sur l’écran qui diffuser un match de je ne sais quel sport, pour être honnête je n’avais jamais été une grande fan de ce genre de chose, voir des abrutis courir après un ballon ce n’était pas pour moi, à la limite ils joueraient torse nus j’y verrais un petit intérêt mais là rien. Ce jeu établit entre nous était né tout seul, enfin renait plutôt vu qu’on avait précédemment joué au chat et à la souris durant un été. C’était automatique entre nous, un coup on se rapprochait plus que jamais pour ensuite faire comme si on n’en avait rien à faire, il risquait d’ailleurs de me rendre folle car on était tellement similaire sur ce point-là que le jeu ne verrait jamais de gagnant. Je ne préférais même pas imaginer si un jour on en venait à se haïr, se serait l’équivalent d’une troisième guerre mondiale, mais malheureusement je savais qu’on pouvait très rapidement basculer dans une guerre stérile, une guerre ou il serait impossible de voir un gagnant. Pourtant une chose ne disparaitrait jamais, ces souvenirs qu’on s’était créer, ils étaient si parfait, cet été là on avait fait qu’un laissant de côté nos caractères insupportables. On ne retrouverait jamais une harmonie pareille, surement car d’ici quelques temps il serait mon frère et nous allions former une famille. Je chassais cette idée de ma tête rapidement, rien que l’idée de jouer la sœur toute gentille me mettait hors de moi, je ne suis pas sûre que dieu voit d’un très bon œil que deux anciens amants fassent parti de la même famille à présent, quelle idée avait eu ma mère de se remarier à son âge aussi. Le plus étonnant était que si j’avais recroisé Aiden dans la rue, je ne sais même pas si j’aurais toujours ressenti cette envie pour lui, l’interdit me poussait à flirter avec lui. J’avais toujours voulu ce que je ne pouvais pas avoir, surement mes gênes de petite fille capricieuse, je ne nie pas que ce dernier est toujours aussi sexy et que dans n’importe quel configuration je lui aurais surement sauté dessus mais là c’était diffèrent il y avait quelque chose en plus. Ce petit truc qui faisait que j’étais incapable de m’empêcher de flirter avec lui. Mais alors que je feignais les indifférentes c’est ce moment qu’il choisit pour se ré intéresser à moi, il s’approchait de moi laissant à peine quelques centimètres entre nos lèvres. Je résistais du mieux que je pouvais même si j’avais envie de céder à la tentation, je ne voulais pas qu’il gagne notre petit jeu et ça prenait le dessus sur mes envies et mes hormones. Mais chacune des caresses du jeune homme affaiblissait ma volonté, je n’arrivais même pas à articuler une phrase alors que ses doigts dénoués le nœud de ma robe. Je sentais les deux bouts de tissu qui la retenait pendre dans mon dos, mais surtout je sentais les bras d’Aiden me prendre pour me soulever. Il s’était levé et je me retrouvais seule sur le canapé complètement abasourdie par la scène précédente. Il fallait que je reprenne le dessus d’une façon ou d’une autre, en faisant tout pour qu’il ne puisse pas toucher une seule parcelle de mon corps vu que c’était visiblement mon point faible. Je le regardais s’installer sur un tabouret, je m’installais alors confortablement sur le canapé, croisant les jambes et ne le lâchant pas du regard. Je souriais à ses propos, j’avais pu remarquer le genre de fille avec qui il aimait passer son temps le jour où je l’avais rencontré aux yeux de nos parents respectifs. « Je peux comprendre Walter, les prostitués ne sont pas connus pour leur politesse et leur bienséance. » Je lâchais ces quelques mots sans aucun détour, en même temps les deux jeunes femmes que j’avais pu apercevoir ressembler plus à des filles de joie qu’à des demoiselles de bonne famille mais je ne devrais peut-être pas m’arrêter à une première impression. Je regardais le verre vide que je tenais dans la main en faisant une légère grimace. « Je vois que ton père ne t’a pas appris qu’il fallait resservir une femme quand son verre est vide. » Je me levais alors du canapé, en espérant que ma robe ne décide pas de tomber, visiblement elle tenait plutôt bien, je ne prenais alors pas la peine de la rattacher pour l’instant. Je me dirigeais vers le bar et par conséquent vers le jeune homme, sans un regard pour lui je resservais simplement mon verre le laissant sur le bar pour me retournait vers Aiden. « Tu sais si tu voulais voir mes sous-vêtements il n’y avait qu’à demander. » Je le regardais amuser, avec ce regard coquin, il ne pouvait pas passer à côté de ce dernier et j’espérais bien éveiller en lui de vieux souvenirs enfouis. Je passais alors mes mains autour de mon cou pour les faire redescendre dans mon décolleté, je baissais alors les yeux vers ma main tout en me mordillant la lèvre inférieure. « Malheureusement pour toi tu ne les verras pas … Frérot. » Je faisais alors remonter mes mains jusqu’à ma nuque pour refaire un petit nœud, juste au cas où, il ne faudrait pas que ma robe tombe devant mon nouveau beau-père ça pourrait mettre tout le monde mal à l’aise, enfin tout le monde sauf Aiden qui rirait surement à cette scène. Je me détournais alors de lui pour prendre mon verre et retourner m’installer sur le canapé, je prenais alors la télécommande dans les mains. « Ca ne te dérange pas si je change. » Question purement symbolique car je m’afférais déjà à zapper sur cet écran géant, j’avais simplement décidé de le déranger dans sa matinée tranquille, puis comme je l’ai dit le sport très peu pour moi à part le sport de chambre évidemment mais je n’ai pas besoin de préciser ce genre de chose je pense. Puis j’allais faire partie de sa famille alors autant l’habitué à ma présence dès le départ, je prenais de la place comme fille et je comptais bien le lui prouver en l’ennuyant au plus haut point.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Jeu 30 Mai - 21:27


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La moindre particule de son être s’agitait dès lors qu’il effleurait sa peau. Son parfum emplit de souvenir, Aiden se remémorait inconsciemment les tendres moments qu’ils avaient partagé et même si la persistance de ses flashs back le désarçonnait, il restait impassible. Dissimulant ses faiblesses derrière un sourire factice. Le destin, tout comme le karma, n’était pas une chose à laquelle le jeune homme croyait avec ferveur. Mais la vie pouvait être étrange parfois. Les voilà réunit à nouveau dans un tout autre cadre. Une toute autre vie. Leurs identités étaient différentes mais ils avaient également fondamentalement changés ce qui n’arrangeait en rien l’électricité régnant dans la pièce où ils se trouvaient. Ils se repoussaient. Ils s’attiraient. Le genre de jeu qui ne finissait généralement jamais bien. L’australien venait d’ailleurs de prouver qu’il était un adversaire de taille, les bassesses étaient monnaie courante dans son monde et il ne rechignerait pas à user de ses dons de manipulation et de séduction aux dépends de la jolie brune qui agissait tout autrement que durant leur séjour à Cancun. Le lui reprocher serait puérile et surtout injustifiable étant donné les agissements du jeune homme. Ce souvenir aux allures d’idylle de film à l’eau de rose risquait de se ternir. Chose qu’il ne souhaitait pas. Pourtant, cela semblait inévitable tout comme leur confrontation qui tournait aux règlements de compte agrémenté d’une tension sexuelle étouffante. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir clair dans ce qui se tramait entre eux. La situation ne faisait qu’attiser le désir. L’interdit d’une relation rendait encore plus agréable l’idée d’un quelconque rapprochement et n’arrangeait donc en rien les affaires des anciens amants qui se cherchaient de toutes les manières possibles et inimaginables. L’idée d’être surprit était délectable. La discrétion aurait dû être de mise. Si les futurs mariés débarquaient à un moment fort inopportun qu’adviendrait-il ? L’absence de réponse à cette question aurait pu causer une certaine appréhension au sein de l’esprit d’Aiden, mais c’était mal le connaître… Le trouble qui s’était emparé de Siobhan disparu bien trop rapidement aux yeux du revanchard qui n’avait pas dit son dernier mot. La demoiselle reprit son mordant habituel pour l’attaquer de front en critiquant les multiples conquêtes qu’il avait pu ramener au cours des dernières années. « Comme tu le sais, et à juste titre, je n’ai jamais eu à payer pour avoir n’importe quelle femme dans mon lit. Les années t’auraient elles rendues amère Sam’ ? » S’amusa-t-il à la surnommer. Les vestiges du passé n’étaient jamais bien loin. Se moquant ouvertement d’elle en lui rappelant qu’autrefois elle-même s’était retrouvée dans ses draps. Et ce à plusieurs reprises. Il avala une seconde gorgée sans jamais ôter ses yeux de l’invitée à moitié nu qui se trouvait sur son canapé. « Si tu savais ce que j’ai bien pu faire sur ce sofa avec bons nombres de « prostituées » comme tu aimes à les appelés, tu n’y serais certainement pas assise ! » Une ultime provocation dont il se délectait tout particulièrement. Titillant volontairement l’orgueil de Siobhan, qu’il savait ultra développé, il empruntait un chemin pas bien différent du sien. Elle venait de l’attaquer, il se devait d’y répondre.

Tout en lui reprochant son manque d’hospitalité et d’éducation, elle entreprit de se joindre à lui pour reprendre de ce breuvage désinhibant qui n’aiderait certainement en rien les deux adultes dans leur démarche. Ayant pour avantage forte résistance à l’alcool, il partait avec un coup d’avance. Les hostilités étaient loin d’être derrière eux et elle usait avec habilité de ses charmes. Loin d’y être insensible, le jeune homme devait fournir un effort supplémentaire pour ne pas céder à ses plus bas instincts auxquels, en général, il ne résistait pas. La luxure était un pêché et il en étant certainement le plus fervent adepte ! La façon qu’elle avait de se mordre la lèvre avait quelque chose d’électrisant, fort heureusement pour sa victime, les manches longues cachait habillement la chair de poule provoquée par une série de frisson. « Ne sois pas si sûre de toi… Soeurette. » Il n’était pas le seul à être en proie à une envie persistante et dérangeant, les sentiments du passé refaisait surface en même temps que l’attirance. Poivron notoire, son second verre fut ingéré en quelques minutes et, à peine la dernière goutte avalée, le niveau remonta bien vite. Peut-être aurait-il dû directement s’emparer de la bouteille ! Elle s’échappait alors pour jeter son dévolu sur le plasma sans prêter attention à son hôte qui soupira d’amusement face aux enfantillages dont ils faisaient preuve. « Je manque à tous mes devoirs. Puisque tu vas bientôt faire partie de la famille, laisse-moi te faire visiter l’endroit où ta mère et toi risquiez d’emménager. » Ne lui laissant nullement le temps de répliquer, Aiden emprisonna sa main dans la sienne et il entreprit de prendre l’air. En effet, quelques pas leur suffirent pour atteindre l’immense jardin. Siobhan ne connaissant absolument pas la disposition des pièces contrairement à Aiden qui en profita pour la positionner face à la piscine. L’angle de vue donnait directement dans la cuisine où se trouvait leur parent respectif, trop occupés par les préparatifs du mariage pour faire attention à leur présence. Délivrant le membre supérieur de la demoiselle, il la contourna afin de se poster dans son dos. Il se colla alors littéralement à elle, dégageant son cou des mèches égarées de sa chevelure auburn. Entourant sa taille d’un de ses bras, il soutenait sa tête de sa main de libre et se pencha vers sa peau offerte… « Que penseraient-ils si par inadvertance ils relevaient la tête vers la fenêtre… ? » Souffla-t-il avant de poser ses lèvres derrière son oreille. Tout en traçant un chemin imaginaire au creux de son cou, son étreinte se fit plus vive. Lorsqu’il sentit qu’elle s’abandonnait à lui, baissant ainsi sa garde… il la poussa directement dans l’eau. Le bruit rendit curieux les cinquantenaires qui aperçurent leurs enfants, Aiden feignit la surprise en se précipitant pour tendre une main faussement innocente à sa future demie sœur. Bien évidemment, Walter accourut suivit de près par sa fiancée. « J’avais pourtant demandé au jardinier de vérifier les dalles ! J’espère qu’elle ne s’est pas fait mal en tombant. Je devrais peut être aller lui chercher une serviette, je vous laisse lui indiquer la salle de bain du première étage père. » Argumenta-t-il avec affront tandis que, dégoulinante, Siobhan sortait tant bien que mal de l’eau. Sans un mot de plus, Aiden prit le chemin inverse et rentra à nouveau dans la maison comme convenu dans son précédent discourt parfaitement rôdé. Le jeu ne faisait que commencer.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Jeu 30 Mai - 22:29


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La partie était lancée et Aiden semblait être un adversaire de taille, les souvenirs qu’on partageait contraster avec cette nouvelle relation naissante, on mettait au placard ce qu’on avait pu ressentir dans le passé pour s’affronter dans un duel. C’était une sorte de partie d’échec ou chacun fait son coup puis attend que l’adversaire contre-attaque, il y avait une particularité aux échecs, car il fallait toujours avoir un coup d’avance sur l’autre, ce n’était pas forcément mon cas je dois l’avouer. J’étais aveuglée par cette orgueil qui emplissait mon corps, on avait menti tous les deux et je me demandais si ça faisait de notre histoire un pur fantasme inventé de toute pièce ou si au contraire on avait été nous même sans avoir à faire attention à nos passés respectifs ou les idées reçu que les gens avaient de nous. Je me demandais s’il était possible qu’on se batte ainsi pour seulement masquer cette envie de l’autre, les coups bats étaient de mise et j’avais lancé le combat en appelant ses conquêtes des prostitués. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal, ces personnes étaient comme nous et avait un cœur aussi simplement elles se faisaient payer contre des faveurs sexuels. Il ne tarda pas à riposter, me rappelant que j’avais été moi aussi dans son lit, je m’en souvenais parfaitement. Ces souvenirs étaient présents pour toujours dans ma mémoire, même s’ils risquaient d’être terni par notre bataille, mais ça avait été de bons moments, on avait utilisé de faux noms alors au fond je préférais faire comme si c’était des souvenirs d’une vie antérieure qui ne pourraient jamais être gâché. Je fronçais légèrement les sourcils tous de même, il me mettait au même rang que ses conquêtes stupides et je n’appréciais guère ça. « Samantha était jeune et naïve, on fait tous des erreurs quand on a dix-huit ans. » J’étais fière de moi, même si au fond il ne serait jamais une erreur mais il l’avait cherché surtout en parlant de ce qu’il avait fait sur ce même sofa ou j’étais assise. J’étais loin d’être une jeune femme prude mais je préférais éviter d’imaginer mon ancien amant et futur frère avec une jeune femme. « Bon d’accord ce ne sont pas des prostitués juste des femmes avec une faible estime d’elle-même si tu préfères. Puis j’aime croire que vos nombreux domestiques ont nettoyé ce canapé souillé par toi. » Il était tellement sûr de lui et arrogant, le parfait stéréotype du gosse de riche en fait. Alekseï était tout autre, enfin dans mes souvenirs puis on n’avait pas parlé de nos familles mais je l’imaginais l’esprit libre qui voulait voyager et voir toutes les merveilles du monde. Je m’étais peut-être inventer l’homme parfait sans voir qui il était réellement, même si son côté dragueur était ressorti rapidement au début de notre rencontre. Dans mes souvenirs il était toujours suivi de jeune femme plus désespéré les unes que les autres, essayant de capter son attention pour avoir la chance d’être intéressante une nuit entière. Malheureusement pour toutes ces jeunes femmes avec peu de vertu il finissait chaque nuit avec moi, chose étonnante d’ailleurs, on avait partagé nos lits chaque nuit même après la semaine avec nos amis. On ne s’enfuyait pas au petit matin discrètement, on se réveillait ensemble comme un… Couple c’était ça, on avait était un couple pendant quelques temps ce qui rendait la situation d’autant plus étrange. Alors que j’étais sur le canapé il emprisonna ma main pour me faire ‘visiter’ les lieux, je me refroidissais alors qu’il me parlait de vivre sous ce toit, malheureusement il avait peut-être raison. Ma mère ne me laisserait pas rester seule au cottage et je n’avais pas envie de m’acheter un appartement, je ne savais même pas si je voulais rester dans cette ville et je ne voulais pas d’attache ici. Alors je serais surement obligée de venir ici, avec ce sentiment d’être une étrangère à chaque fois que j’entre dans une pièce. Je me laissais alors faire, visiblement je n’avais pas le choix d’après le jeune homme. Je me retrouvais alors dans le jardin, face à une immense piscine, Aiden se positionna derrière moi faisant apparaître une vue vers la cuisine et nos parents respectifs, ces derniers étaient visiblement dans une conversation des plus importantes sur la couleur des nappes. Rapidement la vision de ces deux-là m’était indifférente, Aiden avait entrepris de me pousser au bout et je me laissais aller malgré moi en sentant son corps contre le mien. Mais il décida de porter le coup de grâce en posant ses lèvres dans mon cou, je me sentais faible face à ce coup, c’était mon point faible et il le savait parfaitement, visiblement un des souvenirs dont il se souvenait parfaitement pour me faire flancher. Mais baisser ma garde était visiblement la plus mauvaise chose que je pouvais faire car je me retrouvais d’un seul coup dans la piscine. Je n’avais rien vu venir et j’étais maintenant trempée, ma mère et son abruti de fiancé qui avait comme fils le diable en personne arrivèrent pour voir ce qu’il se passait alors qu’Aiden me tendait sa main. Je lui lançais un regard noir et ignorer son aide pour me débrouiller par moi-même, je sortais alors de la piscine plus énervé que jamais. Je lançais un regard noir à ma mère qui tentait simplement de savoir comment j’allais, mais je n’avais pas envie de lui parler après cette scène. Je m’étais laissé aller à peine quelques secondes puis j’avais pris une douche froide, j’aurais dû m’y attendre et je ne ferais certainement plus la même erreur. On m’indiqua la direction de la salle de bain et je m’y rendais en fulminant, j’avais envie d’insulter cet idiot mais au fond la vengeance semblait une meilleure idée. Une fois dans la salle de bain j’enlevais ma robe pour me retrouver alors vêtue simplement de mes sous-vêtements noirs en dentelle. Quelqu’un frappa à la porte c’était probablement Aiden, je détachais alors mes cheveux tout en restant dans cette tenue plutôt déshabillée. « Entrez. » Je me tournai vers la porte et c’était bien lui qui m’apportait une serviette, je le regardais alors innocemment, il devait surement s’attendre à ce que j’ai gardé mes vêtements ou alors que je me rhabille face à sa venue. Je m’approchais alors de lui pour enlever la serviette de ses mains que je laissais tomber par terre négligemment. « Il faut croire que tu étais prêt à tout pour me voir un peu plus dénudée. » Je passais derrière lui pour fermer la porte, tournant la clé dans la serrure, entre quatre murs se serait surement moins facile pour lui de bien se tenir. Je retournais face au miroir en faisant semblant de me regarder, je prenais alors la serviette par terre en prenant soin de me baisser d’une manière plutôt sexy, oui je n’allais pas faire comme si j’étais seule dans la salle de bain. Je commençais alors à me sécher légèrement, tamponnant la serviette sur ma poitrine. Tout en m’approchant de lui, je gardais cet air innocent comme si j’étais un ange tombée du ciel. Je me retrouvais alors à quelques centimètres de lui. Il avait d’ailleurs reculé jusqu’à être bloquer entre la porte et moi, ce qui me donnait un certains avantage il faut l’avouer. « Tu vas être obligé de me prêter une de tes chemises … » Je souriais légèrement, comme pour garder cette apparence de gentille petite fille, je posais alors une de mes mains sur son torse malheureusement encombré par des habits. « Dans mes souvenirs ces dernières m’allaient plutôt bien après nos nuits enflammés. » Je restais alors là, le regardant en scrutant chacune de ses réactions, espérant que la tentation soit trop forte pour lui, ainsi je pourrais lui donner une douche froide à ma façon.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 31 Mai - 8:21


