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 Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 9 Juin - 0:48


Trying to tell you "no"
but my body keeps on telling you "yes".




Sa seule présence ébranlait l’apparente aisance qui semblait coller à la peau du natif russe, c’était en quelque sorte une manière de dissimuler les nombreux fardeaux qu’il portait à bout de bras depuis sa plus tendre enfance. Il y avait certainement pire que ce qu’il avait vécu mais lorsqu’il s’agit de nous, on a tendance à ne plus voir que son monde qui s’écroule en occultant le reste. La perte simultanée de son père et de sa mère avait brisé le petit garçon à tout jamais. Ce jour funeste où les services sociaux s’étaient emparés de lui, sans scrupules pour ses grands-parents qui hurlaient et se débattaient contre les forces de police qui les retenaient le temps que ces étrangers l’enlève à eux sous prétexte que leurs moyens ne suffisaient à pas pour prendre en charge un enfant. De temps en temps, surtout lors de son adolescence, sa mère adoptive accourait dans sa chambre pour calmer les hurlements nocturnes de son fils qui semblait se tordre de douleur… Ses paupières se fermèrent en repensant à ce triste moment de sa vie. Mais en la personne de Siobhan, cette partie manquante avait été comblé par un sentiment de sécurité qu’il n’avait plus ressenti depuis longtemps mais également parce que pour la première fois depuis la mort de ses parents, Aiden s’était senti réellement aimé comme lui l’aimait. Elle ne devait pas en avoir conscience mais elle l’avait sauvé à Cancun. Il s’était échappé de la demeure familiale alors que ses parents adoptifs se déchiraient, englués dans un procès qui n’en finissait plus. L’australien avait pris la fuite en pensant qu’un séjour au Mexique avec ses amis lui ferait oublié les tensions et que si ça ne suffisait pas il y aurait certainement assez d’alcool, de drogue et de fille pour qu’il puisse se changer suffisamment les idées. Mais là bas il avait trouvé mieux. Il l’avait trouvé elle. Le bonheur avait été intense. Cette passion dévorante, cette fougue impulsive, cette entente fusionnelle, cette complicité naturelle, elle lui avait apporté tout ce qu’il avait toujours recherché auprès de femmes aussi fades les unes que les autres et qui n’avait su combler que l’aspect charnel d’une relation tant espérée. C’était tellement dur de s’avouer la vérité après tant d’année à se mentir à soi même et l’avouer à haute voix serait d’autant plus difficile. Il venait déjà de surmonter ses craintes en révélant une partie de son histoire qu’il avait préféré passer sur silence à l’époque pour ne pas assombrir le bonheur qu’ils partageaient. A présent tout était différent, leur avenir était déjà tout tracé sans issue de secours. Néanmoins, la jolie brune qui avait finalement pris place à ses côtés sembla accueillir ses aveux positivement et répondit même à sa question. Même après tant d’années de séparation, elle le surprenait toujours. « Certaines personnes ont tendance à perdre la mémoire avec le temps. Manque de pot j’ai une très bonne mémoire. » Affirma-t-il en haussant les épaules. Il essayait de détendre l’atmosphère, il ne sous-entendait pas qu’il aurait aimé perdre la mémoire mais il était vrai que parfois ces souvenirs avaient été dur à supporter. D’autant plus lorsqu’il aurait eu besoin d’elle à ses côtés, après ce fameux divorce notamment. Jusqu’à aujourd’hui, il avait eu l’impression de ne jamais vraiment respirer. Maintenant qu’elle était de retour dans sa vie, l’oxygène qu’elle lui apportait lui faisait tourner la tête.

