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 Quand se mélanger à la populace devient une obligation

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Invité


MessageSujet: Quand se mélanger à la populace devient une obligation   Lun 12 Aoû - 5:12

« Je sais bien qu’on est encore en période de vacances et que tous vos employés ne sont pas rentrés, mais bordel vous devriez être capables d’offrir un minimum de service ! Qu’est-ce que je suis censée foutre avec cette machine pendant trois jours ? Quoi ? Haaa laissez tomber ! » Mon doigt rencontra la touche rouge de mon portable et appuya dessus énervé. Voilà une heure que j’étais occupée à éponger le sol de ma buanderie pour limiter les dégâts de mon lave-linge. Ma femme de ménage/gouvernante/cuisinière, bref je ne savais pas trop quel métier lui attribuer étant donné qu’elle effectuait un peu toutes les tâches ménagères chez moi, était partie pour deux semaines chez sa famille à Sidney et je me retrouvais à devoir gérer mon immense baraque toute seule. Je n’irais pas jusque dire que je faisais partie de ces petites riches qui n’étaient pas capables de faire quoi que ce soit toute seule, mais à la vérité, j’avais toujours eu l’habitude d’avoir une personne qui faisait tout pour moi. Pendant une grande partie de mon enfance et de mon adolescence, j’avais eu une nounou qui faisait office de parents pour mon frère et moi et même elle recevait l’aide d’une femme de ménage. Anastasia m’avait appris à cuisiner deux trois plats grâce à ma curiosité enfantine fascinée par ses gestes précis et certains. Seulement, une fois qu’elle nous avait quittés, je m’étais immédiatement procurée une cuisinière pour la remplacer et être certaine d’avoir constamment de la bonne cuisine variée qui m’attendait en rentrant du boulot. Je me connaissais : j’étais plutôt maladroite et distraite, du genre à oublier que j’étais occupée à cuire un plat et à le retrouver complètement cramé. De plus, je rentrais souvent tard, plus par passion que par obligation, de mon travail. Je ne voulais pas tomber dans la routine des plats préparés à réchauffer super mauvais pour la santé et caloriques. Faire le ménage m’horripilait et m’emmerdait au plus haut point et je n’y connaissais rien au jardinage. J’avais même une personne qui venait s’occuper de ma piscine à ma place. Bref, j’avais le mode de vie des gens de mon quartier, ou du moins de la plupart. Le départ en vacances de ma « gouvernante » m’avait obligée à revoir mes exigences à la baisse et à y mettre du mien. Je m’étais prise trop tard pour engager une remplaçante, et je n’aimais de toute manière pas laisser des inconnus seuls dans ma maison. J’avais confiance en ma gouvernante et était prête à me sacrifier pendant quelques jours. J’avais donc accumulé les vêtements sales en un tas dans ma buanderie pendant une semaine avant de me retrouver soudain obligée de faire une lessive. J’avais encore suffisamment de vêtements dans mon dressing, bien entendu, mais c’étaient les tenues de plongée qui commençaient à manquer, or j’en avais besoin pour travailler et il était hors de question que je remette des sales. Autant j’adorais les animaux marins et les poissons, autant je n’appréciais pas leur odeur sur mes tenues. Rassurez-vous, je n’étais pas complètement une quiche et je savais comment faire une machine, là n’était pas le souci. L’engin avait simplement décidé de faire des siennes au moment où je me retrouvais seule et avant même que je n’eus pu m’en approcher, s’était mis à fuir. J’ignorais de quand datait la fuite, mais une énorme flaque était étalée dans toute la pièce et j’avais bien failli me casser la figure en y entrant. Ma pile de vêtements était trempée et l’eau continuait de jaillir sans que je ne puisse rien y faire. Trempée pour la seconde fois de la semaine et sans que je n’aille dans la mer ou dans la piscine, j’attrapai mon portable pour appeler un plombier, et vous savez la suite. J’enrageais de leur inefficacité et ignorais ce que je pouvais faire à présent. Appeler mon cher voisin Aiden ? Il jubilerait bien trop de mon incapacité face à la situation et ferait le fier pendant des mois. Il ne me restait plus qu’à couper l’arrivée d’eau pour la journée avant de trouver une solution. Le problème, c’était que j’avais réellement besoin de mes tenues de plongée pour demain et que je n’en avais plus aucune de rechange, ni ici, ni au boulot. Que faisaient les gens normaux lorsque leur machine foirait ? Avec une once de dégoût, la réponse m’apparut : la wasserette. C’était l’unique solution qui me restait. Autant intérieurement je n’avais aucun problème avec ça, autant cela contredisait complètement l’image de prétentieuse que je me donnais histoire de passer pour une garce et de me protéger. Je devrais fréquenter ces gens que je prenais de haut et sûrement écouter leur petite vie en faisant semblant de m’intéresser à eux. C’était ce qui se passait dans ce genre d’endroit, non ? Quoi qu’il en soit, je n’avais pas d’autre choix. Résignée, j’attrapai tous mes vêtements et les posa négligemment dans un panier à linge. Mon produit à lessiver sous le bras et l’adoucissant au-dessus de la pile, je me dirigeai vers la sortie de ma maison en espérant de tout mon cœur qu’Aiden ne serait pas chez lui pour m’apercevoir. D’un soupir, j’ouvris le coffre de la voiture et y posai mes affaires trempées avant de démarrer ma décapotable. Je n’y avais jamais vraiment prêté attention, mais j’étais presque sûre qu’il y avait une wasserette près du centre commercial. Je pris donc cette direction en espérant que tout cela finirait vite, car j’avais d’autres choses à faire. Arrivée à destination, je fus fière d’avoir eu raison et d’avoir trouvé aussi vite. Je le serais moins dans quelques minutes une fois entrée dans ce lieu.

À l’intérieur, le décor était tel que dans les films : néant et fonctionnel. Des tas de machines fonctionnaient dans un vrombissement énervant les unes à côté des autres. En tentant d’en trouver une libre, mon regard tomba sur une jeune femme que j’avais déjà vue auparavant. *Et merde* Je levai les yeux au ciel, énervée de tomber sur une personne que je connaissais, d’autant plus qu’il s’agissait d’une serveuse du Camycaze qui ne m’appréciait pas des masses, probablement à cause du ton cassant que j’empruntais avec elle pour persévérer dans mon rôle de la riche chieuse. Je mimai de ne pas savoir qui elle était, même si je devinais qu’elle m’avait reconnue. Encore moins de bol, la chaise à côté d’elle était la seule libre restante.


Spoiler:
 


Dernière édition par Grace E. Taylor le Lun 19 Aoû - 17:58, édité 2 fois
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Invité


MessageSujet: Re: Quand se mélanger à la populace devient une obligation   Sam 17 Aoû - 11:15


Station de lavage automatique ◈ ft GRACE E. TAYLOR