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Sans doute n’avait-il pas prit le plus agréable des chemins, peu de solution s’offrait à lui et aucune d’entre elle ne lui permettait réellement de gérer une telle situation. Une certaine rancœur subsistait, n’en connaissant pas la cause. Cette promesse qu’ils s’étaient faits la veille de leur départ venait d’être rompue bien malgré eux et au fond, sans pour autant en trouver une explication plausible, il lui en voulait. Ce souvenir devait rester intact dans sa mémoire et à cause de cet ignoble mariage factice, elle débarquait de nouveau dans sa vie. Bouleversant ses certitudes quant à la réalité de leur séjour et des moments qu’ils avaient partagés. Après tout, si elle avait menti sur son prénom et ses origines, qu’en était-il du reste ? Eloignant avec ferveur cette sombre idée, Aiden s’évertuait à repousser en bloc les vaines tentatives de la jolie brune en masquant ses émotions pour ne jamais lui laisser l’occasion de l’atteindre de quelques manières que ce soit. Pourtant la comparaison de leur vague idylle à une vulgaire erreur de jeunesse le piqua au vif bien plus qu’il ne l’aurait voulu. Revanchard, sa contre-attaque ne tarda pas et ce fut fortuitement, au gré de leurs pas, qu’il eut cette génialissime idée. Puisqu’il ne pouvait décemment pas se laisser aller à redécouvrir les courbes de son corps sans risquer un pugilat familiale, alors il ferait en sorte qu’elle le déteste. Jamais ils ne deviendraient amis et encore moins frères et sœurs, ils jouaient à un jeu dangereux et si Aiden ne pouvait pas retrouver son premier amour dans de bonnes conditions, alors il ferait son possible pour rompre tout contact en dehors des dîners et autres galas obligatoires. Emplit d’intentions malhonnête, il lui avait fallu se battre contre lui-même pour réussir ce tour de force. Dévorant son cou, l’australien s’apercevait peu à peu que son propre stratagème se retourner contre lui. Perdre la face était inenvisageable. Tout comme l’hypothèse d’un éventuel moment charnel. Résistant tant bien que mal aux questionnements incessants de son intellect, faisant taire violement sa conscience qui défendait les cris de son cœur autrefois endormi, le jeune homme ne pouvait plus reculer. Le corps de Siobhan rencontra avec perte et fracas la surface de l’eau avant de disparaître l’espace de quelques secondes dans les abysses de la piscine. Ayant prévu l’éventualité d’un bruit qui attiserait l’attention des futurs époux, son discours était parfaitement rôdé et sans attendre une quelconque réponse de la part de son auditoire, ni même de sa pauvre victime, il s’engouffra dans la bâtisse. Le blondinet ne réalisait pas encore totalement l’ampleur de son acte mais il se doutait sans mal que le courroux de son adversaire serait sans égal.

Gentleman, et prouvant ses dires précédents, le jeune homme toqua à la porte de la salle de bain après avoir au préalable prit une serviette propre. Devant lui se trouvait alors l’adolescente qu’il avait autrefois connu et qui avait bien grandit. Ses courbes de femmes attisaient un feu profondément enfouis en son bas ventre, son regard se délectait des formes avantageuses dont elle disposait. Effet de surprise garantit. Ses sous-vêtements ne faisaient que souligner sa beauté physique incontestable. Pris à nouveau au dépourvu face à une partenaire de jeu de taille, cette dernière en profita pour fermer la porte de la pièce à pièce afin de profiter d’une intimité nouvelle. « Et encore… Tu n’as qu’une vague idée de ce dont je suis capable pour arriver à mes fins. Mais que veux-tu, à force de chatouiller ma mémoire j’ai eu envie de te voir dégoulinante d’eau en souvenir du bon vieux temps ! » Affirma-t-il d’un air faussement innocent, arborant ainsi une attitude de retrait. Malgré le temps, et les changements autant physiologiques que psychologique, il la connaissait bien. Elle se vengerait, le tout était de savoir quand cela se produirait. Alors autant rester sur une certaine réserve. Volontairement, Siobhan offrit l’une des plus belles vue qui avait été donné de voir au jeune homme ébahit devant un tel culot. Mais aussi devant ce corps parfait qu’elle arborait à présent. Aucune échappatoire possible puisque la jolie brune possédait la clé. Sentant ses forces l’abandonner au fur et à mesure qu’elle s’avançait vers lui, son dos rencontra la porte. Coincé entre un mur et la jeune femme, sa réactivité semblait s’être échappée ailleurs ! Le seul contact de ses mains sur son torse le fit déglutir et détourner le regard à la simple évocation d’un énième souvenir. « Tu ne sais pas dans quoi tu mets les pieds… Fais attention à ne pas te brûler les ailes. Il ne faudrait pas reproduire les mêmes erreurs. » Elle n’était pas la seule orgueilleuse dans cette pièce suintant le luxe jusque dans les moindres détails. Ses synapses se mirent alors à s’agiter dans tous les sens et une idée lui vint alors en tête. Aiden s’avança alors d’un pas pour se retrouver collé littéralement à elle, il fit glisser ses propres mains sur celle de la demoiselle lui faisant face. Il les utilisa alors pour déboutonner sa chemise et ainsi dévoiler ses propres changements corporels, lui aussi avait bien grandis… « Vu que tu viens de nous enfermer, je vais te prêter celle-ci. » Murmura-t-il à son oreille alors que le dernier bouton venait tout juste de sauter. Sa veste retomba au sol et il put à sa guise enlever sa chemise turquoise qu’il déposa finalement sur les épaules de Siobhan. « Puisqu’on est enfermés ici jusqu’à ce que tu te décides à digérer ton plongeon. Je vais en profiter pour me doucher le temps que tu te sèches. » Joignant le geste à la parole, Aiden disparu de son champ de vision et ouvrit l’arrivée d’eau de la douche italien dont la paroi vitrée légèrement floue ne laissait présager rien de bon pour la demoiselle. Sans pantalon ainsi que ses chaussures retrouvèrent rapidement sa veste, il ne restait qu’une entrave à sa nudité. Nullement pudique, il se départit du dernier morceau de tissus et continua sa route sous le jet d’eau chaude. « N’hésite pas à me rejoindre si tu as froid. Je m’en voudrais si tu attrapais mal par ma faute. » Tout en parlant, il poussa le vice un peu plus loin en restant toujours proche de la vitre afin qu’elle puisse à sa guise profiter des formes qu’elle distinguait. Lui aussi savait jouer de ses charmes et ce fut avec un plaisir malsain qu’il se savonnait lentement en prenant soin d’insister sur son torse et ses fesses… If you dare come a little closer…



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 31 Mai - 11:14


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Je me regardais dans le miroir, essayant de me mettre en valeur le plus possible pour le tenter je ne sais pas vraiment pourquoi je continuais ce jeu, ou même pourquoi je l’avais commencé. C’était surement la meilleure chose pour que je me fasse à l’idée qu’on allait former une seule et même famille, le haïr m’aiderait à supporter cette histoire. De tous les hommes que ma mère aurait pu choisir, tous ces hommes riches et seuls qui sont prêt à tout, elle avait pris Walter créant ainsi une nouvelle famille. Aiden mon ancien amour de vacance, celui qui m’avait permis de me lâcher durant un été en oubliant toutes mes responsabilités, celui qui m’avait fait connaître la passion à l’état pur. Celui qui symboliser une autre vie se tenait là dans la salle de bain, enfermé sans aucune possibilité de sortir de là. J’étais sure de moi, surement grâce à ma petite baignade imprévu, il n’allait pas s’en sortir comme ça, je m’en voulais tellement d’avoir baissé ma garde ne serait-ce que quelques secondes. Pourtant j’avais du mal à me venger réellement, préférant le torturer en étant à moitié nue plutôt que de le jeter dans une piscine, chacun ces armes, les miennes étaient toutes en douceur et je préférais la torture psychologique à celle physique. « Je sens une pointe d’amertume dans tes propos. C’était une erreur plutôt agréable tous de même. » Il se colla alors contre moi, me laissant le loisir de pouvoir observer son torse au fil des boutons qui se défaisaient. Il était toujours aussi sexy il n’y avait aucun doute là-dessus, et cette scène me rappelait un peu notre première rencontre, il était tout aussi dénudé qu’à présent, enfin une serviette cacher ses affaires. Je me souviens tellement bien de ce moment, j’étais si mal à l’aise, non pas que je sois prude mais j’étais plus ou moins pudique contrairement à lui. D’ailleurs les premiers jours de notre idylle je me sentais vraiment mal quand il se baladait nu comme si de rien était, mais vu son corps il n’avait rien à cacher, il était très bien formé et ne se souciait pas du reste. Moi j’avais un peu plus de mal, j’étais une fille en même temps ce qui veut dire que j’étais accompagnée de mes milliers de complexe débile. Il déposa sa chemise sur mes épaules et son odeur me rappela encore de nombreux autres souvenirs, je me sentais de nouveau faible mais en même temps dès qu’il était nu ou qu’il me touchait j’avais du mal à me concentrer, je suis une faible femme au fond. Je tentais de reprendre mes esprits en le voyant allé prendre sa douche, jetant un coup d’œil pour pouvoir comparer avec ce que j’avais connu auparavant de son anatomie. Rien n’avait changé, il avait toujours son corps d’apollon, il était peut-être plus musclé qu’avant et il avait bien vieilli aussi.

Je bouillonnais, il semblait insensible à mon charme alors il fallait que je pousse les choses encore plus loin, je n’étais pas du genre à accepter ce genre d’attitude. En même temps personne n’osait jamais me tenir tête aussi longtemps, mon entourage connaissait que trop bien mes crises d’hystéries quand je n’avais pas ce que je voulais. Et aujourd’hui je voulais qu’Aiden craque, qu’il me saute dessus pour simplement pouvoir le repousser, même si je n’en avais pas vraiment envie au fond. J’enlevais alors mes sous-vêtements pour entrer dans la douche comme si de rien était. Je m’approchais alors du jeune homme comme si de rien était. « Tu as raison un peu de chaleur ne me fera pas de mal. » Un léger sourire se forma sur mes lèvres, ce petit sourire tout mignon et tout innocent qui au fond ne présageait rien de bon. Je me rapprochais du jeune homme pour pouvoir profiter de l’eau chaude moi aussi, ce qui ne laissait que quelques petits centimètres entre nous, je prenais alors du gel douche pour le passer à mon tour sur ma poitrine, j’observais Aiden qui lui préférait observer mon corps. J’approchais alors ma bouche de son oreille tout en posant ma main dans sa nuque, alors que j’aurais pu parler normalement, personne ne risquait de m’entendre mais c’était moins amusant. « Merci pour cette idée de prendre une douche, c’était exactement ce qu’il me fallait. » Je faisais alors glisser ma main le long de son torse, tout en restant plus proche de lui que jamais. Mais rapidement un sourire un peu plus machiavélique apparut sur mon visage sans qu’il ne puisse le voir. Je passais alors ma main le long de ses côtes, puis je lâchais quelques secondes son corps pour changer la température de l’eau, il allait passer du chaud au froid en un quart de seconde, juste le temps pour moi de m’éloigner de lui. Je sortais alors de la douche sans prendre la peine d’assister à son refroidissement, et je mettais rapidement la serviette autour de mon corps. Malheureusement pour moi il n’en avait pris qu’une et je sentais mes cheveux dégoulinés, je les prenais alors pour former un chignon que j’attachais simplement avec un élastique. Je me séchais alors légèrement en attendant la réaction du jeune homme qui allait être surement rapide et je commençais à m’inquiéter des répercussions d’une telle guerre entre nous. La maison risquait de devenir rapidement un champ de bataille, on allait surement avoir aucune pitié l’un pour l’autre au détriment de nos parents fous amoureux, le seul problème restait que je ne savais pas comment j’allais pouvoir m’habiller, rester en serviette ne semblait pas une option envisageable même si Aiden apprécierait surement ça.





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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 14:33


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En total ébullition, les hormones du jeune homme réduisaient à néant le moindre de ses efforts visant à repousser les assauts psychologiquement tortueux qu’elle lui infligeait, sourire aux lèvres. Cette assurance qui se dégageait de la somptueuse brune ne laissait présager rien de bon. Bon nombre d’année les avait séparé l’un de l’autre et pourtant, Aiden voyait en chacun de ses gestes un énième souvenir qui venait se greffer à la situation déjà particulièrement insupportable. Les mariages en eux-mêmes n’attiraient que très modérément son attention, trouvant le plus simplement du monde qu’une signature sur un bout de papier ainsi qu’une vulgaire bague ne garantissait en rien la bonne marche d’une relation. Sa mère adoptive avait déjà fait les frais des infidélités répétés de son ex-mari qui n’avait pas attendu fort longtemps avant de trouver à nouveau chaussure à son pied auprès d’une femme plus jeune que lui et aux mœurs identiques aux siennes grâce à son nom de famille aussi prestigieux que celui des Hopkins. Walter était définitivement un bon parti concernant l’aspect financier, et malgré l’attitude à laquelle il s’adonnait lorsque sa dulcinée était à ses côtés, en serait-il de même lors de ses voyages d’affaires ? Souillé l’âme et le corps des femmes était un trait de caractère dont Aiden avait hérité bien que son père trouvait à redire quant à son indiscrétion constante. Cela devait être mal vu d’afficher ses moult passions d’un soir selon les biens pensants de ce monde. Si seulement le cinquantenaire avait une vague idée de ce qu’il se tramait actuellement dans l’une de ses salles de bain entre son vagabond de fils et sa vertueuse belle fille… Il aurait sans aucun doute une attaque. Cette pensée réjouissait l’australien qui profitait de la chaleur du jet d’eau pour délasser ses muscles tout en évacuant le désir accumulé au fil des minutes passées en compagnie d’une Siobhan persévérante. A croire qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour faire craquer son ancien amant quoiqu’ils leur en coûtent. S’il pouvait vainement essayer de contrôler ses réactions physiques, ses yeux quant à eux n’en faisaient qu’à leur tête et continuer inlassablement d’observer les moindres parcelles du corps dénudé de la future héritière. Sans prévenir de sa subite intrusion, la demoiselle pénétra dans la doucher italienne largement assez grande pour contenir leurs deux corps à une distance respectable. Ce fut sous-estimer les sombres pensées découlant d’une farouche et tenace envie de vengeance. Lorsque sa voix chaude s’éleva, l’atmosphère se réchauffa nettement sans que la buée qui envahissait les lieux n’y soit pour quelque chose. Quasi tremblant, le blondinet consentit à se retourner pour faire à nouveau face à son premier amour… « Fais comme chez toi petite sœur… » Ajouta-t-il dans un souffle qui peinait à être perceptible malgré la proximité des deux protagonistes. Le pommeau de douche central permettait, en se serrant quelque peu, d’être deux à jouir du filet d’eau qui s’en écoulait. Son dos rencontra le carrelage glacial se trouvant derrière lui, une tentative de fuite visant à mettre un minimum d’espace entre leur nudité respective. Effort inutile puisque la jeune femme qui se lavait avec une sensualité exacerbée ne comptait pas le laisser s’échapper. Sa poitrine vint de coller à son torse dégoulinant. Les battements de son cœur s’accéléraient nettement. Ses paupières se fermèrent alors automatiquement. En proie avec ses contradictions psychiques et physique, il n’eut pas le temps de réagir que déjà elle avait disparu laissant place derrière elle à la froideur de l’eau qui s’abattit sur le corps en transe d’un Aiden paralysé.