Les silences qui s’insinuaient entre leurs discours respectifs permettait de faire le point sur ce qu’ils allaient dire, ils pesaient chacun de leur mot pour éviter tout quiproquos. L’accalmie soudaine était appréciable. Autant en profiter et faire son possible pour la conserver le plus longtemps possible. La relation volcanique à laquelle ils étaient voués reprendrait sans aucun doute rapidement ses droits. Les similitudes qui les avaient rapprochés et qui les liaient encore, étaient aussi ce qui les rendait si instables. Leurs vies n’avaient pas été de tout repos et ils avaient subis bon nombres de traumatismes qui influençaient encore leurs décisions. Sa voix sonnait comme une douce musique à ses oreilles même si ses dires n’étaient pas des plus reluisants. Elle avait des défauts comme tout le monde, il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit parfaite selon les codes. Siobhan était parfaite à ses yeux, parfaite pour lui et c’était suffisant. C’était aussi horrible puisque jamais ils ne pourraient être ensembles à présent… Triste fatalité. « Ce n’est certainement pas moi qui vais te reprocher tes mensonges. Tu es quelqu’un d’imprévisible, tu as simplement été conditionné et pour survivre dans ce monde qui est le notre, on est obligés de tout calculer. Ce mariage est la preuve qu’on ne peut malheureusement pas tout contrôler. » Répliqua-t-il nerveusement. Il se sentait tellement maladroit autant dans sa façon de parler, que dans sa façon d’agir. Lui qui habituellement était si charismatique et dont la répartie décourageait la plupart de ses détracteurs, ressemblait à cet instant précis à ce petit garçon à qui la mort avait enlevé les êtres les plus chers à son cœur. Elle avait ce don de faire ressortir le meilleur de lui et, ce, peu importe la force qu’il mettait pour afficher sa façade impassible. Impossible de rester de marbre face à elle. Son cœur sembla se briser lorsque Siobhan lui confia qu’elle espérait qu’il n’agisse pas avec elle comme il le faisait avec les autres. N’écoutant alors que son cœur, il fit glisser sa main sur les dalles jusqu’à atteindre celle de la jolie brune, entrelaçant ses doigts aux siens. « Si j’avais été le même qu’à l’époque où on était ensembles, aurais-tu mieux vécu ce mariage ? Ou, au contraire, aurais-tu souffert davantage ? » Sous-entendant volontairement que son attitude avait été une façon de la protéger de ses propres sentiments tout en se protégeant lui-même. Son regard se posa alors sur leurs mains, son cœur rata un battement et un sentiment d’impuissance s’insinua jusque dans ses veines… Si seulement ils n’avaient pas mentit à Cancun, tout serait différent. Ils auraient pu vivre leur histoire au grand jour, peut être seraient ils encore ensembles maintenant et jamais leurs parents ne se seraient mariés. Mais avec des si on pourrait refaire le monde et il valait mieux pour eux d’accepter dès maintenant ce future dont ils ne voulaient pas mais qu’ils seraient contraints d’accepter.

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 9 Juin - 15:29


but uh-oh those summer nights
Aiden feat Siobhan.




Le jardin était paisible, aucun bruit autour de nous, simplement nos deux voix peu sûre d’elles qui tentaient d’avouer les choses, même à demi-mot. On réfléchissait, surement à cause de la peur. Oui j’éprouvais une certaine frayeur, un seul mot pouvait ruiner cet instant et éloigner Aiden de moi pour un moment indéterminé. Pourquoi c’était si compliqué entre nous, ces non-dits, cette haine, cette tentation exquise qu’il faisait naître en moi. J’avais envie de prendre ma tête entre mes mains et me roulait en boule pour pouvoir réfléchir à tout ça, lui, nous, le mariage si proche. On était pris au piège, c’était surement trop tard vu l’attitude de nos parents et pourtant une lueur d’espoir continuait à grandir en moi surement car je retrouvais l’homme que j’avais connu à Cancun. Je soupirais en me remémorant ces souvenirs d’autrefois, il avait une bonne mémoire, moi aussi en ce qui concerne cette histoire. Je me rappelais de pratiquement chaque baiser, chaque caresse, les mots prononcés avec une telle insouciance à l’époque. Je m’étais livrée à lui de toutes les manières possibles, lui offrant mon cœur, mon âme et mon corps sans même réfléchir aux dangers auxquels je m’exposais. On savait parfaitement que notre histoire avait une date limite, on était en CDD, on vivait chaque jour à fond. Mes yeux s’illuminèrent face aux souvenirs, des bouffées de chaleur commençaient à m’envahir. Malgré les quelques années passés il n’avait rien perdu de son charme, bien au contraire, le temps était passé sur ses traits le rendant encore plus beau, comme quoi certains se bonifient en vieillissant non pas qu’il en avait nécessairement besoin vu son physique passait. Je m’amusais en faisant le avant/après dans mon esprit, je me demandais si moi aussi j’avais changé, surement. J’étais devenue plus femme je pense, enfin je n’en savais trop rien, on ne se voit pas vieillir jusqu’au jour ou rides et cheveux blancs arrivent. Mais à force de l’observer comme je le faisais je n’avais plus qu’une envie me retrouver dans la piscine avec lui, collé contre son corps dans l’eau comme à Cancun, j’enfouissais cette idée au fond de mon esprit, j’étais complètement folle de m’imaginer des choses comme ça. J’étais supposée le haïr, ou tout du moins ne pas éprouver de l’attirance à son égard, j’étais impuissante face à son charme et à l’effet qu’il faisait naitre en moi. Quand il évoqua le mariage je jetais un coup d’œil vers la maison à la recherche d’une paire d’yeux curieuse mais rien ni personne ne nous observait. Il avait raison, on ne peut pas tout contrôler au niveau des évènements mais nous connaissant on se reportait sur le contrôle de nos sentiments l’un vers l’autre, pour le meilleur ou pour le pire. Dans ce cas précis je m’attendais surtout au pire, je connaissais Aiden, je savais de quoi il était capable. Il avait le choix entre éveillé en moi la part de Samantha qui était encore profondément sous le charme du jeune homme, ou alors la part Siobhan vexé et blesser dans sa fierté qui serait prête à tout pour lui montrer qu’il ne compte pas. Je savais qu’à un moment on recommencerait notre petit jeu, on allait se chercher et pousser à bout l’autre pour voir ses limites, et je savais déjà que je ferais dans ces cas-là l’inverse de ce qu’il attend de moi. La seule chose que je me demandais c’était quand cette bataille allait reprendre, pour l’instant tout semblait apaiser mais ça ne pouvait pas durer. Je chérissais alors ce moment calme en sa compagnie laissant parler mon cœur, ce qui était très étrange. Je ne m’étais pas ouverte depuis des années comme ça et je ne me sentais pas mal bien au contraire, j’étais soulagée presque de pouvoir dire ce que j’avais sur le cœur. Mais il plaça sa main sur la mienne pour l’entrelacer, les frissons remontèrent jusqu’à mon cœur en quelques secondes, la sensation de sa peau contre la mienne ne pouvait pas être inventé par mon cerveau car c’était la première que je ressentais un sentiment comme celui-ci j’avais l’impression que c’était complètement nouveau pour moi. J’étais simplement bien, je ne sais pas si heureuse est le terme approprier, peut-être mais je ne me souvenais plus que ça ressemblait à ça, j’étais surprise d’avoir pu oublier cette envie de danser, de rire, de partager. Je portais mon regard sur lui, il fixait nos mains je suivais alors son regard. Tout était là, pas besoin de parler, de s’étaler pendant des heures, sans rien dire on savait tous les deux ce que représentait ce petit rapprochement. « Je ne sais pas. En réalité que tu sois Aiden ou Alekseï il n’y a aucune manière pour moi d’accepter ce mariage. » Je me surprenais de ma franchise, les mots sortaient malgré moi depuis que j’avais aperçu son visage qui me rappela le passé. Je n’avais pas la force de le haïr quand il était dans cet état-là. Tout était déjà assez compliqué et difficile et on s’épuisait dans cette guerre qui ne connaitrait jamais de fin, à part peut-être celle de la destruction complète de nos cœurs. « Tu n’es pas fatigué de faire semblant tous le temps ? Je sais bien qu’on est obligé dans ce monde mais … » Mes mains se crispèrent, face à ces aveux qui étaient peut-être un peu trop pour moi et pourtant j’en avais besoin, je me sentais capable d’être moi avec lui sans aucune retenue. « Mais j’en ai marre parfois, puis sourire autant ça fait mal à la mâchoire. » Je rajoutais une note d’humour comme pour enlever un peu ce ton solennel que j’avais l’impression d’employé. Mon corps commença à se détendre de nouveau, je me sentais mieux même si c’était toujours compliqué avec Aiden, d’un instant à l’autre il pouvait redevenir le salaud qu’il pouvait être. Je repensais à ce qu’il m’avait chuchoté à l’oreille plus tôt, il regrettait de m’avoir rencontré, c’était peut-être vrai, et ça me tuait car pas une seconde j’ai regretté notre histoire, le regard perdu sur nos mains je sombrais dans ces pensées pas très joyeuses.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 30 Juin - 11:51