Sans réaction, l’effet positif du froid sur ses membres lui permit d’éteindre le feu qu’elle avait déclenché si facilement en lui. Il se détestait d’être aussi faible. Il haïssait d’autant plus l’ascendant qu’elle exerçait sur son être tout entier, tel une marionnette il ne pouvait que subir sans possibilité d’une quelconque échappatoire. Il fit cesser l’eau de couler pour en sortir transis de froid. « Si la chemise ne te suffit pas, je peux demander à Anita de fouiller dans les nombreuses affaires qui ont été délibérément laissé ici. A croire que la simple présence d’un string pourrait me forcer à rappeler n’importe qui. Les femmes hein ! » S’exclama-t-il en transperçant de son regard azur les prunelles chocolatés d’une Siobhan encore dans le plus simple appareil. Totalement nu, qui plus était frigorifié, le jeune homme s’approcha de la belle afin de sentir sa chaleur corporelle… Ce n’était qu’une défaite par manque de concentration, ça n’arriverait plus. Cependant la guerre ne faisait que commencer et Aiden se définissait comme un adversaire de taille qu’elle ne devait pas faire l’erreur de sous-estimer, sous peine de risquer sa propre perte. Sa main descendit dangereusement le long de sa hanche couverte pour le tissus éponge, jusqu’à toucher la peau découverte de sa cuisse. Sans jamais quitter ses yeux du regard, il rapprocha un peu plus sa bouche de la sienne en entrouvrant volontairement ses lèvres au fur et à mesure que ses doigts glissaient sous la serviette blanche. « Tu partages…? » Question purement rhétorique puisqu’à la suite de ses quelques mots, il tira légèrement et avant que le tissu ne tombe, Aiden en attrapa les pants pour les nouer derrière son dos. Les deux anciens amants ainsi liés, aucun d’eux ne pouvait prendre la fuite loin du fruit défendu. C’était à double tranchant pour le jeune homme peut être trop sûr de lui étant donné la nature de ses sentiments et le désir latent constamment attisé par les provocations plus démoniaques les unes que les autres qu’ils s’infligeaient mutuellement. « Tu savais que le corps était la meilleure source de chaleur ? » lui demanda-t-il en passant ses bras autour d’elle afin d’être encore plus proche, si cela pouvait être possible. Son orgueil se battait fermement contre ses profondes envies, cette bataille perpétuelle n’aidait en rien l’esprit du jeune homme qui semblait en apparence décontracté mais qui, intérieurement, était plus perdu que jamais auparavant…


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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 16:11


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Mon arrivée dans la douche semblait avoir l’effet escompté, Aiden semblait totalement impuissant face à mes atouts ce qui me ravissait mais j’essayais de ne pas trop fanfaronner, les rôles pouvaient vite s’échanger et je risquais de me retrouver en position de faiblesse si je ne faisais pas attention. En même temps il pouvait n’en vouloir qu’à lui-même, il m’avait poussé dans la piscine alors je me vengeais simplement, chose tout à fait normale. Peut-être que notre attitude était simplement une façon de se repousser pour ne pas succomber comme l’été ou on s’était rencontré, on avait été tellement impuissant face à ses sentiments que s’en était effrayant. Sauf qu’à l’époque on savait que ce petit voyage aurait une fin, il y avait une date limite à notre histoire mais aujourd’hui on s’était retrouvé impuissant face à l’autre. On allait être réunis et pour un bout de temps, il n’y avait qu’à espérer que nos parents ne se marient pas ou divorce mais c’était peu probable vu leurs attitudes, ils semblaient se suffire l’un à l’autre, arrangeant chacun des partis. Les seuls qui n’étaient pas enchantés de cette union se retrouvait dans la salle de bain, à pousser les limites de l’autre. Malgré les souvenirs qu’on avait en commun quelque chose avait changé, c’était peut-être simplement nous. On avait grandi depuis nos dix-huit ans, on avait vécu d’autres histoires en gardant toujours ce parfait amour d’été dans nos souvenirs et aujourd’hui tout était ruiné. Je n’étais pas Samantha, elle était simplement la personne que j’aurais aimé être, cette fille indépendante et impulsive, mais Siobhan n’était qu’une lâche qui n’avait jamais osé s’affirmer. J’avais laissé ma famille prendre toute les décisions pour moi et mon avenir, je n’avais jamais su leur dire non, je n’avais même pas osé leur avouer que je ne voulais pas me marier à Logan à l’époque, heureusement qu’il s’est enfuit ça m’a évité de me retrouver dans un mariage sans avenir. Si j’avais su dire ce que je pensais avant peut-être que ma vie serait totalement différente, on aurait pu avoir une vraie relation avec ma mère plutôt que cette fausse relation mère/fille ou je dois faire semblant de me réjouir pour elle et son mariage intéressé. Moi ça ne m’arrangeait pas du tout, être obliger de revoir Aiden chaque jour pour l’instant et dans le futur pour les fêtes en familles était loin de m’aller, il ne sortirait jamais de ma vie avec des histoires comme ça. Non pas que je voulais qu’il sorte de ma vie mais je ne voulais pas qu’il y entre comme frère, il avait été mon amant, le seul à faire ressortir de moi le meilleur, il allait être bien déçu en apprenant à connaître Siobhan, cette petite fille à papa qui n’ose rien dire. Il sortait de la douche, j’espérais que l’eau froide lui ai remis les idées en place et qu’il ne tenterait plus rien contre moi surtout mais il ne semblait pas si calmer que ça. « Si je voulais m’habiller comme une prostitué j’irais faire mon shopping dans un sex shop, mais ce n’est pas le cas désolé. » Je grimaçais rien qu’à l’idée de mettre les vêtements de quelqu’un qui m’était inconnu mais alors que ce soit les affaires laissés par les conquêtes d’Aiden était encore pire. Non mais il me prenait pour qui, je n’étais pas du genre à récupérer les restes des autres. Je tentais du mieux possible de ne pas me laisser avoir de nouveau, mais dès que nos peaux étaient en contact des frissons parcouraient mon corps, heureusement pour moi j’avais froid alors ça passa inaperçu mais je sentais sa main sur ma cuisse et je me sentais faillir. Il était de ces hommes qui ont du charisme et qui ne laisse personne indifférent, quand il entrait dans une pièce tous les regards se tournaient vers lui tellement il transpirait l’assurance. J’aurais aimé être ce genre de personne, je l’avais juste feinté toute ma vie, je jouais les femmes fatales sûre d’elle comme on avait attendu que je sois alors qu’au fond je m’en fichais qu’on me regarde ou pas. Les gens pouvaient faire leurs vies, ils ne m’intéressaient pas, j’étais d’un égoïsme effrayant parfois mais au fond ils n’allaient rien m’apporter alors qu’on me regarde ou pas c’était le cadet de mes soucis. Pourtant je me faisais toujours belle avant de sortir, c’était dans mes habitudes, parfois c’était fatiguant mais au fond ma famille avait raison les apparences sont tellement importantes dans notre monde, la preuve si je sortais de la salle de bain avec simplement la chemise d’Aiden personne ne comprendrait et se serait surement très mal vu. Mais pour l’instant le choix de ma tenue importait peu, je partageais simplement une serviette avec le seul homme qui me faisait un si grand effet. Je n’avais aucune échappatoire, j’étais collée à lui et surtout je ne pouvais pas échapper à son regard qui me transpercer comme si il pouvait sonder mon âme et savoir tout ce qu’il y avait à l’intérieur de mon cerveau. « Et tu savais que je peux porter plainte pour harcèlement sexuel avec des actes comme celui-ci. » Je souriais me mordant l’intérieur de la joue, je ne savais pas quoi faire ou dire, on était là tous les deux sans se venger pour la première fois depuis le début de la journée. On partageait simplement un moment, aucun de nous deux semblaient savoir comment se finirait cet instant, on se regardait simplement dans le fond des yeux sans savoir quel serait le prochain mouvement de l’autre. Finalement je ne suis pas si bonne que ça aux échecs il faut croire. « Ce n’est pas très pratique comme … » Avant que je puisse finir ma phrase quelqu’un frappa à la porte, mon corps se raidit immédiatement, bon la porte était fermé mais Aiden pouvait être incontrôlable et si quelqu’un apprenait qu’on était tous les deux dans la salle de bain notre secret risquait d’être dévoiler. Bon je préférais espérer qu’Aiden voulait qu’on garde nos petits secrets entre nous mais sait-on jamais. « Ma chérie ça va ? Tu as besoin de quelque chose. » Je reconnus tout de suite la voix de ma chère mère, non mais qu’est-ce qu’elle avait à m’appeler chérie, je levais les yeux au ciel. Elle réussissait à gâcher les choses sans même le savoir mais au fond j’allais avoir besoin de vêtement. « Ma robe est fichue, des vêtements pourraient être utile. » Je priais pour qu’elle ne me ramène pas les affaires oubliées des bimbos d’Aiden, d’ailleurs je reposais mes yeux sur lui, je ne pouvais m’empêcher de sourire, le plus marrant étant qu’on ne bougeait pas ni l’un ni l’autre alors qu’on aurait surement dû se séparer en entendant la voix de ma mère, pourtant on était plus collé que jamais.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 17:47


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Unis pour le meilleur et pour le pire. Aiden avait solidement noué la serviette autour de leurs corps dénudés sans échappatoire possible. Siobhan n’avait de cesse de s’enfuir toujours un peu plus loin de lui, elle s’échappait à chaque fois. A de nombreuses reprises par le passé, Aiden avait combattu ses propres démons afin d’apporter la sécurité que la jeune femme semblait à tout prix rechercher sans pour autant se l’avouer. Au petit matin, après avoir passé une bonne partie de la nuit à éviter leurs amis respectifs, ils se retrouvaient dans les rochers qui longeaient la baie. A l’abri des regards, ils s’enlaçaient. Silencieux. A cette époque là, l’adolescent qu’il était n’avait besoin de rien d’autre. Le simple fait de la tenir dans ses bras suffisait à apaiser la souffrance qui toujours l’habitait. Cet apaisement qu’elle lui intimait grâce à sa seule présence, il l’avait plusieurs fois cherché auprès d’autres femmes, passant de bras en bras, de lit en lit, sans succès. Courant après une chimère du passé qui revenait le hanter à présent. Il existait sur Terre des milliers de femme célibataire et possédant toutes les qualités requises pour devenir l’épouse de son père. Mais il avait fallut que cela tombe sur la mère de Siobhan… Comme si les dieux s’acharnaient à les réunir envers et contre tout. Contre cette promesse qu’ils s’étaient faites et qui avait été dure de tenir pour le jeune homme fou amoureux de cette jolie brune hystérique mais tellement attachante une fois qu’on la connaissait mieux. Sous ses apparences de grandes dames aux mœurs strictes et à la langue bien pendue, au travers d’un sourire, Aiden décelait celle qu’elle avait été en sa compagnie durant ses deux semaines inoubliables. L’attirance indéniable nullement remise en question, ce fut au tour du cœur de ce dernier de faire des siennes lorsque les souvenirs de leurs moments charnels furent remplacés par la tendresse dont ils faisaient preuve l’un envers l’autre… Rapidement, le jeune homme chassa de son esprit les quelques sursauts sentimentales qui s’emparaient de son être pour se cacher de nouveau derrière le personne qu’il s’était lui-même construit au fil des années. « Nous avions déjà établit auparavant que les femmes consentantes qui finissaient dans mon lit n’étaient pas des professionnels puisqu’elles n’étaient pas rémunérées. Ne sois pas si précieuse. Et puis, si ça ne tenait qu’à moi, tu pourrais te balader en tenue d’Eve à ta guise. » Argumenta-t-il le plus sérieusement du monde avant de fendre ses lèvres d’un arrogant sourire. C’était plus fort que lui. Il ne pouvait décemment pas la laisser de nouveau pénétrer ce cœur meurtris de plus d’une balafre qui ne cicatrisait pas. C’était un risque qu’il n’était pas prêt à prendre même si l’impulsivité était l’un de ses prédominants défauts, lorsque cela le touchait personnellement, il s’avérait être quelqu’un de tout à fait réfléchit. Paradoxale jusqu’au bout, ils se jaugeaient sans cesse en repoussant leurs limites comme pour se prouver que les personnes qu’ils étaient auparavant, n’existaient plus aujourd’hui. Comme pour empêcher leurs sentiments de refaire surface alors qu’ils étaient voués à faire partie de la même famille. Bon grès, mal grès, ils n’empêcheraient rien. Ce mariage allait se faire avec ou sans leur consentement.

Littéralement collé l’un à l’autre, les anciens amants n’en menaient pas large et comptaient certainement sur les apparences pour sauver le peu de fierté qu’ils leur restaient après les batailles qu’ils menaient. La tâche était ardue notamment pour un homme qui ressent de l’attirance pour une femme et qui voudrait le dissimuler. La nudité n’arrangeait rien et surtout ce n’était pas un sourire qui cacherait quoique se soit si Aiden n’arrivait pas à se tenir un minimum. Une mèche s’échappa de son chignon et vint barrer le visage de Siobhan dont la voix qui s’élevait pour briser le silence paraissait si lointaine tant la contemplation était plaisante. Sans réellement se rendre compte de son geste, l’australien dégagea doucement son bras afin de replacer la mèche égarée derrière son oreille… Réalisant soudain la signification d’un tel agissement, il ouvrit les lèvres pour sortir une quelconque réplique qui énerverait la jolie brune mais il fut interrompu par une voix tout aussi féminine, quoiqu’un peu basse et rauque pour être assimilée à celle d’une jeune fille telle que Siobhan. C’était sa mère. Il sentit alors le corps de sa dulcinée se contracter nettement face à la probabilité d’être surpris dans une position peu confortable étant donné la situation actuelle. Les cellules grises de son cortex cérébral se mirent à gigoter dans tous les sens. Certes, la porte était close. Mais son père possédait un passe ouvrant n’importe quelle porte de la maison. Une fois que sa génitrice aurait trouvé de quoi habiller son enfant, elle ne tarderait pas à revenir et ouvrirait elle-même la porte avec ou sans le consentement de sa fille. « Soit je trouve un moyen de sortir d’ici avant que ta charmante mère ne revienne avec de quoi t’habiller, soit on va devoir trouver une bonne explication ! » Chuchota-t-il, un tantinet nerveux. Il n’était déjà pas en odeur de sainteté auprès de son paternel, autant ne pas en rajouter. Ses mains passèrent dans son dos pour défaire le nœud de la serviette et avant de rendre à sa propriétaire le tissu, il observa une dernière de haut en bas, puis de bas en haut, la vision qu’elle lui offrait. Il fronça les sourcils d’un air abattu en se mordant la lèvre inférieure en pensant certainement à ce qu’il aurait pu faire s’ils n’avaient pas été dérangés ! « Fais moi penser à ne plus jamais me doucher avec toi quand ta mère est dans les parages ! » S’exclama-t-il en manquant de tomber en enfilant maladroitement son boxer. Gentleman, il lui laissa toutefois sa chemise pour éviter de recevoir sa mère dans une tenue affriolante qui aurait pu la choquer et l’empêcher de dormir pour une durée indéterminée. Vérifiant derrière lui s’il n’avait rien oublié, Aiden posa sa main sur la poignée quand d’autres coups retentirent. « Chérie, c’est moi. Walter avait l’intention de t’offrir une robe après le repas et il a gentiment proposé de te la donner maintenant vu les circonstances. Je vais entrer pour te la donner d’accord ? » La clé s’inserra alors dans la serrure. Le jeune homme regarda rapidement autour de lui et dû se rendre à l’évidence : la seule échappatoire était la fenêtre. Il ne risquait pas grand-chose mais c’était tout de même un monde de devoir s’enfuir de la salle de bain de sa propre maison. Le blondinet ouvrit cette dernière pour l’enjamber et se retrouver sur le rebord. Cette cachette ferait l’affaire le temps que sa mère dépanne sa charmante fille en vêtement de luxe. « Tu me le paieras ! » Murmura-t-il une dernière fois avant de faire face au vide, le dos collé contre la paroi qu’offrait le mur en priant pour que personne ne passe par le jardin !