Trying to tell you "no"
but my body keeps on telling you "yes".

 



L’affection soudaine qu’il portait à l’élue de son cœur ne fut qu’une énième piqûre de rappel de la situation à laquelle les anciens amants étaient contraints d’accepter sans possibilité d’un repli quelconque. Bien à l’abri derrière leurs murailles défensives respectives, ils se protégeaient tant bien que mal envers et contre tout ce qui pourrait réduire à néant leur système défensif se révélant complètement obsolète face aux sentiments passés qui refaisaient surface avec perte et fracas. Eux qui avaient, depuis leur plus tendre enfance, apprit les codes obligatoires de ce monde où seul les apparences avaient leurs places, les deux protagonistes se prenaient en pleine figure les multiples sensations oubliées au détriment de ce satané sourire de circonstance qu’ils affichaient en toute occasion. La spontanéité bridée de Siobhan n’enlevait rien à son charme anglais perceptible jusque dans son léger accent qu’elle n’avait apparemment jamais perdu. Le jeune homme se sentait revivre à ses côtés, il réapprenait à connaître celle qu’elle était devenue par la force des choses. Pourtant, enfouie au plus profond d’elle-même, celle qu’elle avait été à Cancun était toujours bel et bien présente. Un seul regard avait suffit à l’australien pour s’en apercevoir malgré leur joutes verbales déchirantes, malgré cette arrogance dont elle pouvait faire preuve. Rien n’aurait pu réussir à dissimuler cette adolescente qu’il avait connu… Qu’il avait aimé… Et qu’il aimait encore. C’était une évidence. Aiden avait beau rejeter en bloc cette hypothèse, ces agissements en étaient d’ailleurs la meilleure preuve, toutefois les nombreuses accélérations de ses battements cardiaques aux moindres paroles de la jeune femme ne pouvaient être mal interprétés. Ses efforts étaient vains. L’amour qu’il avait éprouvé se réveillait peu à peu sans qu’il ait de contrôle sur ce dernier. Ses yeux bleus aux reflets acier observaient leurs mains entrelacées alors que son propre pouce s’échappait de cette étreinte pour venir caresser la peau si douce de Siobhan alors qu’un frisson parcourait le corps engourdis du natif russe ébranlé par ce simple contact. Lentement, sa tête se relevait afin de faire face aux propos de sa dulcinée qui souffrait apparemment autant que lui de ce mariage auquel ils assisteraient, impuissants. Sa note d’humour fit naître un léger sourire, presque timide mais surtout empli d’une tristesse palpable. « Je ne sais plus comment agir autrement… Ma mère adoptive n’était pas aussi exigeante que Walter, mais depuis qu’elle est partie c’est la seule façon pour moi de survivre. » Se dévoilant tour à tour, déballant leurs failles nerveusement, ils se toisaient d’une toute nouvelle manière. Les yeux dans les yeux, ils essayaient sans doute de lire en l’autre comme ils le faisaient autrefois. Leurs visages s’étaient dangereusement rapprochés comme si leurs aveux leur avaient permis de créer une toute nouvelle complicité. La main de libre d’Aiden vint se glisser sur la joue de Siobhan, ses lèvres effleuraient avec lenteur celles de sa partenaire…

« Aiden ? Siobhan ? » La voix rauque de son tyran retentit alors jusque dans le jardin, profanant le calme de l’endroit et ébranlant par la même occasion le moment intimiste brisé à présent par cet homme aveugle et sourd aux tourments de son fils adoptif meurtris… Un soupir lasse s’échappa d’entre ses lèvres entrouvertes et encore si proches de celles de Siobhan. Sa main retomba lourdement, abandonnant les traits fins de ce visage si parfait… « On devrait y aller avant qu’il n’ait la bonne idée de nous rejoindre. » Affirma-t-il en se relevant. Les traces d’eau formées par ses pieds trempés tracèrent un chemin jusqu’à la table où reposait l’objet de ses désirs présents. D’un geste rageur, Aiden s’empara de la bouteille de champagne de laquelle s’écoula un flot de bulles réconfortantes. Cette rasade lui donna le courage nécessaire pour retourner affronter les regards de ces adultes amoureux et prêts à tout pour que ce mariage se réalise. Peu importait réellement l’avis de leurs enfants.Tout en refaisant les lacets de ses chaussures italiennes hors de prix, le jeune homme s’affairait à éviter tout contact visuel. Ils avaient faillit s’embrasser, ils avaient faillit commettre l’irréparable. Cette erreur les aurait poussés un peu plus rapidement vers ce précipice dans lequel ils finiraient tôt ou tard. L’australien rentra de nouveau dans cette demeure où il avait grandit, talonné de près par cette femme qui éveillait en lui bon nombre de sentiments et de sensations déroutantes. « Vous voilà ! Nous avions peur de vous avoir assommé avec nos discours barbants ! Comment se porte ta main fils ? » Le ton humoristique qu’il avait pris visait sans doute à détendre l’atmosphère, Aiden réprima un haut le cœur en prenant de nouveau place autour de la table. La fausse inquiétude perceptible qu’avait employé Walter fit sourire l’australien qui secoua la tête en affrontant le regard de son père. « Ne vous en faites pas, ce n’est rien en comparaison à… » Se stoppant net, Aiden se racla la gorge en avalant une gorgée d’eau visant à s’éclaircir la voix ce qui lui donnerait le temps de trouver quelque chose de vaguement plausible pour terminer sa phrase. « A cette chute de vélo quand j’avais une dizaine d’année, vous vous souvenez ? » Faisant appel à des souvenirs lointains, il espérait que le subterfuge serait convainquant pour ôter tout doute de son esprit. La discussion au bord de la piscine hantait le jeune homme qui peinait à réfléchir convenablement et qui venait tout juste de commettre une erreur à haute voix. Il sentait encore le souffle chaud de Siobhan contre ses lèvres, il pouvait encore ressentir les battements de son cœur qui semblait vouloir sortir de sa poitrine. Le monde s’était subitement arrêté de tourner. Quelques millimètres les avaient séparés. Seulement quelques millimètres… Tout l’alcool du monde, toutes les drogues psychotropes et hallucinatoires, ne suffirait à apaiser les maux dont il était victime et ce vide qui s’emparait à nouveau de son être tout entier. Des éclats de rire survinrent alors, tirant du méandre de ses pensées sombres Aiden qui releva la tête, surpris. « Ton genoux était en sang et les médecins avaient dus s’y mettre à cinq rien que pour te tenir pendant que l’un deux tentait vainement de te faire des points ! Hilarant. » L’apostropha-t-il en veillant à souligner que sa mémoire n’était aucunement défaillante et partageant un moment vaguement familiale auprès des femmes qui ne tarderaient pas à faire pleinement part de leurs vies… Pour le meilleur et pour le pire.

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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Dim 7 Juil - 13:34


but uh-oh those summer nights
Aiden feat Siobhan.