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 18:51


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Aiden faisait naître en moi toutes sortes de sensation et de sentiment, ce depuis que je l’avais rencontré en tant qu’Alekseï, une fois ma crise d’hystérie passait il avait été le seul garçon digne d’intérêt lors de mon séjour. Je n’avais jamais partagé mon lit comme je l’avais fait avec lui, c’était un peu comme si on avait habité ensemble vu qu’on ne se lâchait pas, en même temps on était dans notre moment lune de miel comme certains aime appeler les débuts d’une histoire. On ne se lâchait pas, passant notre temps à se balader ou découvrir nos corps, on s’était tellement amusé pendant ces quelques semaines, c’était quelque chose d’inoubliable. Surtout une fois nos amis partis, on pouvait enfin sortir à la lumière du jour, ce qui changea les choses. Aiden était un aimant à femme il fallait se l’avouer, je n’ai jamais vu un homme autant attiré les femmes, il avait ce truc en plus et elles le voulaient toutes pour elles. Alors dès qu’il discutait avec une jeune femme j’aimais arriver et l’embrasser d’une façon un peu trop provocante vu mon éducation mais je montrais qu’il m’appartenait. Car oui il avait été à moi tout comme j’avais été à lui, je m’étais offerte sur un plateau même, lui ouvrant les portes de mon cœur et de mon corps sans aucune limite, enfin si il y avait toujours des limites mais vous voyez ce que je veux dire. Je n’avais par exemple pas osé lui avouer que j’étais tombée follement amoureuse de lui, ce genre de coup de foudre qu’on ne voit que dans les films et auxquels on a du mal à croire. Mais ce n’était que le temps des vacances alors à quoi bon lui avouer mes sentiments, on était chacun reparti de notre côté laissant une part de nous à Cancun. Au fond Aiden était l’homme rêvé, voir parfait pour les demoiselles naïves qui croyait encore pouvoir changer un homme, il était beau, intelligent, riche, il avait ce côté mystérieux mais aujourd’hui je ne voyais que ces défauts, enfin j’essayais pour ne pas avoir l’impression de craquer de nouveau pour cet homme. Il était arrogant, égoïste et infidèle, beaucoup trop dragueur aussi, rien du parfait petit mari dans une banlieue des plus tranquilles quoi. Et je n’avais pas la prétention de pouvoir le changer, de toute façon même si je le voulais je ne pourrais pas car on était condamné à être frère et sœur dorénavant, ce qui enlève toute possibilité de rapprochement alors on préférait laisser placer à l’affrontement. Jeu très marrant, surtout avec deux adversaires comme nous qui regorgeait d’imagination pour énerver l’autre. Mais alors qu’on était l’un contre l’autre toute cette guerre semblait loin, je le compris lorsqu’il replaça une de mes mèches de cheveux acte généralement tendre que partage seulement deux personnes qui s’apprécient, je ne savais pas quoi penser ou comment réagir face à ce geste. Pour l’instant on avait fait une petite trêve il faut croire, trêve qui ne dura pas grâce à l’arrivée de ma mère qui gâcha ce petit moment alors qu’Aiden allait parler, surement pour me faire oublier ce petit geste pleins de sous-entendu. « On peut dire que tu t’es perdu et tu as atterri par magie dans la salle de bain avec sa fille complètement nue. » Je riais plutôt amusé par la situation bien que si ma mère entrait je rirais moins c’est sûr, pour l’instant j’attendais qu’Aiden veuille bien me libérer ce qu’il commença à faire non sans jeter un coup d’œil à mon cœur, je me sentais un peu mal à l’aise, il oubliait surement ma pudeur ou alors il s’amusait à me pousser à bout ce qui était tout à fait possible. « Parce que tu crois vraiment que tu as une chance que ça arrive de nouveau ? Tu sais ce qu’on dit à propos de l’espoir, il n’apporte que la déception. » La scène était quand même digne d’une comédie, Aiden se rhabillait en toute vitesse et manqua de se tuer d’ailleurs, je remettais mes sous-vêtements aussi, comment expliquer que j’attends nue dans une salle de bain. J’enfilais aussi la chemise d’Aiden et je me retrouvais envahi par son parfum, ça me rappelait tellement de souvenir, je secouais la tête pour arrêter de penser à ce genre de chose. Mais alors qu’il s’apprêtait à sortir, ma mère décida de revenir et il eut à peine le temps de sortir par la fenêtre que ma mère entra, elle me regarda de haut en bas intrigué, je compris que c’était à cause de la chemise. « Aiden m’a apporté une chemise en même temps que la serviette, pour que je n’attrape pas froid. » Je souriais, tentant de cacher mon inquiétude face à Aiden pendu dans les airs, malheureusement ma mère décida d’être bavarde à cet instant précis. « Oh c’est gentil de sa part, tu vois ils ne sont pas si terrible que ce que tu pensais, c’est des hommes très gentils je suis sûre que tu te feras rapidement à la vie ici. D’ailleurs Walter m’a proposé qu’on dorme ici ce soir, il t’a fait préparer une des chambres d’amis. » Je grimaçais en regardant ma mère, c’était un cauchemar ça ne pouvait pas en être autrement, elle continuait à me torturer. Je lui adressais un sourire qu’elle savait très bien hypocrite mais elle en avait l’habitude et avait le don de l’ignorer. « Attend j’ai accepté pour un brunch mais je ne vais pas passer toute mon après-midi, ma soirée et ma nuit ici. Puis je n’ai pas mes affaires donc ça ne va pas être possible. » Ma mère me regarda avec cet air autoritaire qu’elle n’avait que très rarement, ce mariage lui tenait visiblement à cœur, surement car elle allait finir pauvre dans ses pensées si elle ne se mariait pas à un riche. « On enverra quelqu’un aller te chercher une nuisette et tes affaires de beauté mais tu dors ici un point c’est tout. On va bientôt former une famille alors autant t’y faire au plus vite ; Maintenant tu mets cette robe et tu vas remercier Walter ou alors tu préfères peut-être retourner à Sydney chez tes grands-parents, ils ont surement un futur mari parfait à te présenter. » Elle venait de toucher là où ça faisait mal, devoir me marier était l’une des raisons pour lesquelles j’étais partie de Sydney, mes grands-parents n’attendaient que ça alors que moi je me sentais bien toute seule. Je soupirais légèrement, elle venait de me parler comme a une gamine de cinq ans, c’est alors que je me rappelais qu’Aiden attendait, est-ce qu’il avait pu tout entendre, je n’en étais pas sûre mais ça ne me plaisait pas par contre. « C’est bon je reste jouer le rôle de ta fille parfaite pour cette grande supercherie. » Je la poussais jusqu’à la sortie puis je fermais la porte, laissant la clé dans la serrure pour éviter toute nouvelle intrusion. J’allais alors à la fenêtre pour voir si Aiden était toujours en vie. « C’est bon tu peux remonter. » Je lui avais parlé sèchement, malheureusement il risquait de prendre pour ma mère, ce n’était certes pas juste mais le fait qu’il ait pu assister à cette conversation me rendait tellement vulnérable chose que je ne supportais pas. J’enlevais alors la chemise d’Aiden puis j’ouvrais la boîte avec la robe à l’intérieur, c’était une robe fabuleuse, il n’avait pas joué les radins c’est sûr mais ce n’est pas une robe qui achètera mon consentement. Je découvrais alors une longue robe noire, plutôt simple, bustier et un ruban rouge pour marquer la taille, tout en sobriété et classe, elle était plutôt fluide ce qui m’arrangeait, je ne me sentirais pas engoncer. Je l’enfilais alors sans prêter vraiment attention à Aiden qui était remonté dans la salle de bain, j’essayais de me calmer pour pouvoir faire bonne figure face à Walter et ma mère, comme elle me l’avait demandé. Mais alors que j’avais enfilé la robe un petit problème se posa, il me fallait forcément de l’aider pour l’attacher, je me tournais alors vers Aiden en souriant légèrement comme pour me rattraper de ma froideur mais je n’étais pas sûre que ça fonctionne. « Tu peux m’aider ? » Je me mettais alors dos à lui en espérant qu’il ne me laisse pas seule avec ma robe dans la salle de bain, j’attendais patiemment ne sachant pas vraiment quoi dire après ce moment ici.





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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 20:49


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Les souvenirs défilaient dans sa tête à une vitesse folle. Seul au bord du gouffre, au propre comme au figuré, ses pensées se tournaient volontairement vers le passé comme une vive piqure de rappel qui harcelait son cœur à morphe par tant d’année emprisonné dans le silence d’un hôte meurtris. Ces mêmes souvenirs auxquels il se raccrochait parfois lorsqu’autour de lui plus rien de valait la peine, lorsque l’envie de se lever le matin s’enfuyait. Tout simplement lorsqu’il perdait foi en l’humanité qui l’entourait dans ce monde où l’hypocrisie régnait en maître avec au sein de sa court la vanité qui avait également une place de choix. L’argent ne fait pas le bonheur, mais le facilite et c’était dans un flot de billet qu’Aiden étouffait cette conscience lui hurlant de s’enfuir à toute vitesse avant de disparaître totalement pour laisser place à cet automate arrogant qu’il était devenu par la force des choses. Peut être était ce une manière d’appeler à l’aide ou tout simplement d’attirer l’attention d’un père adoptif bien trop occupé par ses affaires florissantes que par un fils qui s’enfonçait dans une spirale infernale. Les seuls fois où ce dernier réagissait, c’était lorsque les frasques de son rejeton pouvait rejaillir d’une manière ou d’une autre sur lui. Pour autant, l’australien n’était pas à plaindre après tout il avait de quoi manger à sa faim, un toit où s’abriter et tout un tas de gadget et autres objets pour son bon plaisir. La nature l’avait doté d’un physique loin d’être repoussant, son succès auprès de la gent féminine en était la preuve flagrante, et d’une intelligence avancée ce qui lui permit d’atteindre les hautes sphères de l’entreprise familiale. Jusqu’ici Aiden avait éperdument cherché à combler ce vide qui grandissait chaque jour et sans doute avait il eu la réponse durant toutes ses années sans jamais réussir à mettre le doigt dessus. La présence bien qu’énervante de Siobhan avait réveillé bien plus que de la colère. C’était comme s’il se sentait… Entier. A nouveau. Rejetant avec ferveur cette idée saugrenue, il manqua de tomber et se rattrapa de justesse en priant pour n’avoir émis aucun bruit suspect pouvant attirer l’attention des deux femmes en pleine discussion. Les voix chatouillèrent sa curiosité qui le poussa à tendre un peu plus l’oreille. En se concentrant sur autre chose il oublierait certainement pour un temps ses propres élucubrations. La conversation tournait autour du mariage et de la présence de la famille Morgan chez les Hopkins, semblerait-il pour la nuit. Un juron étouffé s’échappa d’entre les lèvres pincées du jeune homme qui soupira en levant le regard vers le ciel comme pour y voir un signe quelconque qui le rassurerait quant à la suite des évènements. Cinglante, Siobhan autorisa le propriétaire des lieux à pénétrer de nouveau chez lui. Un comble. Le ton qu’elle venait d’employer ne lui plaisait guère à vrai dire. Ce n’était pourtant pas le moment de faire une scène, le brunch ne tarderait pas à démarrer et leur présence devait être obligatoire. Torse nu sous sa veste de costume, il récupéra sa chemise sans un mot pour reboutonner celle-ci en prenant soin de ne lui accorder aucuns regards. Certainement à contre cœur, ravalant sa fierté, la demoiselle lui demanda s’il pouvait l’aider sans prendre la peine d’utiliser les rudiments élémentaires de la politesse. Sans rechigner malgré un visage ostensiblement impassible, Aiden consentit à lui apporter son aide. « Si je me suis trompé de prénom, j’ai au moins réussis à me souvenir de ta marque préférée et de ta taille apparemment. » Affirma-t-il sur un ton emplit d’une certaine rancœur. Terminant sa tâche, le maître des lieux ordonna à demi-mot la venue imminente de son fils et de sa future belle fille. Sans se faire prié face à l’atmosphère étouffante qui régnait dans la salle de bain, le blondinet laissa derrière lui sa demi sœur livrait à elle-même.

L’immense salle à manger avait revêtit ses plus beaux apparats, étalant le luxe dans chaque recoins de la pièce. Une table démesurée trônait au beau milieu et arborait en son sein des mets aussi bien sucrés que salés dont les variétés raviraient n’importe quel palet. Les quatre protagonistes se retrouvèrent aux extrémités de la table. Un silence pesant régnait, silence qui fut brisé par le père de famille qui crut bon de prendre la parole en premier. « J’espère que le buffet vous plaît, nous tenions à vous accueillir comme il se doit. N’est ce pas Aiden ? » Demanda-t-il le plus innocemment du monde à son fils qui semblait absorber par son assiette remplit à ras bord de toutes sortes d’aliments. Il tenait dans une main sa fourchette en fouillant sans réellement chercher quoique se soit de précis. Sentant les regards se tourner vers lui avec insistance, son père se racla la gorge afin sûrement de le ramener à la réalité. « Bien entendu père, cela va de soit. » Sa mâchoire se crispa après ses quelques mots qui furent une torture. Il n’avait aucune envie de faire d’efforts à l’heure actuelle mais s’il voulait garder certains privilèges et espérer un jour que son père lui lâche la bride, il n’avait pas d’autre choix que celui de coopérer docilement. Eviter le plus possible de faire des vagues. Une furieuse envie de retourner la table et de partir sans demander son reste s’insinua dans ses sombres pensées mais, fort heureusement pour le mobilier, Walter intervint de nouveau. Sourire de circonstance vissé aux lèvres comme un adolescent lors de son premier rendez-vous. « Je te trouve tout à fait ravissante dans cette robe Siobhan, est ce qu’elle te plaît ? J’ai cru bon de laisser Aiden s’en charger puisque vous avez pratiquement le même âge à quelques mois d’intervalles près, je me suis dis que ce devait être plus facile pour lui de deviner ce que tu aimerais porter. » L’australien manqua de s’étouffer avec un fruit qu’il avait consentit à essayer d’avaler. Le verre d’eau devant lui semblait fade et il lui préféra une coupe de champagne un peu trop rapidement avalé pour paraître à l’aise avec la remarque précédente de son père. Afin de mettre fin au malaise, il lui fallait trouver une pirouette et ainsi détourner l’attention sur quelqu’un d’autre que sa personne. « Mademoiselle Morgan, je me permets de vous appeler ainsi puisque vous n’êtes pas encore marié, mais j’ai cru comprendre à demi mot que votre famille ne se trouvait pas à Kawana non ? Si ce n’est pas trop indiscret, d’où êtes-vous originaire ? » Son regard transperça celui de Siobhan, comme une ultime provocation il feignait son intérêt soudain pour les origines de la famille Morgan alors qu’en réalité ce n’était qu’un pique de plus lui étant destiné. Les hostilités étaient ouvertes mais cette fois-ci il n’en était pas l’instigateur cependant il n’allait pas se laisser faire et répondrait coup sur coup. Tant pis pour la casse. Il y était habitué.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 2 Juin - 21:29


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Le moment nostalgique était passé et je me renfermais sans demander mon due, Aiden ne comprendrait surement pas, à moins qu’il ait écouté notre conversation et qu’il puisse comprendre que le fait de subir tout ça ne me réjouissait pas non plus. Je m’étais affaiblie, j’avais baissé ma garde et je commençais à laisser de vieux sentiments prendre le dessus sur la réalité des choses, il fallait que je me ressaisisse, ce n’était pas le moment de jouer les demi-sœurs adorable car oui je serais bientôt sa demi-sœur officiellement. Cancun c’était un vieux souvenir, comme le souvenir d’une vie antérieure et complètement terminée, même si j’y avais passé surement les plus bons moments de ma vie on avait tous les deux mentis sur qui ont été alors pourquoi jouer les gentils maintenant. Quelques années auparavant on n’avait pas hésité à s’inventer une vie et peut-être une personnalité, Aiden n’allait pas être plus sincère avec moi maintenant que je connaissais son vrai prénom et son père. Etre une famille, j’en riais d’avance, je n’avais jamais eu le droit de connaître ce mythe enfin peut-être jusqu’à mes six ans, mais les souvenirs étaient tellement lointain et chaque année ils s’effaçaient un peu plus. La guerre froide s’était installée, on était impuissant face à cette rage qu’on éprouvait et qu’on rejetait sur l’autre. Je le laissais refermer ma robe, acte qu’il effectua sans rien dire jusqu’au moment où il avoua avoir choisi ma robe ou dans tous les cas aider Walter. Un sourire tenta de s’immiscer sur mes lèvres mais je l’en empêcha, voilà que je culpabilisais de lui avoir parlé froidement. Ce mec me rendait folle, je n’avais jamais culpabilisé de quoi que ce soit dans ma vie à part d’avoir joué les hystériques à notre rencontre et maintenant ça, peut-être qu’on se rendait l’un et l’autre plus humain enfin si il restait une part de ça en nous. Nos parcours ne semblaient pas tellement diffèrent, on avait grandi tous les deux dans la richesse et le luxe, on avait toujours eu ce dont on rêvait sans avoir à bouger. Il devait connaître ce monde hypocrite autant que moi, le seul problème résidait dans le fait qu’on se connaissait, si on oublie le mensonge sur les prénoms au fond c’était le vrai nous qui est ressorti à Cancun, on était vulnérable avec l’autre, on risquait d’être découvert, que faire si les gens apprenaient qu’on a réellement un cœur sous tous cet argent. Je ne disais pas un mot, je le laissais partir sans même un regard vers moi, je me mordais la lèvre, j’avais encore tout gâché mais au fond ce n’était pas plus mal. Je me décidais alors à sortir de la salle de bain, c’était la fin d’un moment presque parfait et donc le second round allait arriver, peut-être qu’il ferait plus mal d’ailleurs.