Le calme après la tempête c’était un parfait résumé de notre histoire avec Aiden et de nos échanges, malheureusement les tempêtes venaient souvent tout dévasté et le répit était généralement de courte durée. A ses côtés je me sentais vraiment moi et c’était ça qui m’effrayait, il était le seul à faire ressortir cette facette de moi que j’avais tenté de cacher depuis toujours, cette partie vulnérable de ma personnalité. Au bord de cette piscine les souvenirs de Cancun me revenait encore plus que jamais, je retrouvais enfin le jeune homme que j’avais rencontré, celui qui m’avait fait craqué en si peu de temps et qui avait réussi à me faire tout oublier de ma vie. Celui qui m’avait fait tourner la tête et le cœur sans aucun effort, il avait été tel une drogue fulgurante qui vous monte à la tête en si peu de temps que vous ne remarquez même pas l’effet qu’elle vous fait. Et après tant d’année il semblait me faire toujours le même effet, nos visages étaient bien trop proches et pourtant aucun de nous ne voulaient reculer et briser ce petit quelque chose qu’on venait de retrouver. L’adolescente de dix-huit ans ressurgit sans crier gare, j’étais suspendue à ses lèvres, écoutant chacun de ses mots, il était le seul être existant à mes yeux à cet instant. Mais notre karma déjà bien pourri n’allait pas nous laisser tranquille et on entendit la voix de Walter qui nous appeler et bien trop vite Aiden s’éloigna de moi m’arrachant une partie du cœur en route. Je restais plantée là me sentant mal à l’aise après ce qui avait failli se passer, je soupirais à mon tour en voyant Aiden se relevait et je l’observais simplement se diriger vers la table pour boire du champagne, il me faudrait beaucoup plus personnellement pour m’enlever ce moment de l’esprit. Je sortais alors mes pieds de l’eau pour partir à la recherche de mes chaussures. Le plus marrant enfin ça dépend de quel point de vue on se place c’est qu’on évitait tout contact et pourtant dans notre façon de bouger on était parfaitement conscient de la présence de l’autre et comme si on le connaissait par cœur on arrivait à savoir quoi faire pour éviter de croiser son regard. Après toutes ces années l’alchimie était toujours là, on pouvait le nier tant qu’on le voulait je le savais maintenant, j’étais toujours sous le charme d’Aiden et ça allait me couter cher. On se dirigea vers la salle à manger pour retourner assister à ce brunch des plus horribles, j’observais ma mère qui semblait n’en avoir rien eu à faire que je sois absente, je la reconnaissais bien là. Elle n’avait pas dû s’inquiéter, préférant surement mon absence vu ma mauvaise humeur face à cette supercherie appeler mariage. J’étais de nouveau cloué à cette chaise sans aucune possibilité de crier haut et fort que je voudrais qu’ils arrêtent leur manège et que je voulais Aiden, oh oui je le voulais dans mon lit, dans ma vie et la seule chose qui m’en empêcher était ces gens qu’on appelait parents. Mais non je restais sagement assise souriant, c’était ce qu’on attendait de moi, être jolie et se taire, ils m’auraient mis dans un coin de la pièce que ça aurait été la même chose et malheureusement pour moi aucun Patrick Swayze à l’horizon pour venir me chercher et dire ‘ On ne met pas bébé dans un coin ‘, moi on m’y mettait et je n’avais pas mon mot à dire. Mais la phrase d’Aiden me ramena à la réalité, était-il en train de parler de nous ou était-ce juste un autre jeu avec son père que je ne pouvais pas comprendre, je me surprenais à vouloir qu’il parle de moi, savoir qu’il souffrait de cette situation me rassurait car ça signifiait que mes sentiments n’étaient pas à sens unique ainsi. Walter tentait de nous faire sentir qu’on faisait partie de la famille depuis le début du brunch en partageant des anecdotes du passé ce qui était plutôt pathétique pour le coup mais ma mère marchait dans cette mascarade évidemment, je levais légèrement les yeux au ciel en espérant que personne ne me voit. « Oh les enfants je sais ce que c’est, Siobhan était une vraie casse-cou étant enfant avec son fiancé ils n’arrêtaient pas. » Cette phrase surement innocente eu l’effet d’une bombe en moi, je lançais un regard noir à ma mère qui tressaillit légèrement en voyant la fureur dans mes yeux. Cette histoire était du passé et j’avais été simplement faussement fiancé pendant une semaine. « Ex-fiancé je te rappelle mère. » J’avais essayé d’employer le ton le plus aimable que je pouvais mais ça semblait être un fiasco vu le regard gêné de Walter. Je reprenais alors mon sourire factice pour détendre l’atmosphère. « Désolé chérie dans tous les cas ils étaient toujours dehors à escalader les murs et grimper dans les arbres malgré nos interdictions. Siobhan était une enfant rebelle mais heureusement elle est devenue une femme responsable et intelligente. » Elle sortit son plus beau sourire pour assortir cette phrase, je n’avais jamais entendu autant de compliment à propos de moi venant de ma mère, je gardais alors mon faux sourire en me demandant à quoi elle jouait. Elle voulait surement nous faire passer pour une famille unie chose des plus hypocrites mais en même temps tout ce repas était plein d’hypocrisie et on était simplement tous faux les uns avec les autres en espérant que ça ne se voit pas trop pour continuer cette supercherie et ainsi satisfaire ces deux adultes stupides.



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MessageSujet: Re: Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden   Sam 13 Juil - 14:45


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Y avait-il sur Terre pires maux que la lourde souffrance paralysante ? La mémoire d’Aiden s’amusait à torturer l’esprit déjà tourmenté du jeune homme qui se débattait avec rage contre les assauts répétés des souvenirs conjointement partagés part une Siobhan muette. Ces déballages absurdes et inutiles d’anecdotes familiales n’eurent pour seul effet la provocation involontaire de haut le cœur. Si une douleur lancinante cillait le ventre de son hôte, ce n’était rien en comparaison avec ce qu’il allait ressentir en entendant les propos de sa belle-mère. Fiancé. Le mot résonna jusqu’au plus profond de son cortex cérébral mis en branle par cette information désarmante. En se remémorant les années qui avaient suivies son histoire avec la jolie brune, l’australien n’avait jamais réussit à aimer une autre femme qu’elle. S’il était coupable ce n’était que de trahison charnelle. Son cœur quant à lui s’était gelé après la perte de celle qu’il aimait plus que son propre être. Lorsqu’elle était montée dans cet avion qui la menait loin de lui, une part de lui s’était envolée aux côtés de celle qu’il considérait comme la seule et unique femme de sa vie. En proie aux affres d’une jalousie dévastatrice, ses mâchoires se crispèrent tel un ultime signe physique de cette colère qui grondait à présent en lui, déferlant telle une vague de lave rougeoyante qui dévorait tout sur son passage. Siobhan prit alors rapidement la parole afin de préciser qu’elle n’était qu’une ex fiancée, mais c’était déjà trop tard. Le mal était fait et rongeait à présent de l’intérieur le jeune homme orgueilleux. Le désarroi éprouvé bloquait complètement sa bouche entrouverte dont aucun son ne sortait. Quasi inconscient, il lui fallut pourtant retrouver ses esprits afin d’affronter les discours élogieux et autres balivernes sans intérêt particulier. Il ne pouvait pas se montrer faible, pas maintenant. Pas comme ça. Pas si vite. Erigeant alors son implacable masque d’insensibilité, ses lèvres s’étirèrent en un sourire impeccable. Ses prunelles assombris s’implantèrent avec force dans celles de Siobhan. Les mots semblaient s’agglutiner au fin fond de sa gorge sans qu’il n’arrive à prononcer quoique se soit d’audible par l’assemblée trop occupée bavasser pour s’apercevoir de l’évidence qui aurait dû leur crever les yeux. Les regards qu’échangeaient leurs enfants n’avaient rien d’anodin et pourtant des aveugles ils ne voyaient que le bonheur naissant qui accaparait leur attention respective. Injuriant mentalement de tout les noms d’oiseaux qui traversaient son cerveau à vitesse grand V, l’australien ne perdait en rien ce charisme qu’on lui enviait. Malgré les circonstances et l’état émotionnel fragile, il était capable de faire face avec une assurance frisant l’indécence. Bon nombre de ses adversaires avaient jeté l’éponge en croisant ses yeux acier glacial qui ne laissait pas place aux doutes quels qu’ils eurent été. Siobhan soutenait ce même regard avec une facilité déconcertante, s’il était particulièrement orgueilleux, la demoiselle l’était tout autant. Les adultes riaient de leurs verbiages assourdissants, Aiden y vu une possibilité non négligeable de réengager une discussion qui l’intéresserait davantage. « Je n’avais point connaissance de cette partie de votre vie chère sœur. Il semblerait que j’ai un tas de chose à apprendre de vous. » S’exclama-t-il sans détourner les yeux de sa cible.