Une des domestiques m’indiqua la pièce ou on allait prendre le brunch, j’entrais dans cette pièce bien trop grande pour seulement deux hommes, une grande table dressée n’attendait que nous. J’avais presque envie d’inviter les domestiques à table vu le silence pesant qui s’était installé mais ça aurait été mal vu je pense. Walter toujours bavard coupa ce silence, il voulait nous en mettre pleins les yeux c’était affligeant, je me faisais alors discrète mais bien entendu il me posa une question, il ne comprenait donc pas que je n’avais aucune envie de parler et encore moins à lui. En plus il me parlait de la robe, j’en étais alors sûre Aiden l’avait choisi pour moi, je souriais, il connaissait tellement bien mes goûts que c’était effrayant. « Elle est magnifique, Aiden a visiblement très bon goût. Mais ce n’était pas nécessaire de m’offrir une robe vous savez. » Le regard glaciale de ma mère m’arrêta dans mon speech, j’oubliais, il fallait que j’accepte les cadeaux, que je dise merci puis que j’aille me saouler dans une pièce à l’écart de tout le monde pour ne pas ennuyer les gens avec mes idées parfois d’hippie. C’est vrai que ne pas se baigner dans une marre de billet est une chose incompréhensible aux yeux des riches, j’aimais l’argent je ne vais pas le cacher mais je n’en faisais pas non plus toute ma vie enfin je préférais le gagner par moi-même quoi. Alors que je pensais m’être débarrasser de toute question me rendant mal à l’aise, Aiden se décida à prendre la parole comme si on en avait besoin. Il posait des questions sur notre famille tout en me regardant, alors c’était reparti il déclenchait de nouveau les hostilités, il faut croire qu’il avait écouté notre conversation et en plus il ne se gênait pas pour étaler ça devant nos parents même si ces derniers étaient à des années lumières de se douter de ça. « Et bien nous venons de Sydney. » Je toussais, elle se fichait de moi ou quoi, tous les regards se tournèrent vers moi enfin celui d’Aiden y était déjà mais les parents ne comprenaient pas ma toux soudaine, je buvais alors un peu d’eau pour m’éclaircir la voix. « Excusez-moi un fruit est mal passé. En réalité je suis née à Oxford en Angleterre, ma mère a décidé de revenir en Australie quand j’avais six ans. N’est-ce pas mère ? » Je lui lançais alors un sourire qui se voulait complètement innocent, elle était capable de ne pas avoir parler de son premier mariage, ça ne m’étonnerait pas en réalité pour arriver à ses fins elle était prête à tout. « Oui c’est exacte, j’avais le mal du pays. » J’avais envie de rire tellement fort, le mal du pays c’est comme ça qu’elle appelait le manque d’argent, le fait que ce ne soit qu’une femme vénale qui ne pense qu’à son argent et à être haut placer dans la société sans rien faire à part la décoration de la maison ou participer à des œuvres de charité. J’étais désespérée par tout ce cinéma, les yeux d’Aiden ne me quittait pas et ça devenait insoutenable pour moi, finalement atterrir dans la piscine avait été le meilleur moment de ma journée. « Ma mère m’a dit qu’Aiden travaillait avec vous, ça doit être sympathique de travailler en famille. » Vu les relations entre le père et le fils ça devait être amusant à voir, je les imaginais s’insulter et se détester, ou alors s’ignorer dans les couloirs. Aiden voulait s’intéresser à moi, j’en ferais de même et peut-être que je pourrais en savoir plus sur ce jeune homme parce que visiblement ce qu’il m’avait raconté à Cancun était en parti faux. En réalité c’était un inconnu qui se tenait devant moi et il fallait que je sois sans pitié comme je l’étais avec les autres.






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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Mer 5 Juin - 19:01


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Le passé semblait prendre le dessus sur le présent tandis qu’Aiden, aux prises avec ses propres sentiments, affichait un masque d’impassibilité qui ne dissimulait que très peu le réel trouble dont il était victime. Ses rictus involontaires pouvaient passer pour de la colère et pourtant, c’était bien plus profond que cela. Les adultes trop occupés à se regarder dans les yeux dans l’espoir de se faire comprendre sans la parole, n’apportaient qu’une attention mitigée aux réactions improbables du jeune homme. Ses yeux fixaient désespérément le contenu de son assiette mais son ventre noué lui interdisait d’ingurgiter quoique se soit. En proie avec d’incessant flash back, le blondinet fut dans l’obligation une fois de plus d’intervenir à son plus grand désespoir. Walter avait apparemment envie de bavarder et ne se gêner nullement pour lancer une conversation à double tranchant pour les anciens amants qui s’affrontaient de nouveau. Leurs regards en disaient long sur leurs états d’esprits actuel et rien, ni personne, ne changerait ça. La profonde injustice qu’il ressentait n’arrangeait en rien les choses. S’ils étaient vraiment destinés à se retrouver pourquoi avait-il fallut que ce soit dans de telles conditions ? Un vulgaire pied de nez de la vie qui s’amusait vraisemblablement à compliqué davantage le quotidien déjà houleux de l’australien qui pliait sous le poids d’une rage soudaine et imprévue. L’idée de ne jamais plus partager des moments complices et intimes avec Siobhan le rendait nerveux, son esprit lui infligea une torture supplémentaire en le harcelant de souvenirs communs. Serrant les dents, le jeune homme décida intérieurement que s’il ne pouvait pas l’avoir, alors personne ne l’aurait. Il allait faire tout ce qui était en son pouvoir pour qu’elle le déteste de plus profond de son âme et, ainsi, ils continueraient tout deux leur route en étant seulement des frères et sœurs liés par un contrat de mariage parental auquel ils n’adhéraient pas. Les remarques acerbes déguisés en de banales politesses fusaient et les deux tourtereaux ne se rendaient compte de rien, ils profitaient simplement de c brunch qui, les concernant, s’annonçait agréable. Les origines floues de la famille Morgan firent surface et en jetant un rapide coup d’œil à son père adoptif, il interpréta son silence comme un aveu. Ce dernier n’était pas au courant. Le coup bas qui suivit surprit le jeune homme qui ne quittait pas des yeux son adversaire. « Elle ne s’est pas trompée. Lorsqu’Aiden a obtenu son diplôme, je lui ai proposé de travailler à mes côtés. Je ne suis pas peu fier quant à ses résultats. C’est mon meilleur agent immobilier et il le serait davantage s’il écoutait parfois les conseils de son vieux père. » Son rire, teinté d’hypocrisie, résonna nettement dans la pièce. Les doigts du blondinet se resserraient autour de la fourchette qu’il tenait, et ce fut sans mal qu’il arbora un sourire parfaitement calculé afin de regarder son père en arquant un sourcil dédaigneux. « Père aimerait que je vende plus fréquemment des biens à la gent masculine. » Evoquant à demi-mot les nombreuses frasques commises lors de ventes, Walter se renfrogna légèrement. La cause de ce changement d’attitude était certainement due aux plaintes de maris désœuvrés qui retrouvaient leurs femmes dans les bras de l’agent immobilier un peu trop accueillant. Mais Aiden n’avait que faire du jugement de son père à son égard, ce n’était pas les premières remontrances qu’il endurait et ce n’était certainement pas les dernières.

L’une des domestiques arriva sur la pointe des pieds, la tension devait être palpable. D’origine cubaine, elle ne comprenait que très mal l’anglais et ne pipa donc mot, se contentant de resservir Aiden en champagne ainsi que les autres convives. Le maître de maison la remercia vaguement d’un simple signe de tête en congédiant vulgairement l’employée d’un geste de la main. Affligeant. Cet homme n’avait donc de respect pour personne. Etonnamment, le blondinet accorda un sourire compatissant à la vieille femme qui regagna la cuisine à la hâte malgré son attitude de ralliement. Son arrogance ne touchait que les gens dit de son « rang » mais jamais il n’avait été désagréable avec le personnel, bien au contraire. Les nerfs à vif, le jeune homme se tourna de nouveau vers Siobhan qui devait se douter que son regard n’annonçait rien de bon à venir. « Pour la défense de mon père, je ne suis pas homme à faire des compromis. Mais j’imagine que ça a dû en être un de suivre votre mère. Être arracher de ses racines est souvent lourd de conséquence. Je serais ravi d’apprendre de ma future demi-sœur docile comment procéder de la sorte avec vous, père. » Articula-t-il en transperçant de son regard bleuté les prunelles de son invitée assise en face de lui. L’ironie à peine voilée ne fut pourtant pas décelé par Walter qui accueillit ses dires avec enthousiasme. L’amour rendait-il à ce point stupide pour que l’un comme l’autre ne se rende compte du manège qui se jouait à cette table. Allant même jusqu’à repousser sa chaise afin de se mettre debout, l’entrepreneur leva son verre de manière solennel. « Je ne vous cacherais pas que j’avais certains doutes quant au bon fonctionnement de notre nouvelle famille mais je vois que je me trompais. Vous devez savoir que je suis réellement fou amoureux et que ce mariage a été mûrement réfléchit. Si vous continuez à mettre autant d’entrain pour vous connaître et vous appréciez, je serais le plus ravi des hommes. Avant de porter un toast à notre mariage, j’aimerais avoir le consentement dAiden et de Siobhan quant à l’engagement que nous allons prendre sous peu. Les enfants ? » Les doigts qui agrippaient le flûte en cristal effectuèrent une pression supplémentaire causant la casse du verre. Quelques morceaux se logèrent dans la chair de sa main crispée, le bruit provoquant la surprise générale. Fuyant à tout prix les regards interrogateurs qui se posaient sur lui, Aiden bafouilla de bref excuse et prit la fuite en manquant de bousculer l’une des femmes de ménage qui avait accouru rapidement pour nettoyer les dégâts. Le jeune homme ouvrit l’arrivée d’eau du lavabo qui se trouvait dans la cuisine et laissa l’eau froide couler sur ses plaies ouvertes qui inondaient l’évier en inox d’un rouge sombre. Il observa sa main en grimaçant non pas sous l’effet de la douleur mais bel et bien sur les éclats de verre qui lui donnerait du fil à retordre. Délicatement, sa main tremblante, bien que valide, s’affairait à fouiller le muscle à vif dans l’espoir d’en sortir les corps étrangers. Sa concentration était perturbée par ce qu’il venait de vivre et la douleur intérieure qui s’emparait de lui n’était en rien comparable à quelques bouts de verre coriaces. Siobhan allait devenir sa sœur. Qu’il le veuille ou non. Qu’il en souffre ou non.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Mer 5 Juin - 21:10


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Les repas de famille sont généralement réputés pour être ennuyant voir un peu trop houleux, pour les Hopkins/Morgan c’était plutôt étrange entre d’un côté les parents amoureux et naïfs et les deux enfants qui se haïssaient dans le plus grand des secrets. En plus de tout ça, nos chers parents ne remarquaient pas le petit jeu qui se tramer entre nous, on se défiait comme on pouvait mais au fond il y aurait plus de perte qu’autre chose. L’un avec l’autre on pourrait être surement invincible, mais l’un contre l’autre c’était la troisième guerre mondiale assurée, surtout si on se détestait autant qu’on avait pu s’aimer, ça ne présageait rien de bon. Mais au fond c’était plus facile pour nous de haïr l’autre, on oubliait ainsi tout ce qu’on avait partagé, bon d’accord ça ne fonctionnait pas trop car à chaque fois que je le regardais j’avais envie de l’embrassé mais tant qu’il ne s’en rendait pas compte j’étais tranquille. On essayait de se faire mal, de toucher le point sensible mais ce qu’on oubliait c’est qu’il n’y avait pas retour en arrière à nos paroles, on risquait de faire des dommages irréparables. Au fond c’était peut-être mieux car sinon je serais dans une voiture pour rouler loin de toute cette histoire de fou, oui j’avais envie de fuir loin de tout ça, de ma vie et pourquoi pas être Samantha de nouveau, ça avait plutôt bien fonctionné la première fois. J’aurais surement mieux fait de prendre le volant d’ailleurs vu la tournure des évènements, ma mère et moi restions silencieuse face aux deux hommes qui se voulaient bavards ce soir ce qui est un comble, les femmes sont censées être les pipelettes non pas l’inverse mais que voulez-vous y faire, je préférais ne rien répondre à Aiden car soyons réaliste je ne parlais qu’à lui depuis le début en réalité. Mais alors que le blondinet me lançait une dernière réplique, qui visait à me faire comprendre que je n’étais qu’une lâche pour suivre ce que ma mère me disait, mon très cher futur beau-père se décida à faire un discours. Il était vraiment stupide ou simplement aveugle je ne sais pas, mais j’aime bien l’idée qu’il soit un idiot fini qui ne voit pas les choses qui se passent devant ses yeux tellement il est limité au niveau intellectuel. Son discours était pavé de bonnes intentions, il était heureux qu’on soit une famille et qu’Aiden et moi on s’entende aussi bien, s’il savait le pauvre homme naïf. La seule chose qui faisait qu’on s’entendait bien c’était notre hypocrisie et le fait qu’on veuille garder notre secret pour nous tout en se torturant mutuellement jusqu’à ce que les sentiments disparaissent. Il nous demandait notre consentement, comment on pourrait donner notre accord alors qu’on supporte à peine cette idée ridicule, mais heureusement pour moi Aiden me sauva au détriment de sa main. Alors que je regardais les yeux écarquillés son père nous demandait de lui dire qu’il n’y avait aucun problème face à ce mariage un verre explosa. Mon regard se porta sur Aiden, ne prétend aucune attention à sa main je préférais me concentrer sur lui, visiblement c’était la question de trop et la seule chose qu’il ne supportait pas, mais comment je pourrais lui en vouloir ? Le voir devenir mon frère était probablement la pire chose dans ma vie, mais il fallait subir sans broncher je ne sais même pas pourquoi, pour préserver ces parents qu’on détestait ? Pour ne pas risquer que les gens sachent pour notre amour de vacance ? Au fond il n’y avait aucune raison pour tous ces secrets mais on se sentait tellement mieux avec eux enfouis, excepté que les secrets ne font que repousser les gens les uns des autres, c’est une barrière qui se met entre nous et ceux qu’on aime. Je le regardais fuir et je devais faire face aux regards interrogateurs des deux parents, je me levais calmement en essayant de ne pas paraître trop perturber et je leur adressais un sourire polie, enfin le plus polie possible face à mon inquiétude. « Ne vous inquiétez pas je vais aller voir si tout va bien, vous deux pouvez continuer votre brunch. » Ma mère m’adressa le plus beau sourire de sa vie, heureuse que j’essaye de tisser des liens avec Aiden, si elle savait les liens qu’on avait tissé quelques années plus tôt elle se réjouirait moins mais bon. Son père se rassit, essayant de sourire du mieux qu’il pouvait, peut-être avait-il compris qu’Aiden ne répondait pas à sa question de la façon qu’il voulait, et même si on leur disait qu’on était contre, je n’étais pas sûre qu’ils annulent ce mariage.

Je me dirigeais vers la cuisine, retrouvant un Aiden en train d’enlever les morceaux de verre de sa main, je m’approchais tout en douceur comme pour ne pas le brusquer, bon ok il n’était pas un chien apeuré mais quand même, on sait jamais après ça. Je me trouvais alors à côté de lui et je prenais sa main dans les miennes pour l’aider à la tâche, il était tellement agité qu’il avait du mal à tout enlever. Je le regardais en souriant, comme pour le soutenir après ça. « La prochaine fois coupe plutôt ta respiration pour t’évanouir sa fera moins de dégâts … Quoi que tu risques les dommages au cerveau mais tu n’es plus à ça prêt n’est-ce pas. » Je riais légèrement, tout en tentant de rendre la situation plus agréable, mais après avoir était froide avec lui je ne savais pas comment il allait réagir, peut-être qu’il allait simplement m’envoyer balader. Puis même s’il faisait ça je ne lui en voudrais pas, je n’avais pas été des plus agréable dans la salle de bain alors pourquoi se forcerait-il à l’être en retour. Je me sentais quand même mal pour lui, il semblait si fragile parfois et d’autre fois il était simplement un homme affreusement énervant, on vacillait entre l’amour et la haine, enfin je ne sais pas si on appelait ça amour ce qu’on partage dans tous les cas on jouait sur plusieurs sentiment à la fois ce qui me déroutait sur la marche à suivre maintenant. Dans tous les cas j’étais certaine d’une chose, être frère et sœur ne l’enchantait pas et moi non plus pourtant on était coincé sans issus de secours à part de tout faire pour détruire cette union, chose dont on serait capable à deux si seulement on s’avouait ce qu’on ressentait. Donc retour au point de départ, on subit sans rien dire comme deux enfants qui ont peur de leurs parents.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 7 Juin - 8:57


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Stupide. Il avait été littéralement et tout bonnement, stupide. Aucun autre terme ne pouvait mieux illustrer son attitude précédente. Cette impulsivité n’arrangeait en rien la situation déjà particulièrement compliquée. Au lieu de serrer les dents un moment et d’opiner du chef bêtement, il avait fallu que ses émotions prennent le dessus. Si son paternel ne décelait pas le malaise qui rongeait son jeune fils après ce véritable fiasco cela prouverait que ce dernier était déconnecté de la réalité tel un adolescent en proie à son premier flirt. Les aléas de la vie pouvaient être curieux parfois… Alors qu’Aiden faisait face à son premier amour, son père quant à lui retournait en enfance et avait la chance de revivre les premiers émois. Quoiqu’il en soit, l’australien savait pertinemment que peu importait ses frasques ou ses sorties théâtrales, rien n’arrêterait la machine. Prisonnier d’un engrenage infernal, il ne pouvait être que spectateur du déroulement de cette supercherie en priant pour ne pas être un dommage collatérale supplémentaire. Lorsque son regard assombris se posa sur sa main ensanglanté, il ne put s’empêcher de constater que c’était déjà le cas actuellement et que tout ceci ne ferait certainement qu’empirer au fil du temps. Sortirait il indemne ? Rien n’était moins sûr. Certes les blessures physiques finiraient par se refermer, mais les dégâts intérieurs causés, eux, ne guériront sans doute jamais. Peut-être était-ce le moment de voler de ses propres ailes, loin des dictats de cet égoïste qui n’avait d’yeux que pour son travail, son argent et à présent cette pauvre femme qui allait devenir son plus flagrant faire-valoir ! Ses tremblements ne firent qu’empirer tel un écho physique à cette torture mentale qu’il s’infligeait lui-même au-delà des pensées habituelles qui pouvaient lui provoquer ce genre de réactions indépendantes de sa volonté propre. Quelques minutes seulement après sa fuite, des voix provenant de la salle à manger ainsi que des éclats de rire parvinrent aux oreilles du jeune homme qui leva les yeux au ciel face à l’incroyable capacité que pouvait avoir les gens à occulter ce qui était déplaisant en un claquement de doigt. Les bouts de verre s’amoncelaient dans le lavabo ensanglanté et les plaies ouvertes n’aidaient en rien la recherche des multiples corps étrangers dont la petitesse ne faisait qu’ajouter une difficulté supplémentaire. Totalement absorbé dans sa tâche, il n’entendit pas Siobhan rentrer dans la pièce et se rapprocher silencieusement. Son approche fut cependant douce et permit au jeune homme de ne pas être tout à fait surpris, bien qu’il grimaçait de douleur en relâchant maladroitement un énième morceau de verre qui retomba au sol dans une goutte de sang qui éclaboussa légèrement ses chaussures. Aiden soupira en se laissant reposer contre le plan de travail, las de cette journée qui s’annonçait mal. Tendrement, la jolie brune s’empara de sa main pour s’atteler à la tâche, témoin de l’impuissance d’Aiden. Son trait d’humour n’eut pas réellement l’effet escompté au départ, ce fut un rire nerveux qui s’échappa d’entre ses lèvres entrouvertes. « Avec le temps tu es devenue bipolaire ? Un coup tu m’envoies chier, un coup tu me provoques et la seconde d’après tu joues les infirmières ? Si tu essaies de rentrer dans ton rôle de demi-sœur aimante, oublie ça tout de suite. » Affirma-t-il froidement en retirant sa main de l’emprise qu’elle effectuait, lui arrachant ainsi involontairement un bout de verre.