La jalousie était certainement bien placés concernant la liste non-exhaustive des pires maux dont nous pourrions souffrir un jour. Sans connaître les tenants et les aboutissants d’une histoire paraissant compliquée vu les attitudes diamétralement opposés de la mère et de sa fille, Aiden se sentait trahis alors qu’il n’aurait pas dû. Après tout ils ne s’étaient jamais rien promis si ce n’était de ne jamais chercher à reprendre contact avec l’autre. Promesse brisée par un sombre crétin quinquagénaire infidèle et d’une croqueuse de diamant aux sourire extra blanc qui cherchait la sécurité d’un rang. Bientôt ils échangeraient leurs vœux sans n’avoir jamais rien su de l’histoire tragique des deux anciens amants réduis au silence. Lorsqu’une domestique s’empressa de revenir garnir les assiettes des invitées, le jeune homme chuchota quelques mots à l’oreille attentive de celle-ci qui hocha positivement la tête en courbant légèrement son corps avant de disparaître dans les cuisines. Elle revint muni d’un verre emplit de glace flottant dans un liquide ambré. Remerciant silencieusement cette dernière, elle repartit sans demander son reste. Walter, qui désapprouvait cordialement le goût prononcé de son fils pour l’alcool, se raidit et porta avec dédain la serviette à sa bouche afin d’en essuyer délicatement les commissures. « Ne crois-tu pas qu’il est un peu tôt pour consommer ce genre de breuvage ? » Sa question était purement rhétorique bien évidemment, mais le blondinet n’était pas à ses premiers travers en présence de père adoptif. Ce n’était que le tour de chauffe avant l’explosion. « Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ? Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? » Citant Alfred de Musset avec un aplomb provocateur, il avait dit ces quelques mots en levant son verre qu’il fixa du regard tout au long de sa tirade avant d’avaler une gorgée brûlante mais tellement réconfortante. Les démons terraient au plus profond de son être semblaient se réveiller peu à peu, le laissant seul face à ses plus grandes peurs, à ses plus grandes déceptions, à ses plus grandes erreurs… Cette fâcheuse impression qu’une brèche s’étire sous vos pieds forçant le sol à se séparer en deux pour vous aspirer dans son gouffre béant et sombre lui collait à la peau sans qu’il n’ait le moindre contrôle dessus. L’envie persistante de prendre ses jambes à son coup pour fuir loin de l’atmosphère lourde et pesante qui régnait autour de lui. « Tenteras-tu toujours d’avoir le dernier mot ? » Le regard baissé d’Aiden ne présageait rien de bon. Un sourire en coin pris domicile à la commissure de ses lèvres tandis qu’il relevait la tête de façon significatrice en poussant un peu plus le vice lorsqu’il sortit son paquet de cigarette pour allumer l’une d’entre elle et finir son petit manège en recrachant la fumée en direction de ce père intransigeant. « Que me reste-t-il d’autre ? » Fataliste, le jeune homme secoua la tête en terminant d’un trait son verre sans une grimace.

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Summer heat, boy and girl meet, but uh-oh those summer nights } Aiden

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