Un chiffon blanc qui se trouvait non loin de lui ferait très bien l’affaire. Il s’en entoura la main pour faire cesser l’hémorragie, ce qui lui permettrait par la suite d’y voir plus clair. Sans doute serait-il nécessaire d’aller à l’hôpital pour se faire recoudre mais le blondinet avait une sainte horreur des hôpitaux depuis son plus jeune âge et il n’avait aucunement l’intention de s’y rendre. Tant que son membre ne serait pas en train de se gangréner, il ne ferait rien ! Têtu, le jeune homme ne se rendait pas compte de l’ampleur des dégâts et préférait supposer que ça finirait par guérir sans l’aide de personne. Par l’opération du saint esprit sans doute, après tout il avait réussi à mettre une femme enceinte sans la toucher alors il pourrait facilement refermer ses plaies sans heurt ! Le fil particulièrement ridicule de ses pensées l’exaspéra un peu plus. « Je n’ai peut-être pas été assez clair de par mes agissements, alors laisse-moi t’expliquer plus amplement. Je n’ai jamais eu de famille et je n’en veux pas. Ni aujourd’hui, ni demain. Alors que nos parents se marient ou même que l’on finisse habiter ensemble, n’y changera rien ! » Lui cracha-t-il au visage, furieux. Mais contre qui en réalité ? Contre son père, ça c’était une évidence. Mais il y avait quelque chose de plus profond dissimulé derrière cette rage apparente. Un souvenir bien plus douloureux que tout ce qu’il avait pu connaître jusqu’ici… La mort accidentelle de ses parents biologiques. Siobhan était persuadée qu’il lui avait menti depuis le début mais en réalité c’était sa vie même qui était un prodigieux mensonge ! Alekseï était son prénom de naissance, Aiden celui de son adoption. Il était réellement russe, puisqu’il était né à Moscou mais il avait bien dû être rapatrié en Australie pour suivre docilement le généreux donateur qui avait bien voulu adopter un gosse aussi âgé. Arraché à ses propres origines, n’ayant nullement le temps de faire son deuil le petit garçon qu’il était avec dû survivre au déracinement mais également à la langue de ce nouveau pays ainsi qu’à ses uses et coutumes particulières. Cette partie cachée de son passé ne concernait en rien la jeune femme incrédule à laquelle il tournait volontairement le dos, mais les prémices d’un avenir familiale hypocrite le mettait dans tous ses états et elle était la victime de cette souffrance enfantine qui n’avait jamais quitté Aiden…



Dernière édition par Aiden A. Hopkins le Ven 7 Juin - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 7 Juin - 9:50


but uh-oh those summer nights
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Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Aiden n’était pas des plus ravi de ma présence, bon ce n’est pas ce genre de chose qui m’aurait démonté habituellement mais avec lui ça avait toujours été différent. D’une certaine manière il restait Alekseï, le jeune homme que j’avais aimé avec une passion folle et sans limite, c’est fou mais quand je me replonge dans ces souvenirs je me rends compte de l’ampleur de mes sentiments à son égard. J’aurais été prête à être Samantha jusqu’à la fin de ma vie simplement pour rester avec lui, mais c’était plus sage de rentré, autant pour lui que pour moi. J’étais si jeune, si naïve, il m’avait fait découvrir des sentiments et sensations que je n’imaginais même pas pouvoir éprouver mais tout ça était loin maintenant. Je n’étais plus cette jeune fille innocente, malheureusement pour moi ma vie avait pris un autre tournant, j’avais continué à suivre ce que ma famille voulait que je fasse, sans jamais rien dire, je m’étais renfermée dans ce rôle de fille parfaite et polie. Si on ne s’en tient qu’aux apparences je suis une jeune femme souriante, polie et aimable avec assez de conversation pour vous occuper, mais personne ne me connait vraiment enfin ne me connaissait à part Aiden, il avait vu une autre image de moi, loin de cette famille imposante. Son attitude était déconcertante et pourtant je pouvais le comprendre. On insufflait le chaud et le froid suivant notre humeur du moment, il me traitait de bipolaire alors que lui-même était des plus lunatiques, c’est peut-être simplement un trait de caractère qu’on a en commun. Dans tous les cas je me retrouvais dans la cuisine avec le jeune homme qui ne semblait pas forcément vouloir ma présence sans que je sache réellement pourquoi. « Tu t’étonnes que je change d’humeur alors que tu fais tout pour, c’est toi qui a commencé en me jetant dans la piscine je te rappelle. » Je tentais de lui répondre calmement, il s’amusait avec moi depuis le début mais que j’applique son propre jeu sur lui ne lui plaisait pas, hypocrisie quand tu nous tiens. Mais je n’avais pas envie de m’énerver contre lui enfin pas tous de suite vu qu’il semblait bien parti pour me mettre à bout. « Et sache que je ne jouerais jamais les demi-sœurs aimante … Amante à la limite et encore je ne sais pas vraiment si tu le mériterais. » J’essayais l’humour, bien que cet humour cache mes véritables envies car au fond me retrouver sous des draps avec lui était ma seule véritable envie. Sauf quand il se montrait aussi froid et distant, je me sentais mal à l’aise, rejeté et je n’en avais pas l’habitude pour être honnête. Bon on m’a peut-être rejeté par le passé mais je m’en fichais au fond, contrairement à Aiden qui comme il y a des années avaient réussi à s’immiscer dans mes pensées, il prenait alors une place importante dans mon cerveau, peut-être un peu trop d’ailleurs. Je tentais de chasser ces idées de ma tête, tout comme l’image de son corps parfait près du mien. On avait rien en commun, on avait jamais rien eu en commun et pourtant je m’attachais à ses souvenirs passaient, il exerçait sur moi un certains pouvoir totalement déroutant pour mon petit cerveau tranquille. Il ne se rendait même pas compte que je serais prête à tout juste pour qu’on retrouve ces souvenirs passés, il avait réussi à faire chavirer mon cœur et cette fois-ci se serait encore plus simple pour lui si il se rendait compte de ce que je pouvais éprouver en sa présence. Mais bien entendu je préférais qu’il me haïsse, je préférais le haïr aussi, c’était tellement plus simple que de faire face à ce que je ressentais. La haine est un sentiment puissant et peut-être que c’était la seule issu pour nous, il semblait le souhaiter visiblement vu sa façon de me parler. Je fronçais les sourcils, pour qui il se prenait à me parler comme si j’étais une idiote. « Laisse-moi aussi être clair avec toi, si tu continues de repousser les gens qui veulent simplement t’aider tu sauras ce que c’est d’être réellement seul. » Je fulminais et je me dirigeais vers la porte sans même un regard vers lui, il croyait surement être le seul à avoir souffert alors que chacun avait son lot de soucis mais monsieur Hopkins souffrait plus que les autres car il était plus que les autres à ses yeux. Une fois dans l’encadrement de la porte je me retournais tout de même vers lui, il repoussait quiconque s’approcher de lui mais je pensais qu’avec notre passé il n’agirait pas comme ça, je peux être tellement stupide parfois. Ces intentions avaient toujours été claires et il ne ferait jamais de concession pour moi ou quiconque, Alekseï et Samantha étaient partis loin à cet instant précis, dans un endroit où je ne pourrais pas les récupérer. « Ne crois pas que tu as le monopole de la famille briser Hopkins, mais ne t’inquiète pas j’ai bien compris ce que tu m’as dit, je ne m’approcherais plus de toi. » Et voilà ce que donne une Siobhan vexé, j’étais peut-être allée un peu loin en lui disant que je ne l’approcherais plus mais ce serait le cas tant qu’il ne s’excuserait pas, chose impossible de la part du jeune homme à mon humble avis. Il croyait quoi, que je ne rêvais que d’une chose vivre avec lui ? Et puis quoi encore, je préfèrerais tout sauf ça et devoir subir son corps parfait dans chaque pièce, le croiser chaque jour sans pouvoir l’embrasser ou ne serait-ce le toucher. Mais il fallait que je m’y fasse, ma mère me forcerait surement à venir vivre ici ne serait-ce que quelques temps, pour que je m’inclus dans la ‘famille’. Elle devait avoir peur que je reste dans mon coin et lui reproche un jour d’avoir construit une nouvelle vie sans moi alors qu’au fond je m’en fichais, elle pouvait faire ce qu’elle voulait ce n’était pas mon problème. J’étais quand même déçue de la façon d’agir d’Aiden pour ne rien vous cachez, mais je pouvais le comprendre toute cette situation était complètement folle et pour nous qui aimions tout contrôler c’était horrible de ne pas avoir la main sur les évènements qui allaient se dérouler.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 7 Juin - 13:06


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Ses membres tremblants, sous l’effet d’une colère mal maîtrisée, peinaient à soutenir le corps tout en muscle du jeune homme dont la vue se brouillait ostensiblement. Son cerveau était en alerte, les synapses s’agitaient dans tous les sens à cause de la douleur lancinante et purement physique qui prit le dessus sur ses maux émotionnels. A deux doigts de tomber dans l’inconscience, l’australien se rattrapa de justesse au plan de travail se trouvant à ses côtés. Fort heureusement pour sa fierté mal placée, Siobhan ne pouvait s’apercevoir de son trouble puisqu’il lui avait astucieusement tourné le dos. Leur passion loin d’être éteinte revenait de plein fouet consumer l’organe autrefois glacial et dont les battements s’avéraient être en constante dents de scie. Ce jeu malsain avait épuisé en un temps record l’esprit tourmenté d’Aiden qui se débattait contre cet autre lui qui essayait vainement de refaire surface. Alekseï n’avait pas été bâti sur le fruit d’une pure invention, c’était seulement le reflet de ce qu’il était vraiment. Il ne pouvait décemment pas se laisser aller à se montrer de nouveau à nu, la situation ne le lui permettait pas. C’était déjà bien trop difficile à supporter. En la repoussant perpétuellement, il se protégeait mais il la protégeait également. Sans doute n’en avait-elle pas conscience, comment aurait-il pu le lui reprocher ? Ses agissements étaient en contradiction avec ses paroles tout comme avec ses secrètes intentions envers une jeune femme certainement perdue face à cet homme qu’elle ne reconnaissait plus… Les sentiments le chahutaient sans qu’il n’ait l’occasion d’avoir la moindre emprise sur ces derniers qui revenaient le hanter à chaque fois qu’il osait poser le regard sur elle. Il fallait qu’elle le haïsse. De toutes ses forces. De toute son âme. Tant pis pour la casse. Tant pis pour les remords, les regrets. Plus loin elle resterait de lui et mieux se serait pour chacun d’entre eux. Egoïstement, il espérait aussi se sentir mieux mais ce n’était qu’une illusion qu’il se forçait à croire pour rendre les choses plus facile. Seulement c’était peine perdue. Muet, elle l’attaquait de tout front sans qu’il ne réagisse. Jusqu’à ce que son seuil de tolérance fut dépassé. Aucune marche arrière possible. C’était le moment ou jamais. « Pour qui est-ce que tu te prends au juste ? De quel droit t’autorises-tu à me faire une quelconque leçon ? Comme tu l’as très justement dit, je te repousse alors que fais-tu encore là ? Pourquoi est-ce que tu reviens sans cesse à la charge ?! » L’interrogea-t-il avec une arrogance qui frisait l’indécence, poussant le vice un peu plus loin en haussant la voix de manière significative sans pour autant risquer d’interrompre la discussion qu’entretenaient les futurs mariés qui s’accommodaient derrière très bien de leur absence respective. « Je me fiche éperdument de ce que tu peux penser de moi ou de ma façon de vivre. Je me complains parfaitement dans la solitude et comme on dit fréquemment, il vaut mieux être seul que mal accompagné. Je ne m’entoure que de personnes qui ont une utilité à mes yeux et tu n’en as plus aucune depuis fort longtemps. » S’exclama-t-il en arborant un sourire en coin. Détail visant à achever ses propos sur une note hautement désinvolte.

Agissant tel un automate sans émotions, Siobhan ignorait tous de ce qu’il endurait pour simplement ne pas craquer sous le poids de la culpabilité. Tout en essayant de lui faire le plus de mal possible, il s’approcha d’elle en haussant les sourcils sans jamais se départir de ce fameux sourire. De sa main valide, il caressa la joue de cette dernière et pu apercevoir son père qui revenait tout juste de la salle à manger dans le but de voir où en étaient les deux futurs frères et sœurs. Afin de parer à sa venue, Aiden prit rapidement dans ses bras la jeune femme. « Ca m’a pris tellement de temps pour me sentir bien, pour me sentir à nouveau entier… J’aimerais avoir manqué la première fois où l’on s’est embrassés parce qu’en venant ici tu as brisé notre promesse. » Attendrit par une scène qui semblait emplit d’une tendresse infini, Walter resta quelque peu à l’écart sans pour autant entendre les dires murmurés de son fils qui se détacha de son ancienne amante pour rejoindre leur spectateur. « Ca me touche beaucoup que tu fasses autant d’effort fils. Je suis agréablement étonné. Ta blessure n’est pas trop grave ? » Feignant l’inquiétude, Aiden eut une fâcheuse envie de rire devant cette piètre simulation. Le jeune homme haussa les épaules en détournant vivement le regard vers la salle à manger où se trouvait encore Sophia, seule. Une idée lui vint alors à l’esprit. S’il ne pouvait supporter cette proximité avec Siobhan, peut être pourrait-il ruiner ce mariage en devenir… « Je vous en prie père, ce n’est rien. Siobhan est une jeune femme pleine de qualité, c’est une véritable sinécure d’être en sa compagnie rassurez-vous. Et ne vous en faites donc pas pour ma main, ce n’est rien de grave. » Lui répondit-il en serrant les dents, comme à chaque fois qu’il s’adressait à cet homme qui était devenu son père via un vulgaire bout de papier. Sans jeter un dernier coup d’œil à sa partenaire de jeu qu’il espérait ébranlée par ses propos, il rejoignit bien vite sa future belle-mère en prenant soin de positionner une chaise tout près d’elle. Prenant place sur cette dernière, il veilla à dissimuler sa main sous la table afin de pas effrayer la femme d’âge mure à la vue du sang qui empreignait le tissus blanc. « Vous êtes à mes yeux un véritable mystère mademoiselle Morgan. Père ayant passé sous silence votre relation, je ne sais pratiquement rien de vous. Je serais pourtant ravie d’en apprendre plus… » Laissant volontairement sa phrase retomber alourdis par un mystère à peine voilé, Aiden glissa sa main valide sous celle de Sophia afin de porter celle-ci à ses lèvres. Il se pencha alors légèrement en avant et sans jamais la quitter des yeux, il y déposa un chaste baiser. Les rouages de son cerveau fonctionnaient à plein régime, trouvant de multiples façons plus machiavéliques les unes que les autres pour faire tomber à l’eau cet hypothétique mariage.

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Ven 7 Juin - 15:35


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L’attitude nouvelle d’Aiden me gifla, je venais de me réveiller totalement, comment j’avais pu penser une seule seconde qu’il restait une once de cet Alekseï que j’avais connu. Je me sentais comme mise à nue car Aiden en savait plus sur moi que la plupart des gens, malgré la fausseté de mon prénom et de l’endroit où je vivais le reste de mon histoire était belle et bien réelle. Ce père que ma mère avait abandonné lâchement simplement à cause de l’argent, ce qu’on attendait de moi en toute occasion et qui était fatiguant, ce masque que j’abordais depuis pratiquement toujours pour ne pas qu’on sache qui je suis réellement, il savait tout ça mais l’un comme l’autre on était plus sûr de rien. Dans tous les cas lui était vraiment différent, évidement je connaissais son côté charmeur et arrogant mais une fois qu’on s’était rapproché cette partie de lui s’était effacé parfois pour laisser simplement place à la tendresse. Nos caractères explosifs étaient comme l’huile sur le feu, totalement incompatible, déjà en étant amant on prenait des risques mais si on se haïssait je ne payais pas cher de cette maison qui allait devenir un champ de bataille. Mais une pensée me frappa, vu la façon dont il me parlait je n’avais même pas envie de le haïr, ressentir quelque chose pour lui, un quelconque sentiment était stupide car ça ne changerait rien. Peut-être que l’indifférence serait la meilleure chose, mais je doutais de mes capacités à être indifférente d’une quelconque façon à cet homme qui m’avait fait rêver pendant si longtemps. Son emprise sur mon cœur était pareille à celle de cet été là, sauf que cette fois-ci il l’utilisait pour piétiner mon organe déjà très endommagé. Certaines personnes sont tellement douées pour vous décevoir, elles vous touchent là ou vous ne vous y attendiez pas, vous laissant simplement seule avec vos mauvais souvenirs. Il était vraiment susceptible car il me semblait avoir était plutôt sympathique, pourtant il s’était renfermé, me repoussant violemment sans aucun remord. « Tu as un sérieux problème, tu crois que je reviens à la charge pour toi ? J’essayais juste de me montrer polie et civilisé deux choses que tu ne connais pas il faut croire. » Même si ma fierté avait éclaté en mille morceaux face à ses attaques, j’essayais de garder la tête haute tant bien que mal malheureusement pour moi il venait de me propulser à des centaines de kilomètre de lui et de sa vie. Sa dernière phrase finit de m’achever, je n’avais plus aucune utilité, alors c’était comme ça qu’il m’avait vu un objet jetable au bout de quelques temps, s’en était trop je préférais ne plus rien avoir avec cet individu mais l’arrivée de son père nous obligea à feindre notre entente encore une fois, mais le voir me prendre dans ses bras me donnait envie de crier. Oui j’avais envie d’hurler sur Aiden de jouer comme ça, mais au fond j’aurais fait la même chose, je restais pourtant stoïque dans ses bras et je tentais de ne pas me décomposer face à ses chuchotements dans mon oreille. MOI j’avais brisé notre promesse, je n’y étais pour rien, comme si je l’avais traqué jusqu’à Kawana et que j’avais mis dans la tête à ma mère d’épouser son père, quand je disais qu’il avait un problème le jeune homme là j’en avais la preuve. Je ne répondais rien, secouer par ces dires, mais d’un côté le début de sa phrase me faisait plaisir et me montrer que j’avais compté pour lui plus qu’il ne voulait le dire. Ok le côté indifférente était partie pour de bon, je n’ai et ne serait jamais indifférente face à Aiden Hopkins, mais comment l’être, il avait tout pour lui et n’importe quelle femme était irrémédiablement attiré par son charisme, sa puissance, et sa beauté. Je l’avais eu, durant un court été il avait été totalement à moi, on s’était aimé, on avait partagé tant de chose et même si il voulait les effacer pour laisser place à la haine un jour ces sentiments reviendront en lui et il s’en mordra les doigts car moi je serais peut-être passée à autre chose. Mais qui j’essaye de convaincre là, que ce soit dans cinq minutes ou dans dix ans je ne serais jamais capable de passer à autre chose, un simple contact de sa peau contre la mienne mettait en éveil tous mes sens et il n’aurait besoin que de ça pour se rendre compte qu’en réalité je ne suis pas si forte que j’en ai l’air. Mais je gardais la tête froide, il ne devait surtout pas s’apercevoir de ce que je pouvais éprouver, c’était un signe de faiblesse et Siobhan Catherine Morgan n’est pas une femme faible et facilement atteignable.

Une fois mes émotions un peu passés, je retournais dans la salle à manger ou Aiden exercé son numéro de charme sur ma mère, sérieusement il serait prêt à se taper ma mère pour me faire du mal et ainsi gagner la bataille, les coups bas ne semblent pas le déranger. Je regardais la scène, distante et impassible mais à l’intérieur je fulminais. Ma mère minaudait, surement fière qu’un petit jeune la regarde ainsi, quelle femme faible celle-là, mais bon ça ne devrait pas m’étonner elle l’avait toujours été. « Tu peux m’appeler Sophia, tu seras bientôt comme mon fils alors arrêtons le vouvoiement et les mesdemoiselles. » Elle gloussait légèrement en lui répondant tout en rougissant, sérieusement on aurait dit une adolescente qui se fait regarder pour la première fois, pathétique. Mais heureusement pour moi Walter revint dans la pièce rayonnant de bonheur et ma mère dégagea sa main de celle d’Aiden pour simplement regarder Walter avec admiration. J’ai atterri dans la famille Adams il faut croire, je trouvais tout ça tellement niais, j’observais ces trois personnes chacune leurs tours, je commençais par Walter qui était pas loin de moi, il mangeait ma mère du regard ce pervers car très franchement il pourrait se retenir, il voyait surement en ma mère un jolie petit trophée à balader à son bras dans des robes de luxes, je comprends mieux pourquoi elle fait autant de gym maintenant. Je passais alors à ma mère, la chose qui scintillait dans ses yeux c’était la perspective d’être tellement riche qu’elle pourrait avoir des hobbies complètement idiot et des lubies comme faire des bougies ou alors apprendre le tissage tout en se rendant dans des cocktails avec du beau monde. Puis le dernier fut Aiden, si ravageur avec son sourire en coin, cet air inaccessible et impeccable qu’il arborait comme s’il était le maître des lieux et surtout du jeu dont lui seul connaissait les règles et le but. Rien qu’à le regarder il paraissait si parfait, le genre d’homme qui vous fait chavirer en un regard quand vous êtes une demoiselle avec si peu d’estime que le regard d’un homme de ce genre vous fait croire que vous êtes la personne la plus puissante de la pièce. Je me souviens de cet été ou toutes les femmes le regardaient dans l’attente d’avoir un peu d’attention de sa part, ça me rendait folle et fière à la fois mais j’avais toujours su que si je devenais comme ces femmes il ne ferait plus attention à moi. Car même s’il ne l’avouait pas ce qu’il aimait c’était le défi, le fait que je ne sois pas à sa merci, je ne lui disais que rarement ce que je ressentais à son égard de peur qu’il me prenne pour acquise comme toutes les autres. Je suis persuadée que le fait que je joue au même jeu que lui le rendait fou et pourtant c’est ça qui l’attirait chez moi, je n’étais pas l’une de ces femmes éperdument amoureuse de lui à en baver sans aucune gêne. Pourtant au fond je l’étais, à chaque fois que je le regardais je sentais le feu s’agitait en moi mais rien que pour ma fierté je ne pouvais pas m’abaisser à l’aduler comme il l’attendait des autres. Mon observation commença à me faire tourner un peu la tête, chacun à notre manière on était pathétique car on se battait avec acharnement juste pour avoir cette petite victoire imaginaire sur la vie et les autres. « Je… Excusez-moi j’ai besoin de prendre l’air. » Je sortais alors de la pièce pour me rendre dans le jardin, pas très fière de moi pour le coup, je ne m’étais pas battue et je savais pourquoi, ces paroles m’avaient troublé plus qu’elles n’auraient dû, il exerçait son pouvoir de la pire façon qu’il soit, il l’utilisait pour me faire souffrir, pour que je le haïsse et ça fonctionner car je lui en voulais d’être lui, d’être si beau, d’éveiller ces souvenirs parfait qu’on avait partagé et surtout je lui en voulais d’être tombé amoureuse lui il y a des années, car je l’étais toujours vu mon attitude. Il avait raison, j’avais mis du temps à me remettre de lui, de nous et aujourd’hui toutes ces barrières mises en place pour préserver mon cœur étaient tombées comme des dominos instables.




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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Sam 8 Juin - 21:22


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La conscience a toujours été considérée comme un frein aux vices auxquels on s’adonnait, souvent comparée à une petite voix qui nous conseillait la marche à suivre, pour quelle option opter. Aiden avait volontairement fait taire cette oppressante voix qui lui hurlait de ne pas continuer dans cette direction sous peine de le regretter toute sa vie. Il n’en faisait toujours qu’à sa tête, ça le mènerait certainement à sa perte un jour ou l’autre. Bons nombres de qualificatifs peu élogieux conviendraient pour décrire sa personnalité hors du commun. Paraître mauvais pour ne jamais décevoir quiconque. Prendre le risque de ne jamais réussir à se regarder dans une glace plus de quelques minutes par crainte d’apercevoir la personne odieuse qu’il était devenu. Camoufler ses nombreuses failles derrière un masque construit de toutes pièces durant ses années de solitude. Cela avait été un choix des plus inconfortables, arriveriez-vous à éteindre la personne que vous êtes en réalité pour vous construire un personnage à l’abri de toutes fêlures, de tout attachement quel qu’il soit ? L’australien s’infligeait une torture morale sans pareille et, parfois, les bons côtés qu’attiraient cette vie sans sentiments était bien vite effacer par les conséquences directes d’un tel agissement. Cette mécanique émotionnelle et cérébrale pourtant bien huilée venait tout juste de prendre l’eau à la seconde où ses yeux s’étaient posés sur cette femme qui avait été autrefois son premier amour. Elle éveillait en lui toutes sortes de choses, outre les souvenirs qui jamais ne l’avaient quitté, Siobhan avait cette faculté de provoquer en son fort intérieur une série de réactions plus perturbantes les unes que les autres. Elle ne s’en rendait certainement pas compte, il ne pouvait pas l’en blâmer vu les efforts qu’il faisait pour dissimuler la hausse significative de ses battements cardiaques lorsqu’elle était proche de lui. Ebranlant son être tout entier, la jeune femme tentait vigoureusement de se battre avec les mêmes armes que lui mais c’était sans compter sur l’homme qu’il était à présent devenu et qu’elle ne connaissait pas. Aucune autre souffrance n’avait d’égale celle de perdre celle que l’on aimait du plus profond de son âme. Si ses intentions pouvaient apparaître comme clairement égoïste, c’était en réalité plus pour elle qu’il la repoussait avec une ardeur calculée, avec une force indécelable aux premiers abords. Il la protégeait de celui qu’il était devenu, il protégeait les souvenirs de ce printemps où il avait découvert l’amour pour la première fois. Intérieurement, son âme esseulée se débattait avec rage contre cette décision qu’il avait prise en connaissance de cause et dans le seul but de faciliter l’arrivée imminente de ce mariage qui anéantissait toute éventualité de vivre leur passion passée sur le long terme… Les gloussements absurdes de sa belle-mère le firent revenir à la réalité alors que son regard s’était longuement perdu dans le vide. Devenir son fils… Jamais de son vivant il ne considérerait cette femme comme sa mère. Peu importait sa gentillesse, ou ses attentions faussement désintéressées, Aiden avait eu une mère qui était décédée depuis longtemps cependant sa place n’était pas à prendre. Ses lèvres s’étiraient alors en un sourire hypocrite qu’il et du mal à présenter tant ses sombres pensées emplissaient son esprit troublé. A la seconde où son père adoptif entra dans la pièce, Sophia retira sa main, coupable d’avoir un court instant succombé aux affres de la vanité face à un jeune homme qui se voulait charmeur en flattant son égo certainement mis à mal par une absence criante de séduction durant des années. « J’expliquais à Sophia combien tu avais été mystérieux concernant votre relation, je n’ai pas été habitué à ce que tu passes tes aventures sous silence… » L’apostropha-t-il habilement lorsque ce dernier les rejoignit. Ses paroles, lourdes de sous-entendu, visaient évidemment les nombreuses infidélités qui avaient causé son premier divorce. Forçant ainsi son fils à assister impuissant au départ de sa mère adoptive. Abasourdi, Walter ne put dissimuler son malaise tant il fut surpris par la soudaine répartie d’Aiden qui prit soin de se relever pour s’emparer d’une flûte de champagne dont le contenu se retrouva bien vite au fond de son estomac. Ses yeux bleutés se posèrent sur la jolie brune qui fit son apparition. Elle était si belle… Sans avoir la possibilité de se perdre indéfiniment au fond de ses prunelles couleur ambre, Siobhan s’excusa pour prendre à son tour la fuite et ainsi échapper à ce climat familial où l’hypocrisie régnait en maîtresse des lieux.

Deux choix s’offraient à lui à cet instant précis : laisser Siobhan seule avec pour seule compagnie son possible désarroi et sa totale incompréhension ou la rejoindre en contredisant ainsi totalement ses propos précédents. Perdre toute crédibilité semblait dérisoire en comparaison avec le mal être dont elle souffrait actuellement et, ce, par sa faute. N’était ce pas ce qu’il voulait ? Conscient de ses propres contradictions, le blondinet observait ses pieds en réfléchissant et au moment où Walter entrouvrit la bouche pour répondre une cinglante réponse à ses accusations, il emboîta le pas de la demoiselle. Coupant ainsi la parole à l’incrédule fiancé qui devait se poser milles et unes questions face aux comportements étranges de jeunes adultes. Elle avait choisit de prendre l’air près de la piscine qu’elle avait déjà été contrainte de « visiter ». Tout en l’observant au travers de la baie vitrée, Aiden fit signe à l’une des domestiques qui accourut vers lui. Il lui glissa alors à l’oreille quelques mots et il ne fallut qu’une minute à l’employée pour s’en aller et revenir avec une bouteille de champagne au préalable ouverte ainsi que deux flûtes en cristal sur un plateau argenté. L’efficacité de son personnel en était parfois étonnante. Une table de marbre blanc trônait non loin de là, l’endroit parfait pour entreposer son matériel visant à l’aider dans son opération réconciliation. Silencieusement, il approcha de la jeune femme en enfouissant ses mains dans les poches avant de son pantalon à pince gris foncé. Tout en se mettant à ses côtés, il soupira en fixant un point imaginaire au loin. « La baignade de toute à l’heure ne t’a pas suffit ? » demanda-t-il sur un ton qui se voulait humoristique. Devant le silence lourd de sens qu’elle lui offrit, l’australien grimaça en comprenant que l’humour n’était sans doute pas ce qu’elle espérait de lui. Voilà une chose qu’il détestait. Qu’on attende quoique se soit de lui. Il n’était résolument pas fait pour répondre aux quelconques exigences de son entourage et jusqu’ici cela ne lui avait posé aucun problème. C’était pourtant différent avec Siobhan et plus le temps filait, plus il se rendait compte à quel point ses réactions pouvaient l’affecter. « Pourquoi cette fuite soudaine ? Ta politesse se serait elle envolée ? » Un énième sarcasme s’échappa de sa bouche. Il se mordit alors la lèvre inférieure en se maudissant intérieurement d’être ce sal con même avec elle, même lorsqu’elle était en mauvaise posture et qu’elle affichait involontairement ses failles qu’il décelait sans qu’elle n’ait à prononcer le moindre mot. Sans prendre la peine de l’avertir, il s’échappa rapidement pour se rendre à la table où il put remplir les deux coupes de champagne et ainsi revenir en les portant difficilement de sa main valide. « Je risque de casser un second verre si tu ne m’aides pas. Je pensais qu’un peu de champagne nous aiderait. Vu qu’on doit passer la journée et la soirée ensemble. A quoi voudrais-tu trinquer ? » Il leva son verre en posant à nouveau les yeux sur elle, bien que cette fois-ci son regard se voulait plus doux qu’à l’accoutumée. Son envie d’enterrer la hache de guerre se heurtait à ses barrières de protection qu’il avait lui-même érigé mais qui ne servaient à rien contre elle. Aiden venait tout juste de comprendre une chose essentielle… Il était capable de se protéger de tout, sauf d’elle. C’était sans doute l’un de ses points faibles contre lequel il ne pouvait rien.

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Sam 8 Juin - 22:01


but uh-oh those summer nights
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L’air de Kawana était plutôt agréable, pas trop humide, ni trop sec, simplement une température agréable. Je ne regardais rien en particulier, j’étais simplement figée là car je ne pouvais pas partir de cette maison bien que ce soit ma plus grande envie à cet instant. J’étais coincée entre une mère vénale, un beau-père trop bavard et un demi-frère, mon cœur rata un battement rien qu’à la pensée du jeune homme. Je m’en voulais de me montrer aussi humaine, durant des années j’avais feint chacune de mes émotions et pourtant devant lui je me retrouvais comme une gamine. Je secouais légèrement la tête, comment j’avais pu penser que ça se passerait bien entre nous, il était comme les autres, il me décevrait comme à peu près tous les hommes qui avaient compté pour moi. C’était peut-être moi le problème, je m’attardais sur ceux qui n’en valent pas la peine, sans le montrer je m’étais toute ma confiance et tout mon cœur sur certaines personnes mais elles continuaient à me décevoir. Ce faux sourire que j’affichais en toute occasion commencer à me fatiguer, j’étais épuisée de jouer à ce jeu de gentille fille mais c’était le seul que je connaissais alors il n’y avait pas vraiment d’échappatoire puis l’idée de me montrer faible face à Aiden m’énervait au plus haut point. Je m’étais simplement laissé prendre par la nostalgie, il n’y avait que cette raison qui pouvait être valable. Je restais donc là, je n’avais même pas observé l’endroit où je me trouvais, ça ne changerait rien à mes pensées de toute façon. D’un coup je sentais une présence, celle d’Aiden mais je ne lui adressais même pas un regard, seul sa première phrase me tira de mes pensées. Je regardais alors autour de moi, j’étais revenue ici sans même m’en rendre compte, je ne répondais rien. Surtout car je ne comprenais pas ce qu’il voulait, un coup il faisait tout pour me faire craquer puis ensuite il rejetait même l’idée d’avoir était avec moi un jour. Plutôt désagréable d’ailleurs sa façon de faire, je m’étais sentie comme une jeune ado qui a le béguin pour un mec qui s’en fiche d’elle et qui préfère cacher à ses supers copains ce qui s’est passé avec moi. Sauf que je n’avais jamais été cette adolescente-là, je n’étais pas le genre à rester dans l’ombre et encore moins secrètement. Et comme s’il n’avait pas compris le silence suite à sa première tentative il continuait à s’enfoncer avec des blagues amusantes que pour lui. Je levais les yeux au ciel, il ne comprenait donc rien, à la limite j’aurais préféré rester seule plutôt que de subir cet humour mal placé, je me rappelais alors sa phrase plus tôt, vaut mieux être seul que mal accompagné. Cette petite piqure de rappel me remonta, il pensait pouvoir venir, m’offrir une coupe de champagne et c’est bon, je soupirais intérieurement, il pouvait être stupide parfois. Mais je croisais son regard et tout le négatif que je voyais en lui s’estompa en quelques secondes, ça devrait être interdit d’être aussi sexy. Je prenais la coupe de champagne toujours dans le plus grand silence, je me demandais ce qu’il cherchait et aucune idée ne me vint à l’esprit. Il était tellement étrange parfois, enfin tous le temps plutôt mais je ne comptais pas me laisser faire, je ne comptais pas être une docile jeune fille qui succombe dès qu’il débarque. Ce n’était pas moi et ça ne l’avait jamais été, même pas quand j’étais Samantha, il me faisait peut-être de l’effet mais je conservais toujours ma fierté et ma dignité. « A toi t’étouffant avec ce champagne. » Je lui adressais alors un sourire forcer, je poussais ce sourire le plus possible puis portais la coupe à mes lèvres pour le boire cul sec. Je le contournais alors pour aller me resservir un peu de ce champagne, l’alcool était surement la seule chose qui m’aiderait à supporter toute cette situation délirante. Je prenais la bouteille fraiche dans ma main pour me servir, je me laissais aller et remplissez le verre pratiquement en entier pour m’éviter d’autres aller-retour. Je retournais alors face à Aiden, que voulait-il que je fasse ou que je dise, je ne savais pas ce qu’il attendait de moi et au fond je ne voulais peut-être pas le savoir. « Je croyais que c’était moi qui revenait sans cesse à la charge, que se passe-t-il tu as trouvé une nouvelle utilité à ma personne ? » J’essayais de parler d’une voix posé mais ressortir ses propres mots m’avait rendu amer, surement car je venais de me rappeler la façon dont il m’avait parlé à peine une dizaine de minute plus tôt. Il devait me prendre pour son jouet du moment, ou peut-être cherchait-il à tester mes limites, avec lui malheureusement elles n’étaient pas très poussé, je me vexais tellement vite. Je buvais de nouveau du champagne, un peu plus modérément cette fois, c’était du gâchis de ne pas savourer du champagne à mes yeux. « Tu ne devrais pas être avec nos parents en train de passer pour le fils parfait qui est heureux de former une nouvelle famille heureuse , je dois t’avouer que ce rôle te va à la perfection. » Je baladais mes yeux dans le jardin, je faisais tout pour ne pas croiser son regard, par peur d’être déconcentrer de ma haine surement, la vision de la piscine rajouta un peu d’étincelle au feu qui brûlait en moi. Entre la haine et l’amour mon esprit ne savait plus trop ou donnait de la tête, il était perdu tout autant que moi et le reste de mes organes et membres. Comment une personne peut faire ressentir autant de sentiment diffèrent, ça relève de l’exploit. « Je ne te pensais pas capable d’une telle hypocrisie je dois l’avouer, tu m’épates. » Un petit rire nerveux s’échappa de ma bouche sans que je n’aie aucun pouvoir dessus, mais c’était tellement amusant ces agissements, chacun dans le dos les uns des autres. On avait tous des problèmes à régler avec chacun sans jamais l’avouer de vive voix alors on réglait nos soucis avec des sous-entendus. Un psychologue s’amuserait à nous voir tous agir comme on le fait, je pense qu’écrire une thèse sur les Hopkins/Morgan pourrait être intéressant et on se rendrait peut-être compte qu’on a tous un soucis mais c’est ce que l’argent fait aux gens, l’argent et le sexe deux choses qui paraissent diamétralement opposées et pourtant c’est si proche car ça éveille en nous des péchés capitaux qui nous habitent. Oh oui on était empli de ses péchés, si l’un de nous pensait allait au paradis il ferait mieux d’y repenser car on appartient tous à l’enfer et à ses flammes.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Sam 8 Juin - 23:11


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Cancun semblait si loin et si proche à la fois, mais dès qu’Aiden effleurait ses souvenirs du bout des doigts une intense brûlure l’obligeait à faire marche arrière. Il était lâche. Lâche face à ses sentiments incontrôlables. Lâche vis-à-vis de cette femme de qui il était tombé irrémédiablement amoureux des années auparavant. Peu d’évènements marquant n’avaient eu une réelle importance à ses yeux cependant ce fameux Spring Break en sa compagnie était un de ces moments auquel on se raccrochait lorsque tout foutait le camp. Chaque jour était une épreuve, elle avait été la seule capable de rendre le moindre minute paradisiaque. Son départ avait fait naître un vide, un trou béant dans sa poitrine qui l’empêchait de respirer lorsqu’il fermait les yeux en essayant de redessiner son visage. A son retour, l’adolescent qu’il était avait passé des jours seul. Enfermé entre les quatre murs de sa chambre en cherchant une issue lui permettant d’avancer, de continuer à vivre normalement en réussissant le tour de force de supporter son absence. Son rire l’avait longtemps hanté, tout l’avait ramené à elle. D’une affiche de cinéma au titre d’une chanson en passant par ses expressions que d’autres employaient et il avait enduré cette torture pour simplement respecter cette stupide promesse qu’ils s’étaient faits. Plus de contact. Plus jamais. Leurs mensonges les avaient conduits à croire que la suite de leur histoire était impossible. Lui habitant en Russie, elle en Angleterre, la distance semblait être un obstacle bien trop important pour des gens de leur âge. Si seulement ils s’étaient entièrement livrés l’un à l’autre, ils auraient su qu’ils habitaient dans le même pays et tout aurait pu être différent. Si seulement ils n’avaient pas eu peur d’être réellement liés. Leur relation avait une date de péremption depuis le départ, peut être était ce pour cela qu’ils avaient profité de chaque moment qu’ils avaient passé ensemble. Aiden ne s’était pas rendu compte à qu’elle point Siobhan comptait à ses yeux jusqu’à ce qu’il la voit monter à bord de cet avion. L’oiseau de métal avait pris son envol, emportant en son sein l’amour de sa vie qu’il avait pris un court instant pour un simple flirt de vacance. Sa volonté d’occulter les certitudes qui découlaient naturellement des évènements passés et de ce conflit intérieure actuel qui faisait ainsi resurgir une tristesse profondément enfouie. La vérité c’était qu’il s’en voulait de ne pas avoir eu le courage de la rattraper pour lui dire la vérité, pour refuser ce pacte qui l’éloignerait à jamais d’elle, pour lui avouer ses sentiments… Pour lui dire qu’il l’aimait tout simplement. Le jeune homme était de nouveau confronter à ses peurs et voilà qu’il reculait de nouveau. Tant bien que mal, devant cette effrayante constatation, l’australien fit un pas vers elle sans grand espoir de pardon. Son silence était pire que tout, il aurait sans doute préféré qu’elle l’insulte. Sa répartie ne tarda tout de même pas et il ne trouva rien à redire. Avalant de concert le contenu de son verre, il serra par la suite les dents en détournant le regard comme pour reprendre une certaine contenance. Le champagne n’était pas non plus son alcool préféré mais il savait combien Siobhan l’appréciait. Elle ne semblait pas voir les failles de son plan pour qu’elle finisse par le détester, au fond il n’en avait aucune envie même si c’était sûrement la meilleure chose à faire vu le peu d’opportunité qui s’offrait à lui. « Est-ce que tu y repenses parfois ? » Lui demanda-t-il en observant l’horizon au loin, son ton calme contrastait avec la tension palpable qui émanait de la jolie brune. Il n’avait pas répondu à sa question, simplement parce que ses pensées bloquaient ses réflexions. Elle l’avait abreuvé d’un laïus amer concernant ce qu’il était devenu et ce qu’il lui faisait subir, mais il était incapable de répondre à ses interrogations.

Sans un mot de plus, le jeune homme enleva ses chaussures et retroussa les pants de son pantalon pour finalement s’asseoir au bord de la piscine en trempant ses pieds dans l’eau claire. Le cadre était magnifique, la journée était ensoleillée et une ravissante demoiselle se trouvait à ses côtés. Pourtant, de nombreuses ombres venaient perturber l’apparente perfection du moment. Il espérait qu’elle réponde à ses questions alors qu’il éludait les siennes, ce n’était pas juste et il avait été tellement injuste envers elle que la culpabilité le submergea à nouveau. Le droit d’être égoïste lui avait été enlevé à la seconde où il avait tout fait pour que la souffrance qu’il lui infligeait réveille un sentiment de haine qui détruirait tout sur son passage. Aiden baissa alors la tête en fermant un instant les yeux. « Je ne t’ai pas mentis. Je m’appelle vraiment Alekseï, mais lorsque j’ai été adopté on m’a prénommé Aiden pour ne pas éveiller les soupçons et pour que je puisse m’intégrer à ce nouveau pays qui serait le mien au moins jusqu’à ma majorité. Je suis bien russe et si tu veux, je peux te montrer mon passeport. J’ai la double nationalité. » Lâcha-t-il de but en blanc. Ce préambule visait à remettre les compteurs à zéro et lui offrait la possibilité d’expliquer son comportement. C’était aussi un tremplin pour rebondir sur la facilité qu’il avait pour mentir qu’elle avait décelé chez lui aux vues de ses agissements précédents. Il reposa sa flûte vide sur les dalles blanche avant de prendre appuie de ses deux mains malgré la douleur persistante de ses plaies encore ouvertes. « En venant ici, outre la barrière de la langue, il a fallut que je réponde aux codes qu’exigeait l’obtention de mon rang. En observant les gens autour de moi, j’ai appris à agir en société, à sourire même lorsque je n’en avais pas envie. Quand tu joues un rôle pendant des années, tu finis par ne plus savoir qui tu es. » Termina-t-il en haussant les épaules, un sourire las qui n’illuminait pas ses traits tirés. Il était fatigué. Fatigué d’afficher cette assurance naturelle, de devoir écraser les autres pour avoir un semblant d’existence, de sourire quand il mourrait d’envie de hurler, de se taire lorsqu’il rêverait de tout envoyer balader. Siobhan avait été l’une des seules à le voir sous son vrai jour et ça lui manquait de ne plus souffler. Elle avait été un bout de ciel bleu dans sa prison. Sa bouffée d’oxygène. Et la seule chose qu’il avait été capable de faire jusqu’ici c’était de la pousser dans ses retranchements pour l’éloigner le plus possible de celui qu’il était devenu. La solution était peut être de lui montrer que celui qu’elle avait aimé été toujours là bien qu’enfouie profondément. Il venait sans doute de prendre un des plus gros risques de sa vie, il risquait de faire rapidement marche arrière mais à ce moment précis il avait vraiment voulu être honnête. Il lui devait au moins ça.

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Sam 8 Juin - 23:47


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La rancune peut-être tenace, la mienne l’était ça c’est certains. J’avais pratiquement craché ma haine sur Aiden en lui rappelant quel être il était, je n’en étais pas forcément fière mais c’était la seule arme que j’avais contre lui. On attisait cette haine à chaque fois, rajoutant du bois au feu qu’on représentait, même une pluie battante n’arriverait pas à vaincre ces flammes tenaces qui nous gardait éloigner l’un de l’autre. Pourtant parfois il semblait que le feu s’apaisait, maintenant par exemple, Aiden ignora mes méchancetés pour me poser une question qui me déconcerta au plus haut point. Bouche bée je le regardais s’asseoir au bord de la piscine, j’enlevais mes chaussures à mon tour puis je remontais la longue robe pour glisser mes pieds et mollets dans l’eau agréable en priant qu’Aiden ne s’amuse pas à me pousser à l’eau encore une fois. Puis cette fois-ci il n’y aurait surement pas une robe de rechange, dis comme ça je prenais des risques finalement. Je regardais l’eau et mes pieds qui créaient de petits cercles, ça m’aidait à réfléchir. Bien sûr que j’y repensais, même si j’évitais la plupart du temps, la nostalgie de notre histoire me rendait d’humeur maussade souvent, j’avais eu l’impression d’avoir raté quelque chose sans savoir quoi. Je me rappelais le retour à Sydney, la demande en mariage de Logan, je grimaçais légèrement. Je le revoyais me tendre une bague alors que mon cœur ne lui appartenait plus depuis que j’avais rencontré Aiden, heureusement il était parti et je l’en remerciais. Mais cette histoire de proposition m’occupa l’esprit, puis une fois la comédie finit le chagrin d’avoir perdu Alekseï avait refait surface. Je me souviens de la douleur que j’avais ressenti, je ne pense pas que j’ai autant souffert un jour, une partie de mon cœur était resté à Cancun, une grosse partie. Mais je me rendais compte aujourd’hui qu’en réalité elle n’était pas restée à Cancun mais avec le jeune homme, je lui avais laissé car de toute façon sans lui je n’en avais plus besoin. C’est fou comme un simple amour de vacance peut vous chambouler, surtout quand vous tentez de vous persuader que ce n’est rien d’autre qu’une passade. Le revoir aujourd’hui, des années plus tard me prouver que c’était loin d’être une passade, c’était sincère. C’est quand on est le plus jeune que l’amour est le plus sincère, en vieillissant ça devient simplement un contrat et des concessions pour ne pas être trop ennuyer par l’autre. Je relevais les yeux vers Aiden, son air était si diffèrent, il me rappelait l’homme que j’avais rencontré à l’époque et avec qui je passais des nuits à parler sur la plage, à partager chaque plaisir de la vie. « Bien sûr que j’y repense, c’était magique … Le retour en revanche un peu plus brutale. » Je riais légèrement, s’il savait il serait probablement mort de rire, vu la fille qu’il avait connu c’était difficile d’imaginer quelqu’un me passer la bague au doigt. On s’était perdu après tous ce temps passé ensemble, on avait vécu pratiquement ensemble durant quelques semaines, laissant nos affaires dans ma suite pour éviter le maximum de déplacement et surtout de séparation. En réalité il était la seule relation qui se rapprochait d’une vraie histoire d’amour, sauf qu’elle était en mode accélérée de par sa fin inévitable. Il se livrait à moi, j’arquais un sourcil étonné mais j’écoutais en silence prenant ce qu’il voulait bien me donner. L’image de nous deux sur la plage de Cancun me frappa réellement cette fois, on s’était raconté nos vies, le meilleur comme le pire, malheureusement pour nous il y avait plutôt du pire. Mais on s’était toujours compris, surement parce que nos parcours sont un peu similaire sur certains point, parce qu’on a toujours fait semblant avec tout le monde. Le fait qu’on soit si similaire abattait un sentiment étrange sur moi, de la peine. Je savais que trop bien à quel point il était difficile d’être comme je l’étais, en perpétuel réflexion, mon cerveau ne s’arrêtait jamais, j’usais de la manipulation et des mensonges chaque jour, je ne faisais confiance à personne. Lui c’était la même chose, comme deux âmes égarés on se retrouvait car on était les mêmes. J’observais ses traits tirés, son sourire peu convainquant m’arracha le cœur, il était blessé et torturé je pouvais le sentir et même si il m’avait énervé je ne pouvais pas lui en vouloir car il n’était pas le Aiden arrogant avec deux fausses blondes accrochés à son bras à cet instant mais il était la personne que j’avais rencontré à Cancun, ça y est je le retrouvais enfin cacher sous tous ses défauts. « Je sais ce que c’est, je ne t’ai pas menti sur ma vie là-bas simplement mon prénom et peut-être l’insouciance dont je faisais preuve. Je suis loin d’être une jeune femme imprévisible, je suis plutôt du genre à tout vouloir contrôler. » Je soupirais légèrement, je connaissais parfaitement son sentiment de tellement faire semblant qu’on ne sait plus qui on ait. J’avais toujours été ce qu’on attendait de moi que je sois, aucune courage la dedans, plutôt une grande lâcheté même. J’avais peur à chaque seconde que quelqu’un découvre qu’en réalité j’étais juste apeurée par cette vie qui nous réserver des surprises et qu’on ne peut pas contrôler. « On fait tous semblant, je pensais simplement que tu n’aurais pas besoin de ça avec moi… » Je baissais les yeux, j’étais mal à l’aise face à cette aveu qui cachait quelque chose de plus profond, qui était un rappel direct à notre histoire d’amour. J’avais tellement eu l’impression qu’il s’en fichait, que je n’étais qu’une parmi tant d’autre que je m’en voulais de lui dire quelque chose d’aussi sincère. Je lui donner un laissez-passer pour mon cœur, qu’il pouvait utiliser comme il pouvait. Les dégâts risquaient d’être conséquents mais au fond ça ne pourrait pas être pire que cette situation ou je savais que je ne pourrais plus l’avoir de la façon dont je le souhaitais. Le mariage de nos parents respectifs me revint à l’esprit tout d’un coup, impossible était le mot adéquat pour l’avenir d’Aiden et moi, c’était un fait et autant m’y faire tous de suite. L’espoir n’apporte que la misère éternelle comme on dit et ce serait le cas si je m’accrochais à un quelconque espoir pour nous deux, à part la haine et les coups bas je ne voyais rien d’autre car soyons réaliste on ne pourrait jamais agir comme des frères et sœurs, c’était hors de notre porté quand on se trouvait seul. A la limite devant les autres on pouvait faire semblant mais une fois cette ‘intimité’ entre nous retrouvé on ne pourrait plus faire semblant, on se connaissait bien trop car c’était comme se regarder dans un miroir quand il est question des faux-semblants.



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